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Docteur Emmanuel Orhant

Publié le 31 juillet 2008 à 19:00 par R.B

Le docteur Emmanuel Orhant sera à partir du 1er Août le responsable médical de l’OL… Il occupait la même fonction au LOSC…

« Je ne souhaite pas être sur le banc samedi à Bordeaux. J’ai demandé à Jean-Jacques Amprino de le faire. C’est tout à fait logique, c’est lui qui a suivi toute la préparation de l’OL… ». Né, il y a 38 ans en Normandie à la Ferté Macé, une enfance passée en Bretagne à Redon, des études de médecine générale et sportive à Blois, une pratique d’abord auprès des différents clubs sportifs de la ville de Blois (foot, rugby, haltérophilie…), médecin, puis le responsable médical au niveau de la fédération d’Aviron et en suivant celui du LOSC de 2004 à 2008… voilà en quelques lignes le parcours d’Emmanuel Orhant, le nouveau responsable médical de l’OL. Emmanuel prendra ses fonctions le 1er août. Il s’est livré avant de le côtoyer au quotidien.

Emanuel qu’aimez-vous dans la vie ?
« Le sport, la médecine et ma famille. Je suis marié et j’ai 2 garçons (10 et 7 ans) fans de Jean II Makoun. Je suis un sportif amateur et éclectique. Je fais du VTT, de la course à pied, du foot, du badminton. D’ailleurs depuis 3 ans, il y a un défi avec Claude Puel. »

Votre parcours professionnel ?
« Il y a eu une évolution depuis mes débuts à Blois. Je suis devenu ensuite médecin à la fédération française d’aviron, puis le responsable avant de répondre à l’annonce du LOSC après les JO d’Athènes et d’être choisi par Claude Puel. Le 1er août je rejoins l’OL où je serais le responsable médical du club (tous les staffs médicaux). Je considère que c’est un travail d’équipe. J’aime avoir la gestion complète d’une équipe. J’ai suivi des formations de management. Le rôle d’un médecin sportif ? Il faut aider les sportifs pour qu’ils se réalisent pleinement. Il faut arriver à gommer le moindre problème. Ce qui frappe instantanément à l’OL, c’est le professionnalisme. On sent que rien n’est laissé au hasard ».

Que faut-il par exemple dans votre fonction ?
« Il faut connaître les techniques spécifiques du sport pour évaluer les problèmes potentiels. Pour ma part, cela m’a enrichi de suivre différents sports. A Lille, quand un joueur se blessait, je regardais la vidéo de l’instant de la blessure. Cela m’aidait et je pouvais aller voir aussi voir les spécialistes avec cette vidéo. J'ai commencé à travailler de cette façon avec les rameurs. Certaines blessures peuvent parfois être évitées en regardant la manière de se blesser».

Claude Puel en un mot ?
« C’est l’exigence, le respect, le travail… ». Un entraineur que le Normand vouvoie. "C'est comme cela... Je sais aussi que cela peut surprendre".

Un souvenir marquant de votre métier ?
« La cérémonie d’ouverture des JO d’Athènes. Je m’en souviendrais toute ma vie. Et puis, je ne peux oublier mon premier match avec le LOSC… c’était en août 2004 à Gerland. Je ne me souviens pas du résultat et peu importe qu’il y ait eu je crois une défaite. Non, de se retrouver sur le banc d’un match de L1, cela a été un moment important. »

Que va devenir Jean-Jacques Amprino ?
« Il reste avec nous et j’en suis très content. Nous avons besoin de lui dans plusieurs domaines, sans oublier qu’une saison est très longue. Je suis sincèrement heureux de travailler avec lui. »