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Deux ou trois choses d’Eindhoven…

Publié le 21 février 2006 à 11:55 par RB

Décidemment la pluie a décidé d’accompagner le séjour des Lyonnais. Il pleut sur Eindhoven, une ville située dans le Pays de la Meuse à une 15 de kilomètres de la Belgique et à une petite cinquantaine de l’Allemagne.

Eindhoven, 200 000 habitants, une cité industrielle où les entreprises textiles et les manufactures de tabac étaient nombreuses au début du 19ème siècle avant que celles de Philips et de DAF ne viennent les supplanter dans les années 1920. La Seconde Guerre Mondiale détruira en grande partie cette ville, stratégique en raison de son importance économique. Cela n’empêchera ensuite la Société Philips de croître au fil du temps ; cette croissance profitant à la ville par le biais d’infrastructures et d’investissements dans les loisirs et la culture. Le club du PSV Eindhoven en a le plus bel exemple.

Pas grand-chose de vraiment marquant dans cette cité d’un aspect plutôt moderne. Les maisons en briques rouges prennent un aspect triste lorsque le temps refuse de se montrer clément ; la pluie, le vent n’empêchent pas les très nombreux vélos de circuler… nous sommes aux Pays Bas ne l’oublions pas, un pays où les coursiers sont des durs au mal. « Cette hiver a été très rude ; nous avons beaucoup de neige… ». Henke, chauffeur de taxi de son état, nous conseille d’aller nous réfugier dans le grand centre commercial d’Eindhoven. Quant au match ? «Le PSV est moins fort que la saison dernière. C’est suffisant pour le championnat, mais en Champions League, c’est tout autre chose. Et puis l’année dernière, le PSV s’était d’abord déplacé aux matchs allers… Vous les Français vous allez avoir le sourire ce soir… ». Henke nous ramène à notre hôtel en nous montrant, de ci de là, les bâtiments importants de sa ville. «A gauche, c’est l’Hôtel de Ville ; les joueurs du PSV viennent y fêter leurs titres et les supporters se massent sur le parvis pour les féliciter… ».

[IMG40164#R]Il est un peu plus de 10 h du matin en ce 20 février maussade. Nous revenons du Philips Stadion où a eu lieu la traditionnelle réunion d’avant match avec les arbitres, les dirigeants des 2 clubs, les responsables de la sécurité. Bernard Lacombe assiste systématiquement à ce rendez-vous. « Cela fait 4 ou 5 ans ; je ne sais plus exactement. C’est peut-être par superstition. J’amène les maillots du match. Guy Genet me les apporte à mon hôtel. Ce soir, nous devrions jouer en noir, maillot et bas, et gris pour le short ; « Greg » aura une tenue bleue et des bas blancs ». Bernard a étalé ces tenues pour que Monsieur Kyros Vassaras donne son assentiment en regardant celles du PSV (rouge et blanc). Le trio arbitral évoluant en jaune. Une quarantaine de personnes sont dans un des salons du Philips Stadion ; le René Van de Kerkhofzaal… les autres se nommant Ronaldo, Romario… Le culte de la mémoire est bien tangible, comme en atteste encore la collection de portraits de tous les grands joueurs ayant porté un jour la célèbre tenue du club. Il est drôle de voir les bobines juvéniles de Ronaldo, Gullit, Romario, Stam (avec des cheveux)…

[IMG40163#L]La journée va traîner en longueur avant de retrouver ce stade où 1 200 supporters lyonnais prendront place au milieu de 35 000 Bataves. L’OL en sera, dans quelques heures, à son 3ème huitième finale de rang de Champions League en ayant à chaque fois remporté ce match aller à l’extérieur. Nous aimerions bien que cela ne change pas.
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