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Dans les pas de Giora Spiegel…

Publié le 29 septembre 2010 à 17:16 par R.B

Dans les pas de Giora Spiegel… L’ancien joueur lyonnais n’a pas oublié la France et ses saisons lyonnaises… Il a retrouvé avec plaisir Bernard Lacombe avec qui il a notamment visité ce mercredi matin Jérusalem…

Jérusalem n’a rien à voir avec Tel-Aviv. « C’est un cas unique en Israël… ». Le leitmotiv de Noam, notre guide tout au long d’une visite rapide des sites historiques de cette ville si importante pour les Chrétiens, les Juifs, les Musulmans. Il y a la lumière, la sécheresse de l’air. Il y a les différents monts qui culminent à quelques 800 mètres. Le désert de Judée est aux portes de cette ville sainte. Le Mont des Oliviers, la somptueuse esplanade des mosquées, le mur des lamentations avec une foule considérable qui se recueille en ce jour de fête. La vieille ville gardée par des remparts ouverts de différentes portes. Il y a le chemin de croix et ses 14 stations qui se terminent dans l’église du Saint Sépulcre où il y a tombeau du Christ. Ce chemin de croix qui commence en franchissant la Porte de St-Etienne. Pour des supporters lyonnais en visite dans cette ville après la défaite face aux Verts, cela ne peut laisser indifférent, voire inquiéter !

Jérusalem est ; Jérusalem ouest. Les Musulmans, les Juifs, la Jordanie... « Ici, la vie est plus forte que tout… ». Noam résume en une phrase la vie à Jérusalem. Se promener dans cette vieille avec ses quatre quartiers différents. Monter, descendre ses ruelles ornées de boutiques, parfumées de plusieurs odeurs. Déguster un jus de grenade. Essayer de comprendre à travers les propos de notre guide l’histoire, le présent… Un chat noir attend dans un coin. Il n’a pas échappé à l’œil de Bernard Lacombe. On le rassure en lui disant que ce chat est en fait plutôt gris…

Giora Spiegel est présent. Cet homme de 63 ans a joué à l’OL de 76 à 78. « Ce fut une très belle époque de ma vie d’homme et de joueur. J’avais joué trois ans à Strasbourg. Je m’étais adapté au football français, au championnat. Avec ma famille, nous avons apprécié cette ville de Lyon, la cuisine… J’ai gardé des contacts avec Bernard… Il y avait dans l’équipe Jodar, Louba, Serge Chiesa… Broissart. Je connaissais déjà Aimé Jacquet ». Giora a débuté à l’âge d’un peu plus de 15 ans avec l’équipe du Maccabi Tel-Aviv entrainée par son papa. Il fera une belle carrière entre des clubs de son pays, mais aussi en France. Il sera international 44 fois en inscrivant 18 buts. Il a disputé les JO en 1968 et la Coupe du Monde en 1970. C’est là où il se fera remarquer. « J’étais milieu de terrain. J’aimais le jeu, faire des passes à mes partenaires. Je marquais aussi. A Strasbourg, j’ai eu un entraineur hollandais qui avait décidé de me faire jouer en défense centrale… Mais bon… »

Une fois sa carrière de joueur terminée, il deviendra entraineur, notamment au Maccabi Tel-Aviv avec qui il disputera des matchs européens. Aujourd’hui, il n’est plus en activité, mais il suit de près l’actualité footballistique. Le football israélien ? « Il a du mal à devenir véritablement professionnel, malgré des joueurs de qualité. Les joueurs sont techniques, joueurs. Ils respectent les consignes tactiques, mais ils n’ont pas toujours le mental… ». Alors, l’Hapoël peut-il inquiéter l’OL ? « Si les lyonnais jouent à leur niveau, non. Il y a trop d’écart malgré la présence de garçons comme Shechter, Vermouth, Ben Sahar, Douglas… » .

Giora Spiegel, comme Luis Fernandez, sera au match ce mercredi soir. Retour à Tel-Aviv. A 17h, le soleil décline. Il y a toujours autant de monde en bord de mer ; une mer un peu plus agitée que la veille. Souhaitons que la soirée lyonnaise ne le soit pas face aux maillots rouges de l’Hapoël.

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