masculins / OL - Real Madrid J-1

Du rêve... à la réalité

Publié le 12 septembre 2005 à 14:10 par R.B

[IMG6581L]Depuis le temps que le stade de Gerland les attendait… le tirage au sort l'a enfin fait. Les <b>Galactiques</b> seront mardi soir sur la pelouse du quadruple champion de France. Avec 9 Coupes d'Europe des Champions, autrefois des Clubs, le Real est un club mythique. Il a fait rêver dans les années 50… il fait toujours autant rêver aujourd'hui. Sa constellation d'étoiles est une invitation au bonheur, au beau jeu et aux trophées. Cela marche très souvent… mais pas tout le temps...

Depuis le temps que le stade de Gerland les attendait… le tirage au sort l'a enfin fait. Les Galactiques seront mardi soir sur la pelouse du quadruple champion de France. Avec 9 Coupes d'Europe des Champions, autrefois des Clubs, le Real est un club mythique. Il a fait rêver dans les années 50… il fait toujours autant rêver aujourd'hui. Sa constellation d'étoiles est une invitation au bonheur, au beau jeu et aux trophées. Cela marche très souvent… mais pas tout le temps. La saison dernière en est la preuve…



Alors pour débuter leur sixième campagne de Champions League, les Gones vont se coltiner ces extraordinaires madrilènes qui font parfois penser aux basketteurs des Harlem Globe Trotters tant ils donnent l'impression de se soucier plus du spectacle que du tableau d'affichage. Privés de Zidane, Ronaldo et peut-être de Beckham, cela peut-il changer quelque chose aux données de cette rencontre ? Certainement si l'on se fie à la réponse de Gérard Houllier à propos de l'absence, notamment de Ronaldo : « je ne la regrette pas du tout sportivement… ». Sans oublier les propos de Bernard Lacombe : « il faut arrêter de dire que le meilleur joueur au monde, c'est Ronaldinho. Pour moi, c'est Ronaldo, parce qu'il est capable de dormir tout le match et de marquer le but décisif… ». Forcément le Real sans ces deux, voire trois monstres sacrés n'est plus tout à fait le même, malgré la présence de Robinho, Raul, Baptista, Robert Carlos, Guti, Salgado… et le fait que ce collectif n'a débuté la saison que depuis deux rencontres. Mais le passé, l'histoire que représentent ce maillot blanc sont les garants d'un dépassement « obligatoire » de soi. Alors attention, surtout quand les Merengue viennent de subir un camouflet sur leur pelouse en championnat.



Les Lyonnais savent qu'ils continuent leur période montagneuse, dixit Gérard Houllier, par le Galibier. Il aurait préféré grimper ce col mythique un peu plus tard dans la saison, même s'il ne semble pas vraiment impressionné par le challenge proposé. Après un début de saison placé sous le signe des succès (6 victoires et un nul), les Gones peuvent avoir un mental de feu dopé par le prestige des visiteurs. Jouer le Real un jour dans sa vie… le battre… et se positionner, favorablement, d'entrée pour la qualification aux 1/8èmes de finale.



Alors inutile de dire que les partenaires de Cacapa et les supporters lyonnais connaissent l'enjeu de cette rencontre ; et les qualités présentes dans le camp en face. Rapidité, technicité, fantaisie compensant le plus souvent les absences défensives et le peu de goût aux tâches ordinaires. Et cette faculté de planter des accélérations « mortelles » après avoir endormi ses adversaires. Il faudra donc se méfier et comme le dit, l'entraîneur olympien, savoir varier son jeu. Le coach nous ayant abondamment parlé dimanche matin des différentes façons de jouer, de s'imposer en notant que ce qui fait la différence au plus haut niveau : la phase de récupération. «Il n'est pas obligatoire d'avoir le ballon pour l'emporter. Regardez le Barca, en Champions League, lors des deux dernières saisons. Elle a été l'équipe qui a eu le plus le ballon… pour quel résultat… Je me souviens aussi d'Arsenal au Bayer Leverkusen. Les Anglais avaient eu à peine un tiers de temps de possession de ballon et ils avaient largement battu les Allemands ». En connaissant la faculté des Espagnols à « coincer la chique », cela peut donner des idées à Juninho et consorts. Quant à l'ancien manager de Liverpool, il devra choisir 18 joueurs parmi les 21 emmenés au vert et son 11 de départ. Un exercice pas évident du tout.



Ce match a un parfum unique. Cela parlera bien évidemment portugais sur la pelouse ; Cris, Cacapa, Fred, Juninho d'un côté sans oublier Tiago… Robinho, Roberto Carlos, Baptista chez les Galactiques. Il y aura les coups francs de « Juni ». Au Real, ceux de Beckham et de Roberto Carlos ; ce dernier se souvient certainement d'en avoir inscrit un fantastique sur la pelouse de Gerland le 3 juin 97, à Barthez… Il y a tellement à dire avant ces 90 minutes… tellement de symbolique représentée par cette visite… tellement d'attente… qu'il ne faut pas y laisser toute son énergie. Le match débute mardi à 20h 45… le rêve va devenir réalité. Et la belle réalité serait que l'OL batte le Real. cela ne nous semble pas une mission impossible.





R.B

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