masculins / Monaco 1 - OL 1

Dans la douleur... le très bon point... du bonheur

Publié le 18 février 2005 à 23:15 par R.B

[IMG4702L]Au terme d'un combat douteux, les Lyonnais réduits à 10 à l'heure de jeu après l'expulsion d'<b>Essien</b> sont allés chercher l'égalisation au bout du temps additionnel sur une tête du gamin <b>Clément</b> à la réception d'un coup franc de <b>Juninho</b>. Le plus souvent dominés dans ce choc "au sommet", les partenaires de Coupet ont montré une fois encore des ressources collectives et mentales de champions pour contrer un concurrent direct au titre. Un point en forme de succès pour la suite de la saison...

A Monaco, stade Louis II, Monaco 1 OL 1 (mi-temps : 0 à 0) ; spectateurs : 17 169 ; pelouse : neuve et moyenne ; temps : agréable ; arbitre : M. Pascal Garibian.



Monaco : Roma – Maïcon, Rodriguez (cap), Givet, Evra, Zikos, Bernardi (Nonda 78ème), Kallon (puis Perez 86ème), Plasil (puis Franerud 78ème), Saviola, Adebayor.



OL : Coupet – Diatta (puis Frau 83ème), Cris, Essien, Abidal, Diarra, Juninho, Govou (cap)

(puis Cacapa 63ème), Wiltord, Bergougnoux (puis Clément 46ème), Malouda.



Buts : pour Monaco Rodriguez (83ème) ; pour l'OL, Clément (94ème)



Avertissements : pour Monaco, Zikos (17ème), Bernardi (62ème), Perez (87ème) ; pour l'OL, Diatta (27ème), Essien (62ème), Juninho (90ème).



Expulsions : pour l'OL, Essien (63ème)



Ouverture en fanfare de cette 26ème journée du championnat avec le choc domestique aux senteurs européennes. L'AS Monaco reçoit sur son nouveau tapis vert l'OL. Les Gones mènent le bal depuis plusieurs journées ; les Monégasques sont derrière à 9 points. A 13 longueurs de l'arrivée pas question pour ces derniers de se prendre les pieds dans la moquette.

Pas question pour les Lyonnais de se dire qu'ils auront toujours de l'avance en cas de défaite. En smoking ou bleue de chauffe, l'important sera pour les deux adversaires le nombre de points à la fin des 90 minutes et l'impact du résultat sur leur moral et celui des autres prétendants. Avec cette évidence moult fois entendu dans chaque camp : rien ne sera définitivement acquis ou perdu une fois éteints les lampions de la soirée.



Ainsi libérés du côté inéluctable du tableau d'affichage, les deux partis n'ont qu'à jouer pour ne rien regretter en sachant que le positif n'arrivera pas facilement. La loi du sport… de la vie tout simplement. Au passage les locaux disputeront ce soir leur 39ème match officiel de la saison ; les Olympiens, leur 36ème. Pour atteindre leurs objectifs, les 2 entraîneurs n'ont certainement pas beaucoup hésité, en tenant compte des pépins physiques, pour composer leur onze de départ. Cacapa, tout juste bon pour le service après plus de 3 mois sans compétitions, est resté logiquement sur le banc. Bergougnoux, remplaçant à Toulouse, est titulaire aux côtés de Wiltord. C'est la première fois que ces 2 joueurs sont alignés ensemble au coup d'envoi et ils n'ont partagé jusque là que 37 minutes sur les pelouses en 3 rencontres (à Toulouse, contre Marseille et à Bordeaux). Une curiosité à suivre de près.

Pour le reste, Paul Le Guen a fait dans le classique tactique de ces dernières semaines, en ayant du au dernier moment se passer de Réveillère toujours en délicatesse avec sa cheville touchée à Toulouse. Son malheur fait le bonheur du Sénégalais Lamine Diatta. Son homologue monégasque est resté lui aussi fidèle à ses récentes habitudes. Squillaci étant finalement forfait, Rodriguez sera associé à Givet dans l'axe de la défense des Azuréens.



Les acteurs connus, place au spectacle assuré d'entrée par les Rouge et Blanc avec cette frappe d'Adebayor au ras du poteau droit d'un Coupet vêtu de bleu… après à peine 40 secondes de jeu ! Saviola sollicite ensuite Coupet… Monaco a décidé de prendre à la gorge les Lyonnais… L'OL n'est pas dépassé mais subi comme le prouve cette action de Maïcon qui se termine par une déviation en corner du gardien olympien. Le premier ¼ d'heure passé sans encombres, les Gones et Malouda se font « voler » un pénalty sur une main d'Evra. La physionomie du match change alors que Zikos a récolté du jaune en cartonnant Govou (17ème). Mais les locaux ne renoncent pas, témoin ce coup franc de Maïcon sorti magistralement par Coupet au ras de sa lunette gauche (26ème). Les Azuréens en remettent un coup sur l'accélérateur ; Diatta prend du jaune (27ème) ; Kallon ne cadre pas (29ème). Diarra se fait contrer obligeant Cris à jouer les pompiers de service (32ème). L'ASM veut asphyxier les Gones pendant que les esprits s'échauffent au moindre contact sérieux. Mais finalement à 5 minutes de la fin de cette première période il y a toujours 0 à 0 et les champions de France ne se plaindront pas en atteignant la pause sur ce score de parité. Des Lyonnais bougés certes, sans occasion de but aussi, mais pas franchement tourmentés par les événements. Tout reste à faire…



Bergougnoux touché à la cheville est remplacé par Clément ; cela change forcément le schéma tactique des partenaires de Govou qui semblent mieux en ce début de seconde période. Les Lyonnais sont aux aguets… tout en commettant des fautes sanctionnés de coups francs dangereux. L'heure de jeu… les esprits s'énervent… Essien et Bernardi se font réprimander par un carton logique (62ème)… le match tourne au vinaigre d'autant que le Ghanéen prend un rouge dans la foulée sur un coup de coude soit disant volontaire dans le visage de Kallon. Cacapa entre à la place de Govou et prend le brassard de capitaine. Quel retour ! Drôle de soirée de gala avec un arbitre en mode mineur. Coupet sort une parade décisive dans les pieds de Maïcon (64ème). Les Olympiens souffrent un peu plus en infériorité numérique. Cette supériorité dope les locaux sans les rendre pour autant victorieux. Les débats ne gagnant pas en qualité, ni en clarté !



Deschamps change ses hommes : Plasil et Bernardi sont remplacés par Nonda et Farnerud (78ème). Les Gones font bloc dans ce combat o� le guerrier Cris est énorme sans empêcher Rodriguez de tromper Coupet sur un centre de Maïcon (83ème) après un corner joué en deux temps. Cacapa, lion retrouvé, sonne alors la r�volte et provoque le coup franc que tous les supporters olympiens attendent (88ème). Mais « Juni » ne cadre pas… Frau entré à la place de Diatta amène sa vivacité… La fin de rencontre devient éprouvante pour les nerfs. Place au hourrah football et sur une dernière faute monégasque, le gamin Clément crucifie Roma de la tête sur ce coup franc remarquablement distillé par Juninho (94ème). Ce but du môme de Rives, son premier en pro, a peut-être changé la fin de saison… Et dire qu'il ne devait pas figurer sur la feuille de match…

En Champions au mental inoxydable en difficultés pendant toute cette rencontre, les potes de Coupet ont pris un point en forme de succès. Quelle soirée mes amis ! On a souffert ; on était irrité, déçu, désespéré et au final on a hurlé de plaisir. Ce ballon a finalement tourné rond… c'est tout simplement bon.



Statistiques :



Corners pour Monaco : 8

Corners pour l'OL : 2

Coups francs pour Monaco : 21

Coups francs pour l'OL : 23

Hors jeu pour Monaco : 1

Hors jeu pour l'OL : 6

Tirs cadrés pour Monaco : 6

Tirs cadrés pour l'OL : 2

Tirs non cadrés pour Monaco : 13

Tirs non cadrés pour l'OL : 4

Coupet arrêts : 8

Coupet arrêts décisifs : 2







R.B

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