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Du rêve à la réalité

Publié le 06 mai 2016 à 21:12 par R.B

La finale attendue aura bien lieu ce samedi 7 mai au Parc OL... l’OL a l’avantage du goal average et peut définitivement assurer sa place de dauphin en cas de succès... l’AS Monaco est presque dans l’obligation de s’imposer avant la dernière journée...

En tremblant Monégasques et Lyonnais ont pris les trois points face aux Guingampais et Ajacciens. Et comme Niçois et Stéphanois ont laissé des plumes dans la 36ème journée, et qu’ils s’affronteront ce samedi, la place de dauphin du PSG est promise aux partenaires de Toulalan ou de Gonalons ainsi a priori que la dernière marche du podium. C’est donc la finale attendue, rêvée qui semblait pourtant utopique début janvier si l’on était supporteur de l’OL en reconstruction qui possédait 6 points de retard sur l’ASM, dauphin du PSG (10 au soir de la 27ème journée) ! Depuis le septuple champion de France a quasiment tout écrasé sur son passage avec 36 points en 17 rencontres (il est invaincu depuis la 28ème journée) et le club princier a eu quelques couacs coupables à l’image des nuls chez lui face au Gazelec, Stade de Reims ou encore d’une défaite contre les Girondins. Heureusement qu’il a rattrapé un peu le coup en s’imposant par exemple au Parc des Princes.

Cette finale, les deux équipes vont-elles l’aborder dans le même état d’esprit ? L’OL a la main du goal average. Il peut « se contenter » d’un match nul à condition de battre Reims chez lui si l’AS Monaco battait le MHSC au Stade Louis II ; un Stade de Reims qui va certainement jouer sa survie en L1 lors de cette dernière journée! Penser ainsi pourrait être risqué en entrant sur la pelouse du Parc OL. Evidemment, une victoire enverrait directement l’OL en Ligue des Champions. Les Monégasques n’ont a priori pas le choix... Une défaite les repousserait au mieux à la 3ème place. Un match nul mettrait leur destin dans les pieds des Rémois. C’est donc simple, la 2ème place passe « obligatoirement » par une victoire. Dans cette saison où ils ont déçu sur la scène européenne, celle des coupes nationales, ils s’en sont souvent sortis en championnat en ramenant des résultats de leurs déplacements. Ne sont-ils pas classés juste derrière les Parisiens au nombre de points pris loin de leurs bases ? Avec « ses grognards » Toulalan, Carvalho, Moutinho, Raggi, Subasic, Love... l’AS Monaco connait la musique. Et même privé de Fabinho, suspendu, Contrao, Pasalic... les Silva, Dirar, Bagayoko, Lemar... ont des arguments pour épauler efficacement les anciens. Il serait étonnant que ce Monaco version Jardim parte à l’abordage même en ayant besoin des trois points.

L’OL avait eu chaud à Toulouse. Il a failli prendre froid face au Gazelec. Il avait déjà tremblé face aux Aiglons. Mais l’essentiel a accompagné les deux dernières sorties après avoir sauvé les meubles contre l’OGCN. L’OL s’est donc mis dans les meilleures dispositions comptables pour atteindre ce graal qui a pris de plus en plus de consistance tout au long de la phase retour. Quel plus beau final pour célébrer aussi sa 10ème sortie dans son majestueux Parc !

Ce Parc va déborder d’attente, de soutien. Ce Parc va pousser Gonalons et ses copains. Ce Parc veut sa fête, celle aussi d’un Bruno Genesio, grand artisan avec son staff, de ce retour gagnant. L’entraîneur lyonnais a eu très souvent la main heureuse dans ses choix de départ et pendant les matches. Et comme toujours lors d’une dernière chez soi, c’est aussi, peut-être, la « der » de certains joueurs sous le maillot olympien.

Un match de championnat en forme de match de coupe où les vertus techniques, tactiques sont souvent dépassées par celles liées à l’envie, au mental. Elles peuvent compenser les absences, sublimer les présents pour aller chercher ce ticket direct de Ligue des Champions. Cela promet une belle «bataille»

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