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Déployons nos Elles à Vénissieux

Publié le 11 avril 2012 à 09:50 par AS

« Peut-on être à la fois femme et journaliste sportif ? ». Pendant plus d’une heure, Chrystel SCHNEIDER (Infosport / Canal +) et Guillaume Gache (OL TV) se sont prêtés au jeu des questions réponses, au collège Elsa Triolet de Vénissieux.

Un débat, organisé par l’IMS Entreprendre pour la cité, en partenariat avec OL Fondation, pour sensibiliser les jeunes sur les stéréotypes de genre dans le monde du travail.

Pour l’occasion, les 20 élèves de la classe de 4ème avaient au préalable étudié le sujet et préparé quelques questions. Les débuts sont plutôt timides, mais très vite, les interrogations fusent : la difficulté du travail, les déplacements, les salaires, tous les thèmes seront abordés, sans tabou, par nos deux journalistes, passés de l’autre côté de la caméra, le temps d’un après-midi. Un sujet retient particulièrement l’attention des interviewers d’un jour : la place de la femme dans ce monde très masculin. Raouf, journaliste en herbe, s’interroge : « Y’a-t-il beaucoup de femmes journaliste sportif ?». Si la profession tend à se démocratiser depuis quelques années, « le métier reste tout de même fermé aux femmes, qui doivent se battre pour y arriver ». Chrystel Schneider sait de quoi elle parle. Se battre pour elle, c’est aussi devoir porter une caméra de 15kg sur le dos « qu’il vente, qu’il pleuve ou qu’il neige ». Mais alors, qu’est-ce qui poussent les femmes à faire le choix d’un métier si « sportif » ?    

Ils n’ont pas le même sexe, mais ils ont la même passion

Que l’on soit un homme ou une femme, la vocation de journaliste naît de l’envie de montrer au grand public la réalité du monde. Chrystel et Guillaume racontent leur quotidien en perpétuel mouvement à des collégiens, devenus alors attentifs. Mais voilà que Kenny s’inquiète : « Comment peut-on mener de concert une vie de journaliste et une vie de famille ?». Là encore, homme et femme se rejoignent : « Nous vivons en décalé avec le monde, en travaillant principalement les soirs et les week end, il est donc difficile d’avoir une vie de famille, même une vie sociale (G. Gache)», et Chrystel Schneider de conclure : « Si un bébé arrive, c’est sûr que ma vie va changer ».  

Alors, est-ce la même terminaison quand le journalisme sportif se conjugue au féminin ? Le débat reste tranché, mais s’il est vrai qu’une femme aujourd’hui a plus de mal qu’un homme à se faire une place dans ce monde, nos deux journalistes sont d’accord pour dire que, même s’ils n’ont pas le même sexe, ils ont « la même passion ».

Si cette intervention a  « donné des idées » à Raouf concernant son avenir, le mot de la fin revient à Florent, lui aussi élève de 4ème, « je retiens que le métier de journaliste sportif, ce n’est pas seulement pour les hommes, mais aussi pour les femmes ». Mission accomplie !

Le deuxième volet de l’opération « Déployons nos Elles » se déroulera fin avril.  Les élèves se rendront alors à Tola Vologe pour rencontrer un joueur et une joueuse de l’Olympique Lyonnais. Peut-on être femme et footballeuse ?  Réponse dans quelques semaines.