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Depuis 2000...

Pour la deuxième année consécutive, l'OL termine 3e du championnat de France. L'intersaison fut marquée par un recrutement ambitieux, avec les arrivées de Sonny Anderson (plus gros transfert français), Pierre Laigle, et Tony Vairelles...


1999/2000 : un recrutement ambitieux

Pour la deuxième année consécutive, l'OL termine 3e du championnat de France. L'intersaison fut marquée par un recrutement ambitieux, avec les arrivées de Sonny Anderson (plus gros transfert français), Pierre Laigle, et Tony Vairelles. Après un départ timide, l'OL prend la tête du championnat à l'issue de la 5e journée, puis à la 8e et à la 12e journée. Les Lyonnais l'emportent au Stade Vélodrome de Marseille, et font match nul à Geoffrroy-Guichard pour le derby.

Les Gones sont à nouveau leaders de la 14e à la 16e journée et trouve une certaine sérénité. Lors de la 26e journée, Nantes inflige un sévère 6-1 à l'OL. Ce n'est qu'au terme des deux dernières journées que l'OL assure sa 3e place, qualificative pour le tour préliminaire de Champion's League, en l'emportant face à Bastia (2-1) et en faisant match nul à Montpellier (2-2). Sonny Anderson termine meilleur buteur du championnat avec 23 réalisations.

En Coupe de France, l'OL évite de justesse une grosse contre-performance au premier tour, en ne s'imposant qu'après prolongations à Tours (0-1). Ensuite, l'OL élimine Troyes (1-0), puis le Red Star (1-2). Lyon se fait sortir de la coupe par Monaco (3-1 en ¼ de finale).
En Coupe de la Ligue, Lyon se débarrasse d'Amiens (3-1), puis de Bordeaux (1-0) à Gerland, mais son parcours se termine face à Bastia (0-1).

En Coupe d'Europe, la désillusion est grande avec l'élimination face aux Slovènes de Maribor. Les Lyonnais sont reversés en Coupe de l'UEFA, et éliminent facilement Helsinki. Au tour suivant, les Gones infligent au Celtic Glasgow deux défaites par un but d'écart. Lyon parvient ensuite à battre 3-0 le Werder Brême mais sombre au retour 4-0 et sort des coupes européennes en 1/16e de finale.

L'effectif : Coupet, Hugues, Socié, Delmotte, Laville, Uras, Blanc, Carteron, Bak, Devaux, Bréchet, Violeau, Fournier, Dhorasoo, Laigle, Linarès, Malbranque, Caveglia, Vairelles, Govou, Kanouté, Anderson.

Buteurs : Anderson (23).
Championnat : 3ème sur 18 (Qualifié en Tour préliminaire de Champion's League).
Coupe de France : éliminé en 1/4 de finale par Monaco (1-3 à Gerland).
Coupe de la Ligue : éliminé en 1/4 face à Bastia. (0-1 à Gerland).
Champion's League : éliminé au tour préliminaire par Maribor (0-1 ; 0-2)
Coupe de l'UEFA : éliminé en 1/16 par Werder Brême (3-0 ; 0-4)

Entraîneur : Jacques Santini de 2000 à 2002


2000/2001 : L'OL dans la cour des grands

Le 5 mai 2001 restera à jamais gravé dans la mémoire collective lyonnaise. Ce jour là, en effet, l'OL remporte la Coupe de la Ligue, premier trophée depuis la Coupe de France de 1973. Mais, plus impressionnant encore, pour cette occasion, plus de 40 000 supporters lyonnais se déplacent au Stade de France, qui du coup, prend les airs d'un grand Gerland !

Mais cette victoire, si elle constitue le point d'orgue de cette saison 2000/2001, n'est pas, et de loin, le seul fait d'arme de l'OL, qui a disputé, cette année là, la bagatelle de 57 matchs toutes compétitions confondues (étant ainsi, juste derrière Liverpool, la deuxième équipe européenne à jouer le plus de matchs) !

Malgré une première partie de saison difficile en championnat (l'OL n'est que 9e à l'issue des matchs allers) marquée par quelques coups d'éclats (victoire 3-0 face à Lens, alors leader, lors de la 7ème journée) mais aussi par quelques couacs (défaites à domicile face à Guingamp et Lille), les Gones terminent tout de même deuxièmes, échouant d'un rien derrière Nantes. L'OL effectue, en effet, une phase retour en boulet de canon : 17 matchs, 12 victoires et 4 nuls pour une seule défaite, avec notamment 7 succès consécutifs lors des 7 dernières journées ! Sonny Anderson, symbole de cette dynamique lyonnaise, en profite pour inscrire son 100e but en D1 (lors d'une victoire olympienne 3-2 à Guingamp) et termine meilleur buteur du championnat pour la deuxième fois d'affilée avec 22 buts, après en avoir marqué 12 lors des 10 dernières journées !

Mais cette saison est aussi marquée par la formidable épopée européenne des hommes de Jacques Santini. Tout commence d'ailleurs très bien pour l'OL qui, au cœur du mois d'août, dispose de l'Inter Bratislava (2-1 ; 2-1) au tour préliminaire de la Ligue des Champions et se qualifie ainsi, pour la première fois de son histoire, pour la prestigieuse C1. Et malgré un tirage au sort peu clément (la poule de l'OL est composée de Valence, l'Olympiakos et Heerenveen), les Gones, au terme d'un match électrique face à l'Olympiakos (victoire 1-0), passent l'obstacle du premier tour. L'OL doit alors affronter des adversaires de renom : le Spartak Moscou, Arsenal et le Bayern de Munich. En terrassant le Spartak (3-0) et surtout le Bayern (3-0), pourtant futur vainqueur de l'épreuve, les coéquipiers de Sonny Anderson, dont le grand espoir Sidney Govou, se révèlent à l'Europe entière. Malheureusement, la belle aventure s'achève sur les bords de la Volga, à Moscou, où, malgré son match nul 1-1, l'OL est éliminé de la Ligue des Champions.

Le parcours en Coupe de France restera aussi comme une grande frustration. Après avoir passé l'obstacle Caen (3-2 à Gerland), puis Saint Etienne (victoire au tirs au buts, dans un derby toujours aussi indécis) et Fontenay le Comte (au tirs aux buts également), l'OL sombre à Strasbourg (3-0), en quart de finale.

L'aventure en Coupe de la Ligue est, elle, beaucoup plus joyeuse pour les Gones. Les victoires successives à Sedan (2-1), à Lens (3-1), à Amiens (2-0) et face à Nantes (3-2) ouvrent l'OL les portes du mythique Stade de France. Disposants de Monaco 2 buts à 1 aux prolongations grâce à un ultime but de Müller, les olympiens y soulèvent donc leur premier trophée depuis 28 ans. Le retour à Lyon est triomphal ! L'aventure lyonnaise est en marche…

L'effectif : Coupet, Hugues, Delmotte, Laville, Blanc, Deflandre, Chanelet, Bak, Caçapa, Bréchet, Violeau, Edmilson, Müller, Dhorasoo, Foé, Laigle, Linarès, Ribeiro, Malbranque, Vairelles (puis Loko), Govou, Anderson, Marlet

Buteurs : Anderson (22).
Championnat : 2ème sur 18 (Qualifié pour la Champion's League).
Coupe de France : éliminé en 1/4 de finale par Strasbourg (0-3 à Strasbourg).
Coupe de la Ligue : vainqueur (2-1 aux prolongations face à Monaco en finale)
Champion's League : éliminé au deuxième tour

2001/2002 : Le couronnement du roi Lyon !

« Plus nombreux sont les ennemis, plus belle est la victoire » , telle est la banderole qui flotte dans le Virage Nord en ce 4 mai 2002. Une banderole qui, pour ce dernier match de la saison à Gerland , pourrait parfaitement résumer le parcours lyonnais version 2001/2002. Car, auréolés d'une flatteuse réputation acquise la saison précédente grâce à son triomphe en Coupe de la Ligue, sa place de vice champion de France et son excellent parcours européen, les Gones voient de nombreux adversaires se dresser sur leur route à l'aube de cette saison 2001/2002. Pourtant, après une défaite initiale à Lens (2-0), les hommes de Jacques Santini enchaînent 4 succès consécutifs et confirment leur rang de favori n°1 dans la course au titre de champion. Etrillant le champion de France en titre, Nantes (4-1), puis Rennes (4-0) , l'OL est même leader au soir de la 9e journée. Malheureusement, un mois d'octobre mal négocié éloigne petit à petit les olympiens de la première place.

A la trêve, l'OL ne compte néanmoins que trois points de retard sur le leader, Lens. Trois points qui, au fil des journées et des matchs reportés, se transforment bientôt en huit. Les coéquipiers de Sonny Anderson sont en train de laisser s'envoler leurs rêves de sacre. Mais les Lyonnais, avec dans un coin de leur tête la perspective de recevoir Lens lors de l'ultime journée, ne s'en laissent pas compter. Impressionnants à domicile (l'OL terminera la saison invaincu à Gerland avec 14 victoires et 3 nuls), mais décevants à l'extérieur (concédants notamment 8 défaites), les olympiens cravachent dans la dernière ligne droite et rectifient le tir hors de leurs bases en s'imposant dans des chocs décisifs face à Auxerre (1-0, 31e journée) et Bordeaux (1-0, 33e journée) pour ne plus compter qu'un petit point de retard le matin du 4 mai, au moment d'accueillir Lens dans une sorte de finale du championnat. Ce jour là, Gerland s'est paré de ses habits de lumière, 40 000 lyonnais chantent à gorges déployées. La pression est énorme pour l'OL qui n'est plus qu'à 90 minutes d'un premier titre de champion de France. Mais la légende est en marche, et rien ne pourra plus y changer. L'OL s'impose 3-1. L'instant est historique et magique, comme la nuit de folie qui s'en suit dans les rues de Lyon. C'est enfin la consécration, méritée, pour les coéquipiers de Sonny Anderson, qui termine une fois de plus meilleur buteur du club (14 buts).

Ce final en apothéose éloigne définitivement les mauvais souvenirs d'une saison difficile dans les différentes coupes. Héritant d'une poule particulièrement relevée (avec le Bayer Leverkusen, Fenerbahçe et le FC Barcelone), l'OL est éliminé au premier tour de la Ligue des Champions, non sans avoir fait douter le grand Barcelone et le Bayer Leverkusen, futurs demi et finalistes de l'épreuve. Troisième du groupe, avec pourtant le même nombre de points que l'année précédente, l'OL est reversé en Coupe de l'UEFA, moins prestigieuse, mais tout aussi difficile. Les Gones se défont ainsi difficilement de Bruges, grâce à un fantastique Sonny Anderson, auteur d'un triplé lors du match retour (victoire 3-0, après une défaite 4-1 à l'aller), mais tombent à Prague, au tour suivant, face à Liberec (défaite 4-1, 1-1 à l'aller).

Le parcours dans les coupes nationales n'est guère plus réjouissant. En Coupe de France, en effet, après une facile victoire à Saint Malo (6-0), l'OL trébuche, à domicile, devant Châteauroux (2-0). Tandis qu'en Coupe de la Ligue, les tenants du titre passent deux fois par l'épreuve des tirs au but, la première avec bonheur , contre Sochaux, mais la deuxième avec moins de réussite face à Bordeaux , qui leur succèdera d'ailleurs au palmarès de cette compétition.

Les ennemis ont donc été très nombreux en cette saison 2001/2002, mais dieu que la victoire, elle, fût belle, en ce jour inoubliable du 4 mai, là-haut, perché sur le balcon de l'Hôtel de ville… !

L'effectif : Coupet, Delmotte, Laville, Deflandre, Chanelet, Bak, Caçapa, Bréchet, Violeau, Edmilson, Müller, Juninho, Foé, Laigle, Linarès, Carrière, Luyindula, Govou, Anderson, Née

Buteurs : Anderson (14).
Championnat : 1er sur 18 (Qualifié pour la Champion's League).
Coupe de France : éliminé en 1/16e de finale par Châteauroux (0-2 à Gerland).
Coupe de la Ligue : éliminé en 1/8e de finale par Bordeaux (1-1, 2 tirs au but à 4)
Champion's League : éliminé au premier tour
Coupe de l'UEFA : éliminé en 1/8e de finale par Slovan Liberec (1-1 ; 1-4)


2002/2003 : Lyon poursuit son règne !

L'OL l'a fait ! Les Gones ont réussi leur pari, un pari fou : remporter un deuxième titre consécutif de Champion de France. Et, une fois encore, comme une bonne habitude depuis trois ans, la place des Terreaux était prise d'assaut, en fin de saison, pour saluer cette performance exceptionnelle. Pourtant rien ne fut facile pour les hommes de Paul Le Guen, placé à la tête de l'équipe olympienne à la place de Jacques Santini, promu sélectionneur national, dans une saison qui ressembla étrangement à la précédente.

Tout commence cependant plutôt bien pour l'OL qui s'installe rapidement dans le haut du classement, grâce notamment à de jolis cartons à domicile face à Sedan (6-1) et Bastia (4-1), courant aôut. Mais la suite sera un peu plus délicate. Après une défaite à Gerland, la première depuis 30 matchs, face à Monaco (1-3, 8e journée) les champions de France en titre se retrouvent relégués à la 10e place, à 6 points des co-leaders Nice et Auxerre. Heureusement, ils ne vont pas tarder à réagir et, après une première victoire à l'extérieur à Rennes (1-0, 10e journée), l'OL enchaîne une série six matchs sans défaite, cinq victoires et un nul, qui le replace parfaitement dans la roue des leaders, au soir d'une brillante victoire face à Bordeaux (4-2, 15e journée).

Deux journées plus tard, grâce à une nouvelle victoire à domicile, cette fois face à Strasbourg (2-1), les Olympiens accèdent même, pour la première fois, à la première place du championnat. Premier clin d'œil, mais pas le dernier, c'est à Paris que les coéquipiers de Sonny Anderson iront défendre leur leadership… comme la saison précédente. Mais pas plus que lors de l'exercice 2001-2002, l'OL ne réussira à conserver sa place. Pire même, battus au Parc (2-0), les Gones semblent ensuite en cruelle panne de réussite, rattrapés deux fois de suite dans les toutes dernières secondes face à Montpellier (1-1) et Sedan (1-1). L'hiver sera particulièrement rude pour les hommes de Le Guen qui ne gagneront que deux de leurs sept matchs suivant, touchant même le fond à Monaco lors d'une triste défaite (2-0, lors de la 26e journée).

Voyant la tête du championnat s'éloigner inexorablement, l'OL semble bien mal parti dans sa course à la reconquête du Titre. Néanmoins, les Lyonnais peuvent s'appuyer sur leur expérience de la dernière saison. Et celle-ci va sans doute compter pour beaucoup dans la dernière ligne droite époustouflante réalisée par les Olympiens. Repositionné en 4-2-3-1 et bénéficiant du retour de son précieux buteur Sonny Anderson, blessé pendant trois longs mois, l'OL remporte en effet 6 victoires consécutives, marquées par de précieux succès à Nice et surtout, nouveau clin d'œil à l'exercice précédent, à Auxerre et Bordeaux, et reprend les commandes du championnat. Dès lors, seul Monaco semble en mesure d'inquiéter les Gones, mais à une journée du terme du championnat, le duel acharné entre les deux prétendants tourne définitivement à l'avantage de l'OL. Grâce à un but de Juninho, auteur d'une somptueuse saison qui le voit finir meilleur buteur du club (13 buts), l'OL préserve le nul à Montpellier (1-1) qui, conjugué à la défaite des Monégasques à Guingamp, lui offre un deuxième sacre.

Une juste et magnifique récompense qui permet aux Gones d'oublier, par ailleurs, une saison particulièrement frustrante dans les différentes Coupes, à commencer par la Ligue des Champions. Capable du meilleur comme du pire, l'OL échoue d'un rien dans la course à la qualification pour le second tour. Pourtant, les Lyonnais semblent sur une voie royale à deux matchs du terme, grâce à des performances de haute volée face à Rosenborg (5-0) et surtout contre l'Inter, contre qui les coéquipiers d'Anderson élèvent leur niveau de jeu à des sommets rarement atteints pour aller gagner à San Siro (2-1) et réaliser un nul de grand standing à Gerland (3-3). Malheureusement, cela ne suffira pas, une double défaite contre l'Ajax (1-2 ; 0-2) puis un ultime nul (1-1) à Rosenborg scelleront l'avenir des Lyonnais dans cette prestigieuse compétition. Néanmoins l'OL n'est vraiment pas passé loin dans un groupe qui comptera un futur quart et un futur demi-finaliste, un but valable mais injustement refusé à Anderson face à l'Ajax, au retour, ayant sans doute changé beaucoup de choses…

Toujours est-il que, troisième de la poule, les champions de France sont reversés en Coupe de l'UEFA. Mais, là encore, la désillusion est au rendez-vous, puisque l'OL sortira sans gloire dès son entrée face à Denizlispor, modeste équipe turque, battu au retour à Gerland (1-0, 0-0 à l'aller) malgré la bagatelle de 37 tirs cadrés (!).

Et puisque cette saison n'est décidément pas celle des Coupes, les Gones s'inclinent, avec les honneurs toutefois, au deuxième tour de la Coupe de la Ligue à Sochaux, après avoir été humiliés en Coupe de France à Libourne (0-1), dès le premier tour.

Reste le championnat, qui n'a cessé d'être la priorité absolue durant toute la saison. Et là , l'OL n'a pas failli, démontrant une volonté hors du commun pour devenir, onze après Marseille, le premier club à conserver sa couronne. Un authentique exploit qui vient confirmer les prédictions de Louis Nicollin, le président de Montpellier qui annonçait que « l'OL serait la club des années 2000 ». Au terme d'une nouvelle saison remarquable, conclue le 24 mai dans la ferveur du balcon de l'Hôtel de Ville, le doute n'est plus permis !

Malheureusement, en cette fin de saison, tout le club gardera en mémoire le décès tragique de Marc-Vivien Foé. Le lion indomptable dort maintenant en paix Personne n'oubliera la gentillesse de ce garçon...


Buteurs : Juninho (13).
Championnat : 1er sur 20 (Qualifié pour la Champion's League).
Coupe de France : éliminé en 1/32e de finale par Libourne (1-0).
Coupe de la Ligue : éliminé en 1/16e de finale par Sochaux (3-3, 5 tirs au but à 3)
Champion's League : éliminé au premier tour
Coupe de l'UEFA : éliminé en 1/8e de finale par Denizlispor (1-1 ; 0-0)


Saison 2003/2004

2002, 2003, 2004 et de trois... l’Olympique Lyonnais version Paul le Guen signe son 3ème titre de champion de France consécutif et rejoint Marseille et Saint-Etienne dans l’histoire du football Français. Le jeu léché, porté vers l’attaque a une nouvelle fois submergée l’hexagone par sa superbe en empochant en extra le trophée des champions ! Remarquable...

Meilleure attaque, premiers au classement du fair-play, ce sont là les petits détails du tableau final, ils suffisent à eux seuls pour traduire la classe de cette équipe. N’en déplaise à ses adversaires, l’OL a encore franchi un cap malgré le départ de son attaquant vedette Sonny Anderson et réussi par la même à imposer son standing.

Cette année là, Lyon chute en quart de finale de la ligue des champions face au FC Porto futur vainqueur de l’épreuve et commence à croire en ses chances d’emporter dans sa vitrine la coupe aux grandes oreilles.
Mais la saison 2003/2004, c’est aussi la saison des Dhorasoo, Müller, Luyindula, Carrière, Deflandre et Edmilson, ces grands messieurs qui ont fait que la capitale des Gaules est enfin respectée dans l’Europe du football. La joyeuse bande choisit cette année pour quitter l’équipe olympienne en y laissant toutefois des souvenirs impérissables, merci à eux !

Saison 2005/2006

Le 29 mai 2005, Gérard Houllier débarque entre Rhône et Saône. Chargé par le président Aulas de piloter la Formule 1 Lyonnaise, il doit surtout assurer la continuité de l’excellent bilan de Paul Le Guen qui met fin à son aventure dans la capitale des Gaules après 3 années bien chargées tant en titres qu’en émotions. Gérard Houllier, confirme et conforte l’Olympique Lyonnais dans son statut de leader de la ligue 1. La saison 2005/2006 est dans la continuité des 2 précédentes. L’équipe est tout simplement irrésistible et la preuve se fait par les chiffres.

Le plus évident et le plus impressionnant est bien évidemment le 5 qui établit le record du nombre de titres de champions de France remportés consécutivement par une équipe. Lyon surclasse ainsi Saint-Étienne et Marseille avec leurs 4 titres.  Sur la saison 2005/2006, on retiendra également 7 comme le plus large écart de buts en un match (Lyon 8-1 Le mans) pendant que l’on écoutera le 15 sonner comme le nombre de points qui séparent Lyon de son dauphin Bordeaux, ce qui constituera également un record. Le 25, c’est le nombre de victoires pour les hommes de Gérard Houllier et 84 est le record absolu de points enregistrés dans le championnat de France par une équipe.

C’est aussi cette saison que Lyon a inscrit 73 buts et finit meilleure attaque du championnat de ligue 1. Les performances s’accumulent… mais continuons, ce n’est pas fini ! L’Olympique Lyonnais fête son titre de champion de France dès la 35ème journée et était qualifié pour la ligue des champions dès la 33ème journée ; 2005/2006 est la saison de -presque- tous les records !

Poursuivons avec les chiffres, rien de mieux ne peut expliciter l’aisance et la suprématie du groupe Lyonnais sur les terres de l’Hexagone. Regardons par exemple le chiffre 18 qui atteste d’une série d’invincibilité …et de l’excellent début de saison de la formation rhodanienne.

Lyon sur le terrain
Lyon qui rit, Lyon qui joue, Lyon qui aime prendre des risques. Dans toute l’Europe on observe le trio Tiago-Diarra-Juninho qui est la clé d’une animation offensive et d’un rythme effréné. La presse est unanime pour souligner la saison exceptionnelle de l’OL et les qualificatifs des prestations de l’équipe sont nombreux : talentueuse, technique, maîtrise collective, qualité physique, profondeur de banc, coaching de qualité…

On retiendra que 4 joueurs dans l’équipe auront remportés les 5 titres de champion de France et auront semé un peu plus chaque année la culture de la gagne au sein de l’équipe olympienne. Caçapa, Juninho, Govou et Coupet sont cette bande de copains là. En définitive, la saison 2005/2006, c’est une défense de zone à 4, un milieu de terrain à 3 avec une pointe défensive et deux joueurs un peu plus avancés et ce pour assurer un équilibre entre la défense et l’attaque parfaitement huilées.

Après un tel constat, on aurait presque oublié d’inscrire le trophée des champions remporté en tout début d’année face au Paris Saint Germain. Celui-ci est le 5ème consécutif, encore un chiffre et encore un record…
Une saison formidable donc, malgré une élimination rapide en coupe de la ligue par une équipe de Nantes qui aura recourt à la séance des tirs au but pour éliminer l’équipe Lyonnaise et une autre élimination surprise en ¼ de finales de la coupe de France face à un Olympique de Marseille transcendé.

Mais l’énorme déception de cette saison remarquable en tous points sera sans contestation possible, la cruelle élimination dans l’antre de San Siro face à un AC Milan brillant par son réalisme et qui aura douté jusqu’à la 88ème minute où Djila Diarra et les siens tenaient encore leur billet pour les demi-finales de la Champion’s league avant qu’Inzaghi puis Chevtchenko ne terrassent les espoirs Lyonnais. La bande à Juninho échouera donc, une fois de plus en quarts… et retardera encore l’arrivée de la coupe aux grandes oreilles dans la vitrine d’un club qui ne cesse de grandir.


Saison 2006/2007

A l’intersaison, Mahamadou Diarra a quitté les bords du Rhône contre 26 millions d’euros. Monsoreau vers Monaco, Pedretti à Auxerre et Frau en direction de Paris l’ont imité. Squillaci, Källström et Toulalan sont venus renforcer les rangs olympiens.

Les Lyonnais entament la saison tambour battant. Après un succès aux tirs au but en trophée des champions contre le PSG, ils remportent dix de leurs onze premiers matchs de championnat. A la trêve, le bilan est historique : dans le sillage de Florent Malouda, élu meilleur joueur de la saison, et de Juninho, ils remportent 50 points sur 57 possibles. Le premier fait d’arme des champions de France se déroule au stade Vélodrome lors de la 10e journée de Ligue 1. Dauphin de l’OL avec seulement 5 points de retard, l’OM est écrasé à domicile. Juninho est survolté : auteur de deux buts, le Brésilien place les siens sur orbite, vers un sixième sacre consécutif.

Durant une première partie exceptionnelle, les Lyonnais s’appuient sur un mental hors norme qui leur permet de s’imposer dans les arrêts de jeu contre Bordeaux, Saint-Etienne, Sedan et Paris et renverser des situations bien compromises contre Valenciennes et le PSG en Coupe de la Ligue. L’OL impressionne. Les conférences de presse bruissent d’un possible quadruplé. Il faut dire que leurs résultats continentaux n’ont rien à envier à leurs performances hexagonales. Après une nouvelle démonstration en ouverture de la compétition aux dépens du Real Madrid, les Lyonnais écartent le Steaua Bucarest et le Dynamo Kiev pour terminer en tête de leur groupe.

Tous les voyants sont alors au vert. Seule ombre au tableau : les blessures à répétition des attaquants. A Valenciennes puis à l’entraînement, Karim Benzema se blesse à la cuisse ; à Marseille, c’est Fred qui sort, victime d’un claquage. L’arrivée au mercato de Milan Baros vient compenser ces défections. Passé quasi inaperçu dans un bilan somme toute prometteur, le dernier match avant la trêve hivernale dessine en creux un hiver délicat pour les Rhodaniens : Monaco ramène de Gerland un match nul 0 à 0 au terme d’une rencontre que les Lyonnais traversent fatigués et mal inspirés.

L’OL ne va mettre que deux mois à défaire ce qu’il a patiemment construit en cinq. En janvier et février, les Rhodaniens ne prennent que 11 points sur 24 possibles, s’inclinant à Toulouse et Troyes, et à domicile contre Bordeaux en Ligue 1, et quittent la coupe de France dès les huitièmes de finale à Marseille, battus au terme d’un final dont ils étaient auparavant coutumiers. Beaucoup plus décevant : ils sont éliminés de la Champions League en huitièmes de finale, battus par l’AS Roma (0 – 0 puis 0 – 2). Le match retour à Gerland est un véritable cauchemar pour un groupe dont l’unité faisait auparavant la force, et dont les dissensions affleurent désormais.

Dès le mois de mars, tous les regards se portent sur un sacre de champion de France annoncé, dont seule la date d’officialisation demeure inconnue, et sur la finale de la Coupe de la Ligue face à Bordeaux. Mais l’issue de cette dernière ne sourit guère aux joueurs de Gérard Houllier qui cèdent dans les ultimes secondes (0 – 1).

A domicile face à Rennes (officieusement) puis sans jouer à Auxerre (officiellement), l’OL remporte son sixième titre de champion de France consécutif. Une performance exceptionnelle que ne doit pas ternir une seconde partie de championnat inévitablement dépréciée au regard d’une entame de saison sensationnelle. Ils terminent l’exercice 2006/2007 avec un bilan de 24 victoires, 9 matchs nuls et 5 défaites, la meilleure attaque (64 buts marqués) et la meilleure défense (27 buts encaissés).

Dans la catégorie « départs », impossible de ne pas citer celui de Claudio Caçapa, vainqueur de six titres de champion de France, longtemps capitaine de l’OL, et pilier du vestiaire olympien. Nanti de deux titres nationaux et du trophée du meilleur entraîneur de Ligue 1 de la saison, Gérard Houllier quitte lui aussi la capitale des Gaules.

La saison de l’OL restera également marquée par son entrée en bourse en février 2007. Une première pour un club de football français. Fruit d’un travail entrepris depuis cinq ans, la cotation de la holding OL permet de lever 88 millions d’euros et de préparer l’avenir. En ligne de mire, la construction d’OL-Land, vaste complexe comprenant notamment un stade de 60 000 places. Preuve de l’importance grandissante de l’OL en Europe, Jean-Michel Aulas est élu, à l’unanimité, à la présidence du G – 14.

L'effectif : Coupet, Vercoutre, Berthod, Abidal, Müller, Cris, Caçapa, Squillaci, Clerc, Réveillère, Toulalan, Santos, Källström, Mahamadou Diarra, Tiago, Alou Diarra, Juninho, Govou, Wiltord, Rémy, Ben Arfa, Malouda, Baros, Benzema, Fred, John Carew, Bettiol

Buteurs : Fred.
Championnat : 1er sur 20 (Qualifié pour la Champion's League).
Coupe de France : éliminé en 1/8e de finale par Marseille (1-2 à Gerland).
Coupe de la Ligue : battu en finale par Bordeaux (0 - 1)
Champion's League : éliminé en huitièmes de finale par l'AS Rome (0 - 0, 0 - 2)