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Emmanuel Orhant : «Mon rôle est de rassurer»

Publié le 07 septembre 2009 à 15:49 par TS

Emmanuel Orhant, le médecin du groupe professionnel, évoque le virus H1N1 de la grippe A et les différentes précautions prises par l’Olympique Lyonnais.


On n’est encore loin du pic épidémique, attendu dans cet automne. Et pourtant, la grippe A commence déjà à ennuyer le football français. Relativement épargnée en ce début de saison – seulement six cas recensés -, la Ligue 1 se prépare au pire.
A l’image des entreprises et établissements scolaires français, l’Olympique Lyonnais a élaboré un « plan » en cas de pandémie grippale. « Une cellule de crise a été créée conformément aux souhaits de la FFF. On se réunit régulièrement avec les gens de la direction. J’ai aussi rassemblé les joueurs pour leur expliquer la maladie, les symptômes, sa dangerosité et ses conséquences. J’ai rappelé les consignes d’hygiène mais j’ai surtout tenté de les rassurer en leur expliquant que nous avions réfléchi à tout », raconte le médecin de l’OL.
Même si jusqu’à présent « tout va bien », la vigilance est pourtant de mise. « Pour l’instant, il n’y a pas de raisons de s’alarmer, on est seulement dans le principe de précaution », explique le Dr. Orhant. Pas de raisons de céder à la panique, les joueurs professionnels devront, autant que faire ce peut, adopter une attitude responsable et hygiénique. Comme arrêter de cracher sur le terrain ? « A terme, il faudrait éviter. Les postillons jouent un rôle majeur dans la contamination d’une personne à une autre. Moins il y aura de contacts, mieux ce sera », explique le « Doc ».
En cas de symptômes avérés chez un joueur, le médecin connaît parfaitement la procédure. Pas de contacts avec le médecin ou le reste de l’effectif de peur de favoriser la contamination. « Dès qu’un joueur aura des symptômes, on essaiera de tout gérer à distance et de l’isoler au maximum », avoue-t-il. Il s’agira à la fois de protéger la santé des joueurs et du staff et d’assurer la suite de la compétition, même en cas de fort absentéisme. « Le plus gros danger, c’est de voir 50% de l’effectif cloué au lit », conclue-t-il. Pour l’heure, pas de quoi penser au pire…


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