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De 1980 à 1990

Grâce à l'aide la Mairie de Lyon, l'OL peut reconstruire un effectif digne de ce nom. Destrumelle, accompagné de Di Nallo achètent Furlan, Alain Moizan, André Ferri et surtout Nikolic, un inconnu yougoslave qui fera un malheur entre Rhône et Saône...

1980-1981 : "La saison extraordinaire qui fait illusion"

Grâce à l'aide la Mairie de Lyon, l'OL peut reconstruire un effectif digne de ce nom. Destrumelle, accompagné de Di Nallo achètent Furlan, Alain Moizan, André Ferri et surtout Nikolic, un inconnu yougoslave qui fera un malheur entre Rhône et Saône. Avec cette nouvelle équipe, et notamment un brillant milieu de terrain Moizan - Chiesa - Tigana (qui vient de faire son entrée en équipe de France), Lyon devient rapidement la bonne surprise du championnat, en terminant avec la seconde meilleure attaque.

On enregistre aussi cette année-là le record de fréquentation du stade de Gerland, qui accueille 48 852 spectateurs face à Saint-Étienne (ce chiffre constituera également le record de France pendant 10 ans). En Coupe de France, le parcours est de nouveau peu brillant, avec une élimination en 1/32 de finale.

En championnat, L'OL sera leader jusqu'à la troisième journée, et 4ème à la trêve. Le Club manquera tout de même la qualification européenne, alors qu'en milieu de saison, le Président Michaux se voit obliger de se retirer pour laisser sa place à Jean Perrot.

L'effectif : Chauveau, Ferri, Chiesa, Olio, Marais, Muller, Lubin, Xuereb, Bruno, Desbouillons, Tigana, Monteilh, Furlan, Vargoz, Fournier, Moizan, Maroc, N'dioro, Nikolic, Solemenko, De Rocco.

Meilleurs buteurs : Nikolic (21) - Chiésa (9) - Maroc (9).
Championnat : 6ème sur 20, avec 41 points en 38 matchs.

Coupe de France : Éliminé par Martigues en 1/32 de finale.

Entraîneur : Jean-Pierre Destrumelle 1980 à 1981


1981-1982 : la valse des présidents et des entraîneurs

Le 9 janvier 1981, Jean Perrot succède à Rocher Michaux. Mais pour des raisons de mésentente évidente, plusieurs joueurs, dont Tigana, sont évincés.

L’arrivée de Kovarevic, qui remplace Destrumelle, contribue à la valse des présidents et des entraîneurs. L'OL ne va pas bien, son image et sa réputation se ternissent. L'espoir est pourtant né d'un début de saison où le club réalise de bonnes choses (4 victoires pour les 4 premiers matches). Cependant, il ne tiendra pas ce rythme, et se maintiendra à nouveau par miracle.

L'entraîneur a encore changé en cours d'année, et après un très bref intérim, c'est le Président Perrot qui a son tour sera contraint de quitter le club, après que l'OL ait franchi 2 tours en Coupe de France. Le climat est toujours surchauffé.

Fait marquant : C'est cette saison que l'OL dispute son 1000ème match en D1, le 21 août 1981 face à Montpellier (victoire 2-0).

L'effectif : Chauveau, Topalovic, Boisier, Bruno, Desvignes, Emon, Gianetta, Fréchet, Ferri, Chiesa, Olio, Lubin, Monteilh, Furlan, Vargoz, Fournier, Moizan, N'dioro, Nikolic, Solemenko,Spadiny.

Meilleurs buteurs : Nikolic (14) - Emon (5).
Championnat : 16ème sur 20, avec 32 points en 38 matchs.
Coupe de France : Éliminé par Bastia en 1/8 de finale.

Entraîneur : Vladimir Kovacevic 1981 à 1982


1982-1983 : retour aux enfers de la D2.

Auteur d'un bon départ en championnat, dont une victoire pour le derby, ce qui n'est plus arrivé depuis 4 ans, l'OL totalise 6 points après 5 journées. Mais le club lyonnais ne marquera que 22 points lors des 33 dernières journées. L'engrenage de la défaite est bien enclenché et la fin de la saison se termine par un retour aux enfers : La D2.

Entre temps, intervient encore un changement de Président, le 3eme en trois ans. Le President Ravet a cédé sa place au Président Mighirian (le17/01/83), qui remplacera en milieu de saison pour insuffisance de résultats Kovarevic par Robert Herbin. Celui-ci ne peut empêcher la descente en D2, la situation étant déjà trop compromise à son arrivée à Lyon.

L'effectif : Chauveau, Topalovic, Boisier, Bruno, Desvignes, Emon, Gianetta, Fréchet, Ferri, Chiesa, Olio, Lubin, Monteilh, Furlan, Vargoz, Fournier, Moizan, N'dioro, Nikolic, Solemenko, Spadiny.

Meilleurs buteurs : Emon (9) - Nikolic (8) - Domergue (8).
Championnat : 19ème sur 20 avec 28 points en 38 matchs : Relégation en D2.
Coupe de France : Éliminé par Tours en 1/8 de finale.

Entraîneur : Vladimir Kovacevic (début de Saison), puis Herbin 1982 à 1985


1983-1984 : trésorerie insuffisante

Les caisses de l'OL sonnent creux, et l'allégement de la masse salariale est un leitmotiv récurrent. Ainsi, Emon et Domergue, les deux meilleurs buteurs du Club sont cédés, de même Chiesa, qui à 33 ans, ne voit pas son contrat renouvelé (après 14 ans de bons et loyaux services).

L'OL devra donc compter sur ses jeunes, Fournier et Fréchet en tête, encadrés par quelques anciens comme Ferri, Topalovic et Nikolic. Et cette première saison en D2 est plutôt bonne : l'OL se retrouvera aux coudes à coudes avec l’OM pour la remontée, mais s'inclinera à Marseille alors qu'il avait 1 point d'avance, et ne reviendra jamais, pour finir 3ème.

En Coupe de France, le parcours est plus qu’honorable. Lyon se qualifie pour la 3ème fois consécutive pour les 8èmes de finale. Malheureusement, l’aventure s’arrête à ce stade de la compétition, L’OL joue contre le champion de France en titre, Nantes, et est éliminé malgré un premier match aller convaincant (0-0 à Marcel Saupin) et un match retour mémorable (4-4).

L'effectif : Topalovic, Boucher, Raymond, Desvignes, Nono, Philip, Fréchet, Ferri, Olio, Vargoz, Fournier, N'dioro, Nikolic, Pasqualetti, Spadiny, Zambelli, Bocchi, Gagneux, Bernard.

Buteurs : Nikolic (18) N'dioro (9).
Championnat : 3ème du groupe A sur 19,avec 47 points en 36 matches.

Coupe de France : Éliminé par le F.C. Nantes en 1/8 de finale.

Entraîneur : Herbin 1982 à 1985

1984-1985 : une saison bien difficile

Charles Mighirian prend la décision, sur les conseils de Robert Herbin, de faire venir quelques joueurs chevronnés : Larios, Lacuesta et Olivier Rouyer, venu de Strasbourg. Parti sur de bonne base de recrutement, il en sera tout autrement sur le terrain. Le groupe ne se comporte que très médiocrement, et au soir d'une nouvelle défaite, qui place l'OL à 2 points du premier relégable, Félix Lacuesta est licencié.

André Ferri est alors nommé au poste d'adjoint de Robert Herbin, avec mission de ressouder le groupe. Les résultats sont là. L'OL, qui ne perd aucun de ses 7 derniers matchs, terminera tout de même en milieu de classement, après avoir tout de même évité le pire.

L'effectif : Topalovic, Boucher, Canton, Lacuesta, Larios, Rouyer, Bex, Raymond, Nono, Philip, Fréchet, Ferri, Vargoz, Fournier, Nikolic, Spadiny, Zambelli, Bocchi, Bernard.

Buteurs : Nikolic (6) Bocchi (5).
Championnat : 7ème du groupe B sur 18, avec 35 points en 34 matches.
Coupe de France : Éliminé par le Stade Brestois en 1/32 de finale.


1985-1986 : Première saison de Nouzaret

Après d'importants mouvements en coulisses et dans le comité de gestion, Larios et Herbin suivent Lacuesta, et Charles Mighirian nomme entraîneur Robert Nouzaret, ancien vainqueur de la Coupe de France 67 avec l'OL. Pour cette première saison, Nouzaret a dû composer avec de jeunes joueurs issus du centre de formation et terminera troisième, à quelques encablures de Saint-Étienne et Alès. L'OL participe aux barrages d'accession à la D1, mais s'incline à Mulhouse. Mighirian reconduit tout de même Nouzaret.

L'effectif : Topalovic, Breton, Boucher, Rouyer, Benstiti, Squaglia, Genesio, Nono, Fugier, Durix, Sevenko, Goursat, S'adi Wa, Philip, Fréchet, Ferri, Olio, Fournier, N'dioro, Spadiny, Zambelli, Bocchi, Bernard.

Buteurs : Durix (11) S'adi Wa (10).
Championnat : 3ème du groupe A sur 18 : 40 points en 34 matches.

Coupe de France : Éliminé par Alès en 1/64 de finale.

Entraîneur : Nouzaret 1985 à 1987

1986-1987 : Arrivée de Jean-Michel Aulas

C'est la seconde saison de Nouzaret et la quatrième de Mighirian. Ce sera également sa dernière à la tête de l'OL. Cette saison, Mighirian permet à Nouzaret d'engager quelques joueurs de notoriété. Mais, rapidement, des problèmes naissent entre l'entraîneur et les plus anciens, dont Ferri et Topalovic. L'OL termine second de son groupe, après avoir pu accéder directement en D1, et chute lors de la dernière journée à Montpellier. Le club joue une nouvelle fois les barrages et, après avoir sorti Mulhouse, chute face à Cannes, malgré une honorable défaite 1-0 à La Bocca.

Cependant l'OL ne se laisse pas abattre, et l'arrivée d'un jeune industriel lyonnais dans le comité de gestion, puis à la présidence, va relancer le club vers des heures plus glorieuses. En 1987, Jean-Michel Aulas propose son plan ambitieux "OL - Europe", destiné à remonter en D1 et à se qualifier pour une Coupe d'Europe dans les 4 ans.

Ambitieux programme quand on sait que l'OL est en D2 depuis 4 ans...

L'effectif : Topalovic, Bajeot, Nono, Robin, Fréchet, Ferri, Fugier, Havet, Durix, Fournier, N'domba, Goursat, Orts, Priou, S'adi Wa, Remark, Sevcenko, Benyahia, Genesio, Gauge, Bernard.

Buteurs : Orts (20) - Priou - Remark (10) - Durix (9).
Championnat : 2ème du Groupe B sur 18, avec 48 points en 34 matches.
Coupe de France : Eliminé en 1/8 de finale par Marseille (3-0).

Le dernier Président avant l'ère Aulas termine donc sa route ou il l'avait commencé, c'est à dire en Division 2. Ce n'est pas sans un certain tumulte que Jean-Michel Aulas prend, en Juin 1987, la Présidence de l'OL, qu'il n'a plus quittée depuis.

1987-1988 : Les grands travaux

Cette saison n'est pas de tout repos pour l'OL, qui aligne tour à tour 3 entraîneurs différents. Jean Michel Aulas vit une première saison malgré tout assez positive, puisque l'OL se qualifie grâce à sa seconde place de poule. Mais l’équipe s'incline 2-0 en Normandie, et est une nouvelle fois privée de la montée en D1.

L’Olympique Lyonnais vivra donc sa 6ème saison en D2.

L'effectif : Lemasson, Corian, Cabanel, Zago, Nono, Fréchet, Fournier, Valke, N'domba, Orts, Kabongo, Fugier, Priou.

Buteurs : Orts (18) - Kabongo (14).
Championnat : 2nd du Groupe A sur 18, avec 44 points en 34 matches.
Coupe de France : Éliminé en 1/16 de finale par Toulouse (3-1 pour Toulouse, puis 1-0 pour l'OL).

Entraîneur : Robert Nouzaret, puis Denis Papas, puis Marcel Le Borgne (1987-88)


1988-1989 : La remontée en D1

Pour sa seconde saison seulement, J.M. Aulas donne carte blanche à Bernard Lacombe (nouveau directeur sportif) et à Raymond Domenech (nouvel entraîneur) pour recruter, en bénéficiant d'une enveloppe financière importante. Les techniciens renforcent l'effectif avec des joueurs confirmés, tout en les mélangeant avec des jeunes du centre de formation.

Le résultat est éclatant, l'OL prend rapidement la tête de son groupe et ne la lâchera jamais. L'équipe, par son football offensif, écrase tout sur son passage avec notamment son buteur Kabongo, qui explose.

L'accession se fera lors du match contre Alès. L'OL, par son match nul 0-0, met fin à 6 saisons en D2 dans une ambiance surréaliste : Rémi Garde, jeune joueur, déclarera à l'issue du match "Je me suis parfois arrêté de jouer pour regarder les tribunes qui se soulevaient".

Le second objectif, "OL - Europe", plus ambitieux encore, sera-t-il réalisé dans les temps ?

L'effectif : Lemasson, Knapp, Fugier, N'Gotty, Zago, Genesio, Garde, Roche, Bouafia, Garcia, Benyahia, Fréchet, Cabanel.

Buteurs : Kabongo (22).
Championnat : 1er du Groupe B sur 18 avec 68 points en 34 matches
Champion de France de D2 grâce à une victoire face à Mulhouse (2-1 aux deux matches).

Coupe de France : Éliminé en 1/8 de finale par Sochaux (1-0).

Entraîneur : Raymond Domenech : De 1988 à 1993


1989 - 1990 : Retour en Division 1

Après un début difficile, les Lyonnais se reprennent bien, et réalisent un bon parcours général en championnat, terminant à une méritoire 8ème place.

En Coupe de France, l’OL s'incline peu glorieusement en 1/32 de finale face à un Club de D2, Nîmes.

Buteurs : Kabongo (12) - Brisson (7).
Championnat : 8 ème sur 20.
Coupe de France : Éliminé en 1/32 de finale par Nîmes (1-0).