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Dans l'ambiance de l'avant match...

Publié le 23 février 2005 à 20:14 par R.B

La neige, le vent, le froid et la bruine ont joué au chat et à la souris toute la journée. Fichu temps qui n'a pas refroidi les 500 supporters lyonnais qui ont débarqué en ville au gré de leur moyen de locomotion. Les premiers sont arrivés par avion et découvraient la Cité, d'un calme reposant, sous les coups de 13h. Place du Marché, les écharpes rouges se repéraient de loin. Seuls ou accompagnés d'un guide, ces courageux étaient optimistes. «Nous espérons assister à un bon match et voir une victoire… ». [IMG4743L]

La neige, le vent, le froid et la bruine ont joué au chat et à la souris toute la journée. Fichu temps qui n'a pas refroidi les 500 supporters lyonnais qui ont débarqué en ville au gré de leur moyen de locomotion. Les premiers sont arrivés par avion et découvraient la Cité, d'un calme reposant, sous les coups de 13h. Place du Marché, les écharpes rouges se repéraient de loin. Seuls ou accompagnés d'un guide, ces courageux étaient optimistes. «Nous espérons assister à un bon match et voir une victoire… ». Un petit groupe de Bad Gones portaient fièrement l'écharpe anti-vert. «C'est deux fois le match de la saison à quelques jours d'intervalle. On devait marquer le coup… ». 500 supporters qui seront « encadrés » par un service de sécurité conduit par Xavier, Guillaume et 3 autres personnes. «Certains sont venus en avion ; d'autres par leurs propres moyens. Les BG ont fait un car… ». Xavier, le responsable billetterie de l'OL et adjoint à la sécurité semble serein sur le déroulement de la soirée. L'idée nous prend d'appeler Claudio Cacapa. «J'ai le moral ; je me soigne. Juni ma dit pour le froid… ». Comment ne pas penser au capitaine olympien qui sera un des grands absents de la soirée dans les rangs visiteurs.



En début d'après-midi, il faut aller dans les recoins de la ville pour tomber sur des supporters locaux. Le vert est gentiment de mise et en entendant parler français, Adam branche en rigolant : «Drei zu Nul… mit Zwei Töre von Micoud… ». Soit 3 à 0 pour le Werder, les 3 doigts bien en évidence, et 2 buts du Französich. OK, mec… cela ne sert rien de discuter !



18h, la nuit tombe lentement sur Brême. Le car longe la Weser pour se rendre au stade. Cela ne bouchonne pas encore. Le Vert n'est pas pressé. Chaque membre de la délégation –presse française- s'est équipé pour une expédition du style survie au Pôle Nord. Pas besoin de sponsors pour les bonnets, les parkas, les collants, les gants et toutes les recettes de grand-mère. C'est chacun pour soi pour éviter les morsures du froid. A 19h 10, l'Ovale brêmois est quasi désert. La tribune de presse a été largement mouillée par les flocons mouillés. Les fesses, les pieds dans l'humidité… les instruments de travail arrosés par le crachin… c'est vraiment l'idéal pour bosser !



Le calme avant la tempête ? Une sirène de police annonce l'arrivée des cars de joueurs. 2 bonhommes verts sont les premiers, en survêt vert, à venir tâter la verte pelouse. Décidemment, cette couleur file la migraine à quelques jours du Derby domestique tant attendu. La sono, les écrans géants crachent décibels et inscriptions. Le Weserstadion se prépare petit à petit au match. Les Lyonnais sortent à leur tour en costume club. Puis le corps arbitral vient inspecter la scène de jeu. Jean-Michel Larqué en apprenant la composition olympienne lâche : « c'est une équipe offensive… ». Une grosse heure avant le début de ce 1/8ème de finale, tous les acteurs sont retournés aux vestiaires. Le terrain s'est vidé ; les tribunes se remplissent. Le crachin en profite pour redoubler d'intensité. Il pleut littéralement en tribune de presse. Dieu que l'on est bien à Gerland ! Les conditions météos obligent les jardiniers à retracer en blanc les lignes du terrain. Rarement, nous avons vécu un tel inconfort. Pourvu que le spectacle soit à la hauteur… Une bonne bière ; un gros chocolat chaud ou une énorme soupe aux légumes les pieds devant la cheminée… c'est peut-être ce que doivent se dire Coupet et Puydebois lorsqu'ils sortent s'échauffer à 20h pile. Et le gardien Reinke entra dans l'arène comme un toréador… impressionnant… le Weserstadion a manifesté bruyamment sa sympathie. Les supporters brêmois ont du coffre et la sono, un peps d'enfer !



Les supporters lyonnais sont logés au deuxième niveau de ce stade. De la hauteur pour mieux suivre les débats. 500 parmi les 40 000 ; et ces derniers qui braillent comme des fous furieux lorsque la bande locale rejoint sur le pré son gardien vétéran. Une minute après sous les sifflets suivent les copains de Govou. Cette fois ci, nous y sommes. A 30 minutes du coup d'envoi, il n'y a plus qu'à bien se préparer. Dans les tribunes, les loges… aucun souci à se faire, la température va grimper largement au dessus de celle du thermomètre. D'autant que le stade se remplit maintenant à la vitesse d'une formule un. Et tout le monde, debout, chante en soulevant les écharpes de son club. A 10 minutes du coup d'envoi, le Vert est définitivement mis sur le Weserstadion. Ce ne sont pas les frissons du Celtic Park ou de l'Arena... mais ce n'est pas mal du tout.



R.B

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