masculins / OL Féminin

Des apparences trompeuses

Publié le 24 février 2006 à 10:33 par PC

Dimanche, les jeunes de l'OL Féminin ont été éliminées de la coupe Rhône Alpes par Pontcharra. Leur abnégation mérite bien qu'on revienne sur cet épisode injuste.

En coupe Rhône-Alpes à Pontacharra-sur-Turdine, Pontcharra et OL féminin 3 : 1-1 (1-0). OL3 éliminé aux tirs au but 4-3
But pour l’OL : Amélie Barbetta (63e)
Le groupe : Alicia Allemoz – Kim Giraud-Bonne, Marie Bolâtre, Océane Cairaty, Vanessa Coulos, Amélie Barbetta (cap), Charlène Sasso, Ophélie Naquin, Lydia Miraoui, Sarah Ghazi, Déborah Taghavi, Marion Hernandez, Marine Salmonia, Ariane Mano.


Sans connaître le score et en regardant le match, le spectateur mal informé, n’aurait pas misé un centime sur les locales de Pontcharra, dominées de façon quasi insolente dans le jeu. Mais les apparences sont trompeuses et une possession de balle maximale ne récompense pas forcément l’équipe qui crée le jeu. Les toutes jeunes filles (13 moins de 16 ans) alignées par Jacques Foraison dimanche pour ce tour de Coupe Rhône-Alpes l’ont appris à leur dépends.
Détentrice du titre depuis 4 saisons, l’OL féminin ne connaîtra pas cette année la tension et la joie d’une finale. Comme d’autres ténors régionaux comme Ambilly, finaliste l’an dernier, et Saint-Etienne RC, elles ont chuté bien tôt dans l’épreuve désormais de plus en plus ouverte.
Le coach a dû se rendre à l’évidence : son attaque ne parvient plus à conclure. Et les Pontcharvines, « roublardes » à souhait se sont parfaitement appuyées sur leur métier. Jouant le coup à fond avec des armes que la tendre jeunesse ne soupçonne encore pas totalement. Toujours à la limite de la rupture, les locales ont su casser le rythme par tout moyen à leur disposition dans une rencontre disputée dans des conditions dantesques : pluie, neige, vent, froid vif…
Les Lyonnaises avaient, il faut avouer, engager le match de la pire des manières. Une erreur grossière de relance de sa charnière centrale permettait aux locales d’ouvrir le score dès la 3e minute. Un retard au score apr�s lequel les olympiennes n’ont cessé de courir. Il fallut attendre la 63e minute pour voir Amélie Barbetta, d’un coup franc magistral à 20 mètres, ramener la parité (1-1). Un minimum syndical pour des visiteuses dominatrices et développant un jeu plaisant malgré l’engagement physique adverse.
Mais la défense Pontcharvine poursuivait son travail de destruction avec détermination et un brin de réussite, celle qui sourit aux audacieuses. Et les tentatives multiples lyonnaises trouvaient toujours un obstacle et une très bonne portière adverse en la personne de Marie Cherblanc.
Incapables de se départager dans le temps de jeu réduit au strict minimum malgré de très nombreux arrêts de jeu, les deux formations se mesuraient donc aux tirs au but. Il ne fallait pas se poser de question, conserver ses nerfs. Les plus matures, les plus âgés, ont mieux su gérer la tension. Poncharra renvoyait ainsi les Olympiennes à leur apprentissage en remportant l’épreuve 4 tirs au but à 3, empochant ainsi leur qualification.


Déception et légère inquiétude

L’OL3 ne marque plus. Depuis sa contre-performance enregistrée à Claix (défaite 2 à 1) où d’autres ténors d’Honneur se sont d’ailleurs cassés les dents, les filles de Jacques Foraison n’ont pas retrouvé leur percussion.
Les nombreux reports, voire annulations, de séances d’entraînement dus à la rigueur d’un hiver froid mais aussi neigeux ne sont sans doute pas étrangers à une remise en route toussotante. En bonne condition physique (les footings et la musculation ont remplacé les jeux de ballon) les jeunes olympiennes souffrent d’un manque évident de temps de jeu.
Voici plus d’une semaine, un tableau similaire a assombri l’horizon du championnat cette fois avec une défaite concédée à Saint-Genis-Laval (2-0). Malgré la maîtrise du jeu et trois barres transversales, l’OL3 enregistrait là sa deuxième déconvenue… De quoi peut-être déclancher quelques tempêtes dans ces mignonnes petites têtes.
Le retour des vacances d’hiver signera, à n’en pas douter, une remise en ordre dont on attendra la renaissance de l’efficacité. Il conviendra de se remettre dans le sens de la gagne dès le 5 mars (avant même la reprise) à la plaine des jeux de Gerland contre Caluire.