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De Berthod à Juninho en passant par Puydebois...

Publié le 04 novembre 2004 à 13:50 par R.B

Il y a les réactions d'après matches et celles qui suivent le lendemain. Avec un peu plus de recul. Ce matin, récupération pour les uns, entraînement sous la pluie pour les autres ; selon que vous ayez joué ou non. Berthod... Puydebois... Juninho...

Ce matin, récupération pour les uns, entraînement sous la pluie pour les autres ; selon que vous ayez joué ou non. Jérémy Berthod, remplaçant mercredi soir, a donc bossé « normalement ». Et il avait le sourire comme s'il avait été sur le terrain. « Sur le banc, on sentait que les Turcs fléchissaient et que l'on pouvait marquer. Le banc à l'OL, il vit. Chacun joue un rôle, on essaye de mettre la pression sur l'adversaire. Quand tu t'échauffes, tu regardes en même temps les copains. Mais à la fin, plus personne ne parle. Bien sûr qu'un tel match, tu as envie de le jouer. Aux vestiaires après la rencontre, le coach nous a félicités, mais il nous a tout de suite dit qu'il y avait un match samedi. Et à Lens, c'est typiquement l'endroit rêvé pour un piège, d'autant que plus on reste invaincu et plus les équipes voudront nous faire tomber. Je n'étais pas apte à débuter la rencontre contre Fenerbahçe, mais je n'ai plus mal et je continue à travailler. » Et en remontant dans sa voiture, Jéremy n'a pu s'empêcher de dire une fois encore que le Barca était vraiment impressionnant cette saison. Qui sait, il pourrait bien l'affronter un de ces jours !

Entre les gouttes de pluie, les joueurs prennent le temps de sortir. Govou est sollicité de toute part ; Abidal et Hartock répondent longuement à RFO ; Benarfa fait une autre télé. Malouda et Réveillère décompressent en faisant une partie de baby foot.
Nicolas Puydebois est attendu. Il répète que ce n'est pas évident de prendre la place de « Greg », de rentrer simplement dans un match comme celui-ci, surtout en prenant un but tout de suite. « C'est difficile de voir sortir un copain et un coéquipier. Mon rôle de gardien remplaçant, c'est d'être toujours prêt. Chaque jour, je bosse pour cela. Il faut donc rester concentré. Une nouvelle fois, je profite de la situation, comme cela s'était déjà produit à Monaco, Lens. Avant d'entrer sur la pelouse, nous nous sommes parlés avec Joël Bats ; cela ne regarde que nous. J'essaie de faire à chaque fois de mon mieux et peu importe la compétition. Le foot, c'est un sport collectif, mais il a aussi un côté individuel. Avec le fait d'avoir déjà connu ce genre de situation, tu ne gamberges pas ; tu relativises. Il n'y a donc pas d'appréhension. On connaît notre boulot. Je prends un but tout de suite. Je me dis qu'il y a 0 à 0 ; à moi de faire le nécessaire pour ne plus en prendre et j'espère que les attaquants vont en marquer un. Mercredi soir, la fin du match est un vrai soulagement ».

Au moment de ces confidences, « Nico » ne connaissait pas la gravité de la blessure de « Greg », mais il pensait bien jouer à Lens. « On sait que l'on va être attendu dans le Nord. Ce sera un match de plus à jouer, à gagner. Moi, je me demandais si j'allais jouer cette saison, la question ne se pose malheureusement plus. Mercredi soir, c'était ma deuxième victoire avec le groupe professionnel, cela me dérangeait un peu de voir sur le Site que je n'avais qu'un succès ». Te biles pas Nicolas, en ayant joué seulement que 6 matches, ce n'était pas infamant ! A ce jour, il a donc 2 succès, 1 nul et 3 défaites. Dans quelques temps, si les rencontres se succèdent, on y fera moins attention. Et s'il y a un intérim à assurer, très bon intérim.

Quelques mètres plus loin, Juninho en veste de survêtement, jean et bonnet prenait le temps de répondre aux nombreuses questions. Des propos déjà entendus, souvent ; d'autres, non. « A l'OL, il y a des compétiteurs qui aiment gagner. Dans certaines équipes, quand tu perds, tu l'acceptes facilement. Ici, on n'a pas envie de perdre. On a un véritable groupe ; les gars qui arrivent, qui rentrent dans le match apportent tous quelque chose. C'est bien que Nilmar ait marqué. L'intégration est plus facile pour un défenseur que pour attaquant qui plus est jeune. C'est plus facile pour Cris que pour Nilmar. Moi, j'aime bien évoluer dans ce milieu à 3 où chaque gars peut changer de poste. La fatigue ? On verra. Mais je ne sais pas si faire tourner l'effectif, c'est une bonne chose. Regarde le Milan AC contre le Barca. Tu risques de manquer de repères, de rythme. L'OL cette saison ? Je crois que l'on profite du travail des saisons précédentes. Mais il y a un véritable équilibre. Il n'y a pas que de la vitesse, de la technique ; même si certains, par exemple, aiment jouer souvent avec leur vitesse. Quand je suis revenu de vacances cet été, j'étais inquiet. Je l'avais dit. Je voyais de nombreux départ et peu d'arrivées. Et puis comme toujours le président nous a fait de bonnes surprises. Le foot, c'est cela ; il y a des départs, des arrivées ; du mouvement. On est tous un jour confronté à un problème de choix. Pour Claudio, je crois que lui a envie de finir sa carrière à l'OL. Moi, j'attends. J'ai encore une année de contrat. Cela me ferait plaisir de rester dans ce club qui continue de progresser. Je sais que je participe à cette histoire et que cela restera après ma carrière. Je me donne encore 4 saisons pour évoluer au plus haut niveau. Puis 2 autres avant d'arrêter. Je pense comme cela aujourd'hui. Rester à l'OL, ce serait plus facile pour moi, car je connais le club. Mais, honnêtement partir dans un autre club, cela ne me fait pas peur. Si Madrid, Manchester te veulent, c'est intéressant. Mais bon, ce n'est pas obligatoire de jouer dans de telles formations pour être heureux ; pour être satisfait de ta carrière ». Avant de laisser « Juni » quitter les installations de Tola Vologe, il affirme avec force qu'il ne veut pas s'avancer sur l'issue de la saison. « C'est trop tôt pour dire ce que l'on peut faire, ce que l'on va faire. Nous sommes ambitieux, mais pas prétentieux. Chacun fait son boulot ; nous les joueurs ; vous, les journalistes. Tout est normal. Bien évidemment, on est content de lire, d'entendre toutes ces louanges. Je suis persuadé que nous ne prendrons pas la grosse tête ». Alors attendons.
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