masculins / Lille 3 - OL 2

Des nouvelles de Tola Vologe...

Publié le 11 novembre 2004 à 13:59 par R.B

Les lendemains de match ont toujours un côté particulier. Ce mercredi matin encore plus. Certains joueurs sont restés aux soins, d'autres ont mis le nez dehors. Diatta, Berthod, bergougnoux, Gomez, Réveillère ont trottiné. Puydebois, Cris, Essien ont fait un tennis ballon avec Paul Le Guen, Yves Colleu, Joël Bats. L'ambiance n'était pas morose malgré l'élimination de la veille, la première défaite de la saison et les nouvelles blessures. Wiltord et Malouda ont couru à bonne allure, ce qui est plutôt bon signe pour l'ancien Gunner.



Bien évidemment, les journalistes attendaient des nouvelles des blessés. Le papa d'Eric Abidal était là avec autre fils, Jean-Christophe. Il a confirmé les propos du défenseur lyonnais. « Oui, j'avais parié avec Eric lorsqu'il est parti à Monaco que je marierais lorsqu'il marquerait son premier but en professionnel. Je savais que cela arriverait un jour, d'autant que chez les jeunes, il était attaquant. Avec sa mère, on va préparer les papiers. Cela fait 35 ans qu'on se connaît, mais on attendait toujours… » René, avec son délicieux accent antillais, va donc s'exécuter. Que dit le fiston qui sort des vestiaires en s'appuyant sur des béquilles ? « Mon père ? Je le connais le coco, il n'a qu'une seule parole. Cela nous fera une belle fête de famille, un bon gueuleton. Ma blessure ? J'ai eu mal sur le coup, mais je pensais pouvoir revenir. En fait, c'était impossible. Je vais penser une IRM vendredi. On verra. S'il devait y avoir une opération, je le saurais déjà. Ce n'est jamais agréable d'être blessé et cette succession de problèmes est gênante pour le club. Bon, nous avons perdu à 9 ; il n'y a pas de quoi s'alarmer. Je ne pourrais pas honorer une nouvelle fois une sélection. Cela s'est déjà produit et je suis revenu… »



Le docteur Jean-Jacques Amprino sort à son tour. Il se fait « chambrer » gentiment avec tout le travail qui s'accumule pour lui Il répond en souriant par les diagnostics concernant Abidal et Benarfa. « Eric a une entorse du ligament latéral interne du genou droit. La gravité sera évaluée à l'issue de l'IRM qu'il passera vendredi. On saura si ce ligament est distendu ou rompu. Hatem Benarfa a une triple fracture de la clavicule droite. Il va passer des examens cet après-midi à la clinique St-Anne. Le professeur Walsch décidera rapidement s'il faut opérer ou non. J'en profite pour faire une remarque. Je trouve que les matches sont de plus en plus engagés et je suis déçu que les arbitres ne jouent pas toujours leur rôle de protecteurs des joueurs. Nous venons de perdre sur blessures trois joueurs (Cacapa, Coupet et Benarfa) après des contacts avec des adversaires. La traumatologie du football change… Quant au cas Elber, je ne peux rien vous dire puisqu'il ne m'a pas contacté. J'espère le revoir bientôt…»



Hatem sort dans la foulée des vestiaires, le bras en écharpe, accompagné de son agent Fred Guerra qui va le conduire à la clinique.



Un sourire, évidemment, avec l'arrivée de Florent Malouda. Le Guyanais, absent dans le Nord, a été sélectionné par Raymond Domenech pour affronter en match amical la Pologne mercredi prochain au Stade de France. « Je fais partie de cette nouvelle génération de joueurs qui doivent prendre le relais des anciens. Je pense pouvoir apporter mon enthousiasme. Ce n'est qu'un premier appel ; on verra si je joue et si je vais m'intégrer dans ce groupe pour longtemps. Rester, c'est l'objectif. Que ce soit un match amical, n'a pas d'importance. Je suis fier. Depuis l'annonce de cette sélection, j'ai reçu énormément d'appels pour me féliciter. Je n'ai pas l'habitude. Ma messagerie était saturée. Je me suis rendu compte qu'il se passait quelque chose, lorsqu'en me réveillant de ma sieste, j'ai vu tous les messages… Cela me fait plaisir de voir des gens contents pour moi. Je sentais que j'allais être appelé… Tout ce bonheur ne me changera pas. Samedi, il faudra déjà battre Nantes. J'ai eu Bernard Lama, le seul Guyanais à ce jour international, au téléphone. Il m'a donné quelques conseils. Et m'a répété que le travail finissait toujours par payer. C'est une étape supplémentaire dans ma carrière. Le but, c'est maintenant d'y rester. Je suis un bleu chez les Bleus… »



Demain, les Olympiens vont remettre les crampons pour préparer la venue de Nantes. Hécatombe ou pas, il y a un match à jouer, à gagner pour garder la tête de la Ligue 1 devant Lille ( ?) tout en restant invaincu… en championnat.



R.B