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Daniel Sanchez : « Ne pas s’enflammer »

Publié le 01 septembre 2012 à 09:00 par BV

S’il se déclare « satisfait » du début de saison de son équipe, l’entraîneur nordiste rappelle « qu’il faut garder les pieds sur terre ». Il espère que ses joueurs joueront crânement leur chance samedi à Gerland, sans inhibition.

Valenciennes occupe actuellement la 3e place du classement de la Ligue 1. Comment accueillez-vous cette position au classement ?
On est satisfait du début de saison, surtout des 7 points engrangés. La place, cela reste anecdotique, ce n’est pas très significatif après 3 journées. On voulait d’autant plus réaliser un bon début de saison que l’on affrontait des concurrents directs. On sait que contre ces équipes-là, il faut prendre un maximum de points, ou au moins en perdre un minimum.

Comment l’entraîneur que vous êtes gère-t-il cette place inhabituelle ?
On sait qu’il faut garder les pieds sur terre, que ce n’est pas parce que l’on a 7 points que l’on possède l’assurance de faire une saison plus tranquille que la précédente. Il reste encore 35 matches à jouer, il peut se passer encore plein de choses. Ne pas s’enflammer est une évidence, mais cette place amène également de la confiance, on essaie de positiver, de surfer là-dessus.

Vos matches de préparation ont été moins bons (2 nuls et 3 défaites) que votre début de saison. Celui-ci est-il donc une surprise à vos yeux ?
Les résultats des matches de préparation avaient été certes décevants, mais je n’étais pas du tout déçu de notre préparation. Parce que l’on avait accompli un gros programme, on avait emmené au bout de la préparation à peu près tous les joueurs, on n’avait eu que peu de joueurs indisponibles. D’une certaine manière, je pense que le fait que les résultats de nos matches amicaux aient été moyens a alerté les joueurs, et fait naître une prise de conscience au moment du début de la compétition, le sentiment qu’il fallait resserrer à tous les niveaux pour être compétitifs. Je pense donc que ces matches de préparation ont été un mal pour un bien.

L’un des domaines dans lesquels vous semblez avoir « resserré », c’est la défense puisque vous êtes l’une des deux équipes de L1 à n’avoir pas encore encaissé de buts (avec l’OM). Est-ce anecdotique ?
Je ne considère pas que ce soit anecdotique car avoir une base défensive solide est un élément très important. La saison dernière, on était déjà parmi les meilleures équipes à domicile. On ne renie pas notre philosophie de jeu, mais on sait aussi que pour pouvoir attaquer dans de bonnes conditions, il faut partir avec des bases solides. Si on veut obtenir de meilleurs résultats à l’extérieur, cela passe par là. Mais on n’a pour l’instant disputé que 3 journées, on ne va pas tirer de conclusions trop définitives. Il faut confirmer, c’est le plus compliqué.

Je pense que le fait que les résultats de nos matches amicaux aient été moyens a alerté les joueurs, et fait naître une prise de conscience au moment du début de la compétition (...) Ces matches de préparation ont été un mal pour un bien

Quelles sont les forces de votre équipe ?
On doit s’appuyer sur nos valeurs qui résident dans le collectif, la solidarité, la détermination. Ce qui ne doit pas nous empêcher d’exprimer nos qualités de footballeurs. Cette saison, on a perdu Renaud Cohade (parti à Saint-Etienne) qui était un élément très important de notre jeu, qui nous apportait de la technique au milieu du terrain. On est aujourd’hui en déficit de ce type de joueur. On doit compenser par un collectif plus soudé et solidaire. Plus que le système de jeu, ce qui va faire la différence, c’est l’état d’esprit. C’est la base. Après, on peut toujours parler de tactique, mais à la base, il faut de la générosité, de l’envie, de la motivation.

Grégory Pujol a été souvent blessé la saison dernière. Etes-vous d’accord pour dire qu’avec lui l’équipe n’est pas la même ?
Totalement. Il nous a énormément manqué la saison dernière. Le fait qu’il soit en état de jouer, pour nous c’est comme une recrue. Parce qu’il a l’expérience, la maturité, le sens du but. Parce qu’il donne confiance à ses partenaires.

 Avec quels objectifs venez-vous à Lyon ?
L’OL, cela reste un gros test pour nous, qui plus est à l’extérieur. On va s’organiser pour bien défendre, pour attaquer dès qu’il sera possible de le faire. Après, il y a les circonstances de match, les faits de jeu qui entrent en ligne de compte. Mais je veux que l’on dispute ce match, que l’on ne soit pas inhibé. Le résultat final sera la conséquence de ce que l’on aura proposé, mais je veux surtout que l’on joue, je ne veux pas que l’on quitte Lyon avec le sentiment d’avoir disputé un non-match. On s’attend à une rencontre compliquée mais on n’oublie pas que les résultats ne sont jamais acquis à l’avance, qu’il faut jouer les matches.

Que pensez-vous de l’OL ?
Cela demeure une grosse équipe, une équipe de qualité, un club qui a beaucoup d’ambition. A Lyon, ce sont toujours des matches difficiles, mais également excitants à jouer.

Un mot sur Milan Bisevac qui a joué trois saisons à Valenciennes (entre 2008 et 2011)…
On connait la valeur de Milan. Il a marqué le club de Valenciennes. C’est très bon joueur, un très bon défenseur. Il a été un leader de notre équipe. Il a laissé à Valenciennes une très bonne image. Pour l’OL, c’est une très bonne recrue. Pour lui, ce sera certainement un moment particulier de retrouver ses anciens coéquipiers.

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