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«D’abord défendre et ensuite ne pas prendre de risques»

Publié le 15 avril 2016 à 10:00 par RB

Mapou Yanga-Mbiwa aligne désormais les performances de qualité... Il reconnait ses difficultés du début de saison.... parle de ses différentes expériences... de sa personnalité... et de ce match important face à l’OGCN...

Il a mis du temps a montrer son vrai visage. Pour sa première apparition avec l’OL face au Stade Rennais, il avait d’ailleurs été coupable sur le premier but encaissé... Comme il avait montré de la fébrilité en plusieurs autres circonstances à l’image de sa prestation à  Nice... On se souvient des propos tenus lors d’une conférence de presse lorsque l’OL avait du vague à l’âme et à son jeu. Et puis après la trêve, à l’image du collectif, il s’est transformé redevenant le défenseur connu notamment  à Montpellier avec qui il était monté en L1, avait remporté le titre de Champion de France en 2012 avec le brassard de capitaine. Après sept saisons dans l’Hérault, 12 mois à Newcastle, 12  à l’AS Roma et cette arrivée à l’OL. Défenseur central avec 4 sélections pour celui qui a occupé tous les postes défensifs : « cela  m’aide dans ma compréhension du jeu collectif, dans les attentes des latéraux ». Né à Bangui (Centrafrique) le 15 mai 89, il est arrivé en France à 8 ans. De ses origines africaines, il parle de son esprit de famille et de sagesse pour ce qu’il a appris, vécu sur le continent européen.  

Mapou, est-ce-que tu pensais que cela serait aussi compliqué à l’OL ?
« Je ne le pensais pas. Je n’imaginais pas que ce serait aussi dur alors que j’étais arrivé avec la mentalité de gagner ma place et d’être le meilleur possible. Mais cela n’a pas marché. J’ai dû repartir à la base, travailler dur pour me relever. J’avais confiance mais cela ne marchait pas. Les propos du coach (Bruno Genesio) quand il a défini les choses (Mapou et Sam Umtiti sont les titulaires dans la charnière) m’ont aidé. Pour qu’une défense progresse, qu’elle soit performante, il faut qu’il y ait des automatismes ».

Je sais quand je suis bon et quand je ne le suis pas et c’est le plus important. Mais malgré les difficultés, j’ai toujours été heureux à l’OL

Comment as-tu vécu les critiques à ton égard ?
« C’est le métier. Et on sait que dans une carrière, dans une saison, il y a des hauts et des bas. Après je ne fais pas trop attention à ce qu’il se dit, s’écrit... Je sais quand je suis bon et quand je ne le suis pas et c’est le plus important. Mais malgré les difficultés, j’ai toujours été heureux à l’OL».

Tu n’as pas hésité à t’exprimer quand les résultats n’étaient pas là. Est-ce un trait de ton caractère ? Est-ce-que tu te considères comme un leader ?
« J’essaie d’être franc même si ce n’est pas facile dans ce milieu. De toute façon, je mens mal. C’est lié à mon éducation et je trouve que cela est une bonne base. Leader ? Je l’ai toujours eu en moi peut-être parce que je ne supporte pas de perdre. Cela me rendait fou par le passé. Avec mon expérience, je me suis calmé ».

Comment te définirais-tu par rapport aux différentes périodes de ta carrière ?
« A Montpellier, c’était la jeunesse et la folie. A Newcastle, je devais me remettre en question. A l’AS Roma, acquérir de l’expérience. A l’OL ? Essayer de combiner ce que j’ai connu, fait dans mes trois clubs précédents. Chaque pays, chaque football apporte quelque chose».

Défenseur central ?
« Mon rôle, c’est d’abord de défendre et après de jouer simple sans prendre de risques. Marquer ? J’ai envie, mais il faut trouver le bon moment. Le plus facile me semble être sur coups de pied arrêtés ».

Que retiens-tu du match aller à Nice ?
« A l’époque, on se cherchait, on était dispersés, il n’y avait pas de partage dans le groupe et moi, j’avais été archinul ».

Le match retour est-il décisif pour la suite du Championnat ?
« Il est très important comme ceux qui restent. Il faut simplement gagner d’autant que l’on joue à domicile. On sait que Nice est en forme comme il vient de le prouver face à Rennes. Deux attaquants ? Cela ne change pas grand-chose pour la défense centrale avec une sentinelle devant nous. Cela peut devenir compliqué si on se retrouve en un contre un. Dans cette équipe niçoise, je connais particulièrement Paul Baysse avec qui j’ai joué en France Espoirs et Hatem (Ben Arfa) ; nous étions partenaires à Newcastle ».

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