masculins / OL - Anderlecht : 5 - 1

Dans la presse : « C’est ça le nouveau Lyon ! »

Publié le 20 août 2009 à 11:59 par BV

Au-delà de toutes les analyses et hypothèses, un chiffre résume à lui seul combien l’OL s’est rapproché hier de sa dixième participation consécutive à la phase de poules de la Ligue des Champions, en « dynamitant le barrage belge » (Le Progrès) : 98,11 % des équipes qui se sont imposées sur un tel score (5 - 1) au match aller se sont qualifiées (lequipe.fr).

Sur les 53 précédents qui jalonnent l'histoire européenne, seule une formation, le Real Madrid, est parvenue à inverser cette tendance (1985 – 1986). Mais Anderlecht n’est pas le Real Madrid, et, au regard des faiblesses affichées par la défense anderlechtoise, « il sera difficile (à l’OL), peut-être, de ne pas marquer au stade Constant Vanden Stock » (L’EQUIPE) : « Usain Bolt n’a rien à craindre de l’arrière-garde d’Anderlecht » (LE PROGRES). « Sauf cataclysme moins prévisible que la scission de la Belgique » (LE PROGRES), l’OL sortira vainqueur de l’échéance la plus importante de son été : « les portes sont ouvertes » (L’EQUIPE), l’OL est « sur la voie royale (…) sur une autoroute » (LE PARISIEN). « Comment imaginer, sauf catastrophe, la sortie de route des Français, mardi prochain ? » (LE FIGARO)

[IMG50133#R]La différence, l’OL l’a faite offensivement, ne se contentant pas d’un avantage de deux buts acquis durant un premier quart d’heure qui a vu « les Mauves voler en éclats » (LE SOIR). « C’est ça le nouveau Lyon. Parfaitement emballant tout au long du plus important match de son été, gagné par une fièvre offensive peu soupçonnable en regard de sa saison dernière, transformé par des recrues qui semblent un peu moins chères » (L'EQUIPE) : hier, Lisandro a une nouvelle fois été omniprésent ; Michel Bastos a signé une performance de niveau international ; Gomis a marqué ses deuxième et troisième buts en deux matches ; Miralem Pjanic « a fait honneur au souvenir du maestro Juninho » dont il a récupéré le numéro 8 (LE PROGRES). Autre grand vainqueur de la soirée : Claude Puel qui « a pesé sur ce barrage aller (…) Hier, il est revenu au légendaire 4 – 3 – 3 à la lyonnaise pour la première fois de la saison. (…) Et tout a marché à merveille » (L’EQUIPE).

Les Lyonnais ont également pu compter sur un arbitre inspiré, lequel n’a pas accordé de penalty à Anderlecht consécutivement à un duel litigieux entre Lloris et Suarez, juste avant le deuxième but. Siffler eût semblé sévère tant « il n’y avait rien de flagrant » (L’EQUIPE). Certainement là le tournant de la rencontre, comme le reconnut le défenseur belge, Olivier Deschacht : « On a surtout commis l'erreur de réclamer (un penalty)sur l'arbitre après le 2-0. Lorsqu'on s'occupe de choses pareilles, on perd complètement la tête. C'est la différence entre le subtop et le top. » (Dernière heure)

[IMG50134#L]Bien sûr, tout ne fut pas parfait : en août, le contraire eût été étonnant. Mais devant la générosité affichée et les complicités étalées, on est tenté de penser qu’ « une équipe est née » (LE PARISIEN). « Le seul reproche qu’on peut faire à l’OL, c’est de ne pas avoir marqué ce sixième ou ce septième but qui lui tendait les bras (…) Mais à 5 – 1, les Lyonnais risquent-ils réellement d’éprouver le regret de leur laxisme crépusculaire ? » (L’EQUIPE)
Sur le même thème