masculins / OL - Lens J-1

En avant toute... avec méfiance!

Publié le 21 septembre 2005 à 17:13 par R.B

[IMG6467L]Invariablement la venue des Lensois nous rappelle ce <b>4 mai 2002</b>. Comment oublier le 3 à 1 synonyme du premier titre de champion des Lyonnais ? Impossible… De ce jour béni entre tous, il ne reste plus que Coulibaly du côté des Sang et Or ; et Coupet, Cacapa, Juninho et Govou chez les Gones… sans oublier Eric <b>Carrière</b> qui a changé de casaque entre temps…. ainsi que <b>Patrice Bergues</b>, alors directeur technique des Nordistes...

Invariablement la venue des Lensois nous rappelle ce 4 mai 2002. Comment oublier le 3 à 1 synonyme du premier titre de champion des Lyonnais ? Impossible… De ce jour béni entre tous, il ne reste plus que Coulibaly du côté des Sang et Or ; et Coupet, Cacapa, Juninho et Govou chez les Gones… sans oublier Eric Carrière qui a changé de casaque entre temps…. ainsi que Patrice Bergues, alors directeur technique des Nordistes.



Du passé au présent, la situation du moment est complètement différente. 5 points séparent le leader olympien du visiteur d'un soir et nous n'en sommes qu'à la 8ème journée du championnat. Le Racing Club de Lens a relevé la tête après une saison 2004-2005 agitée. Qualifié in extremis pour l'Intertoto, ce groupe a repris la compétition officielle le 3 juillet par un déplacement en Pologne, avalant ensuite les différents tours jusqu'à la qualification pour la Coupe Uefa. Rôdé de la meilleure des façons qui soit, il n'a pas manqué son début de championnat où il est invaincu depuis sa défaite à Nantes en ouverture ; soit une défaite, 3 victoires et 3 nuls. 3 nuls qui sont d'ailleurs les 3 derniers résultats des partenaires de Jérôme Leroy, suspendu comme Diarra, pour la rencontre de jeudi soir.



Dans les colonnes du Progrès (21 septembre), Francis Gillot, l'entraîneur lensois, est très clair sur le sentiment l'animant avant de rencontrer l'épouvantail français. « Nous n'avons rien à perdre… il ne faudra pas jouer petit bras… nous avons un bon groupe et on peut terminer dans les cinq-six premiers… ». Ce collectif a aussi une dimension physique non négligeable le rendant notamment dangereux dans le domaine aérien comme en attestent leurs 11 buts, toutes compétitions confondues, inscrits de la tête. Alors attention à Thomert, Cousin, Dindane, Hilton. Attention aussi aux talents d'organisateur de Jussié, voire de Carrière si l'ancien canari revient, l'instant des ces 90 minutes, en grâce en raison des absences de Diarra et de Leroy.



Bien dans leurs têtes, bien dans leurs jambes, les partenaires d'Itandje restent sur 7 défaites de rang à Gerland. Cet état de forme sera-t-il suffisant pour briser cette longue série ? « Nous savons que cela sera difficile contre une formation de qualité… le jeu aérien sera une des clefs du match… les coups de pied arrêtés aussi ». Juninho et Coupet annoncent la couleur. D'autant que les Gones disputeront leur quatrième rencontre en 13 jours… en sachant qu'il y en aura encore 3 dans les 11 jours qui suivent. Diarra, forfait, Gérard Houllier modifiera forcément son équipe de départ en incluant un turn over préparant à la confrontation face à Nantes, à celle contre Rosenborg de mercredi soir. Pedretti pourrait retrouver une place titulaire aux côtés de Juninho et Tiago. L'apport de fraîcheur ? «Je suis persuadé que je suis dans le vrai en agissant ainsi… nous avons franchi 3 cols, il en reste encore 4 . Celui de Lens sera dur». Bougé à Bordeaux sans dommage, l'OL est toujours invaincu. « C'est important cette invincibilité… » souligne le nouvel entraîneur olympien plus détendu que jamais.



Le quadruple champion de France avance toujours à visage découvert en montrant ses nombreuses qualités techniques, tactiques, un mental de fer… parfois aussi ses faiblesses… tout en respectant chacun de ses adversaires. Nombreux sont les Lyonnais à penser que les Nordistes peuvent d'ailleurs postuler cette saison au titre de champion de France. Faut-il avoir peur pour autant, surtout lorsque l'on entend le discours de l'ancien manager de Liverpool : « les gars doivent avoir l'obsession de la victoire dès qu'ils sont sur un terrain… et ne vous inquiétez pas, je mets toujours une équipe pour l'emporter. Je ne suis pas du genre frileux ». Le respect d'une part ; l'ambition, la qualité et la possibilité de faire des choix de l'autre… des ingrédients pour réussir un beau cocktail. Cela tombe bien, l'enceinte de Gerland a envie de s'enivrer une fois encore.pour fêter en autre le centièmematch en L1 de Captain Claudio Cacapa, de retour sur la pelouse après sa mise au repos contre Bordeaux.



R.B