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Dans la presse, "la pression monte"

Publié le 29 mars 2010 à 11:48 par BV

Tour d'horizon de la presse de ce lundi 29 mars qui revient très largement sur le quart de finale aller de Champions League entre l'OL et Bordeaux.

A la veille du quart de finale aller de la Champions League entre l’OL et Bordeaux, « la pression monte » souligne L’EQUIPE qui s’interroge : « Bordeaux est-il touché ? ». « Le champion de France devra surmonter les conséquences physiques et psychologiques de sa défaite » en finale de la Coupe de la Ligue contre l’OM, samedi (1 – 3). Tout en soulignant que « le Bordeaux de la saison dernière et du début de la présente recélait une force qui ne revient que par épisodes », le quotidien sportif note que « la difficulté à changer de rythme contient même quelque chose de récurrent et le label d’un Bordeaux offensif et attrayant est à réhabiliter d’urgence ». L’enjeu de la rencontre est de taille pour les Girondins : « Bordeaux vit un moment étrange, où tout peut lui échapper mais où rien ne lui est interdit non plus. L’importance de bien négocier le virage de Gerland saute aux yeux. »

En page 4 s’étale le portrait de César Delgado, un personnage « si différent ». Arrivé en provenance du Mexique il y a deux ans, l’Argentin a dû patienter avant de s’imposer dans « le trio d’attaque de l’OL les soirs de gala ». Il confie : « je me suis découragé quand je ne jouais pas. Je me demandais ce que je faisais ici. Mais mon objectif a toujours été de prouver que j’avais ma place. (…) J’ai toujours voulu être important pour l’équipe, et ça n’a pas été le cas pendant longtemps. Si ca va mieux aujourd’hui, c’est grâce à moi. Personne ne m’a fait de cadeau. »

La clé du premier quart de finale 100% français réside peut-être là : les coups de pied arrêtés. Un domaine que décrypte le quotidien sportif relevant que si « les Lyonnais devront d’abord essayer de contrôler le trafic aérien dans leur propre surface de réparation, l’OL peut aussi compter sur le poids de ses coups de pied arrêtés offensifs ». Miralem Pjanic, qui déclare en tirer « une trentaine par semaine » à l’entraînement, reconnait que « plus on avance, plus c’est important » et invite à la méfiance : « on connait les Bordelais. Ils sont athlétiques, ils ont un très bon jeu de tête, comme Chamakh et Ciani. Et, sur le côté droit du terrain, Wendel peut prendre le relais de Gourcuff. »

Dernière interrogation, mais de taille : qui Claude Puel alignera-t-il en défense centrale aux cotés de Cris ? Jérémy Toulalan aurait, selon Vincent Duluc, 60% de chance d’occuper le poste ; Jean-Alain Boumsong, qui revient de blessure, 25% ; Mathieu Bodmer, qui a épaulé Cris samedi contre Grenoble, émarge lui à 15%.

Le match entre l’OL et Bordeaux occupe également la Une du supplément Sports du Progrès, Jean-Michel Aulas confiant avoir « vraiment envie » d’être en demies. « Il faut qu’on passe, ajoute-t-il. (…) Je continue à croire que l’on peut réussir quelque chose de très grand et j’ai vu comme un signe du destin à Madrid. »

Le président lyonnais évoque également les autres sujets qui agitent l’actualité du football. Sur le report du match contre Grenoble : « la Ligue a manqué de professionnalisme. (Elle) fonctionne sur un mode électoraliste. C’est un choix qui donne satisfaction à un grand nombre de clubs. Mais, il va au détriment d’une politique élitiste et on prend les décisions à l’envers. Il faut que (Frédéric Thiriez) valorise plus les droits télé. » Sur Sidney Govou : « je ne cautionne absolument pas ce qu’il a fait, mais en revanche, je l’admire en tant que joueur et je l’aime bien en tant qu’homme. Je lui ai dit que s’il avait envie de revenir à l’OL, il pourrait toujours revenir. » Sur l’organisation de l’OL : « cette organisation est l’avenir. Et je confirme que Claude Puel est quelqu’un de bien. C’est un bon entraîneur et un bon manager. (…) On devrait repartir après une fin de cycle. Construire, c’est aussi travailler le recrutement, la formation, et gagner la Ligue des Champions. » Sur le Grand Stade : « les élus favorables au grand stade ont tous eu dans leur ville une position majoritaire lors des élections. (…) On attend avec impatience la date du 28 mai sur l’attribution de l’Euro. Il accélèrera la procédure. Et si on n’a pas l’Euro, cela ne remettra rien en cause. »

Après sa victoire face à Grenoble, l’OL est « prêt pour le grand soir » selon le quotidien régional : « les clignotants sont plutôt au vert du coté lyonnais, comme si la perspective de retrouver la Ligue des Champions avait cette saison des fonctions dynamisantes. L’Europe est bien une sorte de vitamine pour l’OL, qui ne semble avoir peur de personne dans cette épreuve. »

Le Progrès a également demandé l’avis de trois anciens joueurs ayant fréquenté les deux maisons : Raymond Domenech : « Ca va se jouer sur rien. Ce sera très, très serré et cela dépendra beaucoup des suspendus et des blessés » ; Guy Stéphan : « je donnerai un petit avantage à Bordeaux au plan collectif, mais Lyon a plus l’habitude du haut niveau européen et l’un peut compenser l’autre » ; François Bracci : « les deux clubs ne se ressemblent pas. Bordeaux n’a pas de pression et on dirait qu’il vit en autarcie. »

Dans Aujourd’hui en France, Jean-Michel Aulas, président de l’OL, fait face à Nicolas de Tavernost, président de M6, actionnaire majoritaire de Bordeaux. Pour le président lyonnais, « Bordeaux est ultrafavori, comme le Real Madrid au tour précédent… » Et d’ajouter : « le podium est la priorité. La Ligue des Champions nous permet de poursuivre nos rêves, le championnat de vivre. » De son côté, Nicolas de Tavernost met en garde : « Bordeaux doit être attentif, car tout peut arriver en cette fin de saison qui va être intense (…) C’est une saison semaine très importante. Sur cette saison, on joue la suivante. L’objectif du club est de rester en Ligue des Champions. Sur un plan historique, ces deux matches contre Lyon sont considérables, mais en ce qui concerne l’avenir du club, ce ne sont pas les plus importants. »

Dans Le Figaro, Jean Marc Furlan, ancien joueur des deux équipes livre son sentiment : « Je donne peut-être un léger avantage aux Girondins dont les joueurs majeurs sont en meilleure forme. La colonne vertébrale de l'équipe constituée par Ciani, Diarra (suspendu à l'aller), Chamakh et Gourcuff apporte une vraie valeur ajoutée. », avant d’ajouter : « L'OL n'a pas le même savoir-faire offensif. Les Girondins ont un impact athlétique qui fait mal, notamment sur les ballons aériens. Chamakh et Gourcuff fixent les défenseurs adverses et permettent aux latéraux girondins de monter. »

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