masculins / Toulouse - OL J-1

De l'Acropole au Capitole... mêmes ambitions

Publié le 04 novembre 2005 à 14:46 par R.B

[IMG6965L]En passant de l'Acropole au Capitole, les <b>Lyonnais </b>boucleront leur seconde très longue étape de la saison. Il sera temps après les 90 minutes toulousaines de souffler un peu, sauf pour les nombreux internationaux. Une nouvelle série de 7 matchs disputés va s'achever en effet dans la Ville Rose. Après Bordeaux, Rennes et Metz, le <b>TFC</b> constitue le quatrième déplacement en championnat après une soirée européenne...

En passant de l'Acropole au Capitole, les Lyonnais boucleront leur seconde très longue étape de la saison. Il sera temps après les 90 minutes toulousaines de souffler un peu, sauf pour les nombreux internationaux. Une nouvelle série de 7 matchs disputés va s'achever en effet dans la Ville Rose. Après Bordeaux, Rennes et Metz, le TFC constitue le quatrième déplacement en championnat après une soirée européenne. Déjà qualifiés pour les 1/8èmes de finale de la Champions League, les partenaires de Claudio Cacapa retrouvent ce championnat qu'ils dominent, pour l'instant, de la tête et des épaules. Cela fait dire à de nombreux observateurs que les carottes sont cuites pour les éventuels prétendants, alors que nous sommes à la période des chrysanthèmes ! Ceux que pensent les autres n'habitent pas les esprits olympiens. Le quadruple champion de France le sait : il faut faire encore tourner le compteur points, une formule chère à Paul Le Guen, pour arriver à l'inéluctable différence arithmétique. Cela prendra forcément du temps.



Cratère athénien mardi soir ; caisse de résonance du Stadium samedi après-midi habillée par 10 000 drapeaux… même combat. Celui de la gagne invariablement présente dans les têtes et les corps de ce groupe remarquable. Bordeaux, le dauphin, pointe à 9 points ; le PSG et St-Etienne, à 10 longueurs… Toulouse ? Encore plus loin, beaucoup plus loin… à 18 points. Ces Toulousains déçoivent incontestablement. Grandement présent sur le marché des transferts, le TFC n'a pas encore concrétisé les ambitions affichées par son recrutement prometteur. Retard à l'allumage ou mal plus profond, le docteur Eric Mombaerts doit trouver le remède. Avec 15 points au total, les Violets ont déjà laissé filer 10 points à domicile en 6 rencontres où finalement, ils se sont mieux comportés contre les « gros » (ASSE, Bordeaux, OM, Auxerre) que face aux présumés plus faibles (Nice et Le Mans). Ce super gros donnera-t-il un appétit d'ogre aux partenaires de Christophe Revault ? Certainement. D'autant que le bondissant gardien de but se souvient qu'il s'est incliné 3 fois dans son antre depuis la remontée en L1 avec notamment l'épisode du coup franc indirect dans sa surface de réparation transformé par Essien. Ce groupe veut se payer le scalp des Champions de France, histoire de marquer les esprits mais aussi de se filer un bon bol d'oxygène. « Si on ne croit pas que l'on peut battre l'OL, autant déclarer forfait. On n'est pas favori, mais ont peut créer l'exploit. Il faudra être dans un état mental irréprochable ». Ses propos dans le France Football de ce vendredi 4 novembre sont très clairs. Et puis, Bryan Bergougnoux, 3 fois titrés avec l'OL, aura à cœur de se montrer face à son club formateur.



Encore un coup de rein à donner pour passer cette nouvelle difficulté. Les copains de Coupet ne semblent même pas fatigués à force d'enchaîner les matchs rapprochés. Certains joueurs comme Diarra, Cris vont même de mieux en mieux. En manque de réalisme face à Sochaux (1 but pour 29 tirs), les Lyonnais ont retrouvé la gnac en Grèce (4 buts sur 13 tentatives). Serein, solidaire, appliqué, se remettant toujours en cause, fort mentalement, ce groupe ressemble à un rouleau compresseur. De l'extérieur, il fait parfois peur en se mettant parfois en danger. De l'intérieur, les joueurs affirment, eux, qu'ils ne tremblent jamais. On les croie. A Toulouse, au-delà de leur invincibilité, des points à prendre, d'un écart à creuser, éventuellement, un peu plus, les Olympiens pourraient accrocher un sixième succès de rang en championnat et faire aussi bien que lors de la saison 2002-2003. Au niveau des résultats actuels, tous les challenges semblent à leur portée.



Infirmerie vide, Gérard Houllier aura le choix de ses talents. Il emmène 18 joueurs à Toulouse en répétant à l'envi son discours. « Pas question de relâchement ; pas question de se déplacer pour ne pas perdre. Nous gardons les pieds sur terre. Nous voulons produire un beau match et gagner. La force de ce groupe, c'est qu'il a toujours faim… à Toulouse ou ailleurs. Nous ne sommes pas encore excellents pour autant. On progresse. Les gars ne se laissent pas abattre par les événements. Cette équipe dégage une force tranquille. Elle s'est achetée depuis le début de saison, grâce à ses résultats, une forme de tranquillité. C'est important, elle peut se consacrer au jeu. J'ai totalement confiance en elle, même si elle était menée 2 à 0 en 20 minutes de la fin ». Aucune prétention dans les propos du coach lyonnais ; de la satisfaction bien sûr, mais pas de suffisance. L'OL s'apprête simplement à disputer son 20ème match officiel de la saison et, si l'on en croit Gérard Houllier, cet OL n'a pas encore atteint sa pleine expression. «Si parfois, notamment à Rosenborg pendant 15 de minutes, juste avant notre but… Au-delà du talent, c'est bien connu, le travail est indispensable ; la remise en question permanente, aussi ; le nombrilisme, interdit ». Les Toulousains sont prévenus, les Olympiens ont toujours écouté jusque là leur nouvel entraîneur. Il n'y a pas de raison pour que cela change !



R.B