masculins / Pendant la trêve

E comme... Europe

Publié le 08 juin 2007 à 10:00 par GG

C'est l'heure de l'ABECEDAIRE. Une lettre et un mot par jour. Place à la lettre E comme... Europe.

Cette saison le tirage au sort avait offert à l’OL le nec plus ultra (le Real Madrid) et une dose d’exotisme (Dynamo Kiev et Steaua Bucarest). Il est vrai qu’avec ces 9 « coupes aux grandes oreilles » au palmarès, le Real de « Djila » Diarra est encore ce qui se fait de mieux sur le vieux continent. Pour ce qui est de Kiev et de Bucarest, Gérard Houllier et ses hommes partaient avec beaucoup d’inconnus et une certitude, le football de l’Est reste difficile à cerner et à jouer.

Malgré toutes ces petites incertitudes, l’OL réalise une première phase impressionnante. Avec 4 victoires (2 fois contre Kiev, à Bucarest et à Gerland contre Madrid) et 2 nuls (à Santiago Bernabeu et contre Bucarest) soit 14 points récoltés, l’OL termine premier du groupe E, trois longueurs devant le Real Madrid. Une feuille de statistique exceptionnelle, certes un peu moins bonne que celle de la saison précédente (en 2005-2006 l’OL avait terminé la première phase avec 16 points) mais un bilan suffisamment brillant pour offrir à l’OL le titre de « champion d’Europe des phases de poules ». Fin décembre, à l’heure des premiers comptes, l’OL vire en effet en tête devant des clubs prestigieux comme Chelsea, Valence ou Liverpool (ces 3 équipes totalisaient 13 points à l’issue du 1er tour). « Champion d’Europe des phases de poules », un titre honorifique, flatteur mais tellement frustrant.

Et la frustration naitra de ce 1/8 de finale rageant disputé face à l’AS Rome de Philippe Mexes. Pourtant à l’issue du match aller (0-0 au Stade Olympique de Rome), l’OL semblait bien placé. Cette impression était confortée par ce sentiment d’impuissance laissé par le club romain. Mais la timide équipe ultra Totti-dépendante du match aller laisse place à la formidable machine découverte à Gerland.
Solide voir imperméable défensivement, inspiré offensivement, l’AS Rome réalise le match parfait. Après avoir disputé trois quarts de finale consécutifs, Lyon, totalement impuissant, dit adieux à la Ligue des Champions dès les huitièmes de finale. Ce soir là, la Louve était plus forte que le lion.