masculins / Le Mans - OL J-3

Ederson : " Tout va compter "

Publié le 01 avril 2009 à 15:39

Lors du dernier match avant la trêve internationale, vous étiez sorti sur blessure. La trêve vous a-t-elle fait du bien ?
Après nos 7 matches disputés en 21 jours, elle a fait énormément de bien, tant mentalement que physiquement. J’ai pu prendre le temps de bien soigner ma cheville ainsi qu'une béquille. On a ensuite pu bien travailler et emmagasiner de l’énergie avant le sprint final qui nous attend. La trêve nous permet de mieux travailler que lorsqu’on joue tous les trois jours. On va devoir maintenant bien réattaquer dès samedi (au Mans) pour aller chercher le titre, pour que cette fin de saison soit couronnée.

Durant cette fin de saison, vous allez affronter plusieurs de vos concurrents directs pour le titre. Considérez-vous qu’il s’agisse d’un inconvénient ?
Cela dépend des points de vue. Lorsqu’on affronte un adversaire direct, c’est également une confrontation directe pour lui. Pour remporter le titre, il faudra en tout cas réaliser une très bonne fin de saison. L’important est de prendre des points partout, d’être costaud à domicile comme à l’extérieur et de ne pas abandonner des points en route. Tout va compter, même le goal-average car ça va être serré jusqu’au bout.

L’emporter au Mans vous semble-t-il obligatoire ?
Si on veut être champion, on a l’obligation de remporter tous nos matches. Ce n’est pas parce que Le Mans joue le maintien que cela va être un match facile. Ca va même être très difficile, justement parce qu’ils ont besoin de points.

Vous reverra-t-on en position d’avant-centre ?
Je ne sais pas encore parce qu’en raison de l’absence des internationaux, on n’a pas encore travaillé collectivement. En tout cas, je demeure à la disposition du coach. Face à Sochaux, je me suis senti bien à ce poste, j’y ai pris du plaisir, surtout parce que tout le monde m’a fait confiance, que ce soit mes coéquipiers ou mon coach. J’ai également parlé avec Bernard Lacombe et Sonny Anderson, des anciens attaquants qui ont fait des merveilles à ce poste. Ils m’ont conseillé et j’ai essayé de mettre leurs conseils en application. J’ai ainsi changé ma façon de frapper le ballon. Avant j’enroulais souvent, j’essayais de placer le ballon. Le coach m’a également demandé de mettre plus de force, c’est ce que j’essaie de faire pour offrir le moins de chance possible au gardien. C’est ce que je travaille et cela commence à payer.

Que pensez-vous de la période que connait actuellement Karim Benzema ?
J’entends parler de «mauvaise passe » mais je ne crois pas que ce soit le cas. Il donne tout à l’entraînement comme en match, il essaie de bien faire pour aider l’équipe. Il marque peut-être moins qu’auparavant mais ce n’est pas pour autant qu’il est dans une mauvaise passe. Il y a des moments où l’on marque moins mais ça reviendra ; c’est un très grand joueur, ambitieux, un immense talent. Ca viendra naturellement.

L’OL peut-il être champion sans un grand Karim Benzema ?
L’OL, c’est avant tout une grande équipe, un bon groupe, c’est ça le plus important. A nous également de le mettre dans de bonnes conditions. Je pense qu’il se montrera grand lors de cette fin de saison.

On a lu récemment que vous pourriez un jour porter le maillot de l’équipe de France. Qu’en est-il ?
Ce n’est actuellement pas dans mes pensées. J’ai dit à un journaliste brésilien que dans un an je pourrai peut-être acquérir la nationalité française mais cela ne signifiait pas que j’avais la prétention de jouer avec les Bleus. Je ne dis pas que je ne porterai jamais le maillot français parce qu’en football on ne sait jamais ce qui peut arriver. Mais je suis actuellement brésilien, j’ai la nationalité brésilienne, j’espère donc être, un jour, sélectionné avec l’équipe nationale du Brésil comme je l'ai déjà été avec les moins de 17 ans brésiliens. Ce n’est actuellement pas le moment de parler de l’équipe de France ; chaque chose en son temps. Je suis brésilien, le Brésil est mon pays, même si j’ai beaucoup de respect pour la France et son équipe nationale. Si j’ai la nationalité française dans un an, on en reparlera. Je suis aujourd’hui un joueur de l’OL qui fait tout pour être appelé par le sélectionneur brésilien; j’ai encore beaucoup de choses à faire et à montrer pour y parvenir.