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De l'art de conduire à Séoul!

Publié le 18 juillet 2007 à 09:10 par R.B

Il fallait bien faire un petit couplet sur la conduite à Séoul. Franchement… c’est quelque chose de particulier… pour aller d’un point à un autre… à Namdaemun Market … un marché important de la ville…

Certes la capitale coréenne est une mégalopole de 12 000 000 d’habitants. Les routes, voies express sont quasiment toujours encombrées. Sans parler des travaux qui s’arrêtent d’un côté pour mieux démarrer d’un autre. Les routes ne sont pas forcément en très bon état. Tout cela demande beaucoup de patience pour faire quelques kilomètres. Ensuite, il faut ajouter le style de conduite de certains autochtones. Tout simplement ahurissant ! Un véritable rodéo. A croire qu’ils se prennent pour Loeb ou Alonso. De la pure folie. Un conseil accrochez vous, fermez les yeux, faites une prière… où alors prenez le métro, marchez à pied.

C’est le royaume du pousse toi que je m’y mette ! Le déboîtage, monnaie plus que courante, et pas forcément en regardant dans les rétros. Cela fonctionne en quelque sorte à l’intox et au klaxon. Il y a aussi le demi-tour à volonté. En prenant certains taxis, vous vous dites que votre dernière heure est arrivée. La vitesse ? Ce n’est pas un problème. Ils appuient à leur guise sur le champignon et freinent au dernier moment. En cas de pluie ? Pourquoi changer quoi que ce soit… Pas étonnant dans ces conditions que l’on ne voit pas de vélo sur les principales artères. La circulation à Séoul n’est pas un combat pour les poids mouches… Elle nous rappelle à plus d’un titre celle d’Istambul, une autre mégalopole où nous avons participé un jour de Champions League, en tant que passager non consentent, à une véritable course entre taxis.Et pour la petite histoire, il en va de même de certains conducteurs de bus. Rémy Vercoutre ayant fait le constat identique : « le notre va trop vite».

[IMG42302#L]Pour se rendre avec Gab et Guillaume, à peine remis d'une très grosses frayeur 48h plus tôt, dans l'un des fameux marchés de Séoul, nous avons donc vérifié une nouvelle fois cette forme d'inconscience. A l’aller, le jeune Jeong avait laissé brancher la télé dans son carosse! Il suivait tout en conduisant un match de baseball. Au retour, le papy Choe nous a fait un festival du grand n’importe quoi déjà évoqué, en râlant bien sûr parce que ses compatriotes le gênaient en conduisant comme lui. Et si par exemple en France, il y a des limites de vitesse dans les tunnels, nous avons eu l’impression que c’était l’inverse en Corée. Nous avons vu l’enseigne de l’hôtel avec soulagement après les innombrables coups de volant de notre artiste foldingue.Au fait, utiliser son téléphone portable en conduisant semble autorisé...

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Un mot quand même sur Namdaemun Market. Un marché organisé en sections; un véritable labyrinthe sur des kilomètres; on y trouve à bas prix tout ce dont on peut avoir besoin. Il y a évidemment les produits locaux, mais aussi des imitations de célèbres marques. Il y a encore des échoppes d’artisans. Il n’est pas rare de voir dormir dans ses 2 mètres carrés, un cordonnier fatigué, ou un serrurier épuisé, quii se repose entre 2 clients ! Dire que les allées sont bondées étant un euphémisme. Un marché qui fonctionne presqu’en continu. Et quand certains marchands tirent les rideaux, pas question de mettre des grilles cadenassées devant son échoppe. Ils placent juste une espèce de bâche en plastique tenue avec les moyens du bord. En Corée du Sud, on se sent en sécurité de partout.

Pas très loin du marché, se dresse une des 9 portes qui s’ouvraient autrefois dans les fortifications de la ville. Elles étaient ouvertes à l’aube et fermaient à la tombée du jour. D’une structure en bois, la plus ancienne de la ville, restaurée dans les années 60, cette porte était la plus grande de la ville. Un véritable trésor construit en 1396.

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