masculins / OL 1 - Sochaux 1

En manque de réalisme... malheureusement!

Publié le 15 août 2004 à 23:50 par R.B.

[IMG1805L]Pour la troisième fois lors des 4 dernières rencontres entre les deux formations, le tableau d'affichage en est resté au score de parité de 1 à 1. L'OL ,en grande difficulté en première période, a su réagir après la pause, mais pas suffisamment pour faire la différence. Un manque évident de réalisme pénalisant les partenaires de Claudio Cacapa. Un nul... et deux points de perdus pour la première à Gerland...

A Lyon, stade de Gerland, OL 1 Sochaux 1 (mi-temps 0-1) ; temps : beau ; pelouse : en bonne état ; spectateurs : 36 042; arbitre : M. Bré ;

Buts : Pour l'OL, Juninho 70eme sur pénalty. Pour Sochaux, Potillon 39eme.

Avertissements. Pour l'OL : Juninho 32eme. Pour Sochaux : Paisley 35eme, Potillon 41eme, Zaïri 45eme, Isabey 45eme.





OL : Coupet – Reveillere, Cacapa (cap), Abidal, Berthod (puis Ben Arfa 63eme), Essien, Juninho, Govou, Frau, Elber, Malouda.



Sochaux : Richert – Potillon (puis Tall 59eme), Monsoreau, Diawara, Paisley, Lonfat, N'Daw, Mathieu, Isabey, Zaïri (puis Menez 74eme), Santos.







Les propos d'avant match des footballeurs professionnels sont épatants : ils se ressemblent presque tous ! Alors pour cet OL – Sochaux, du côté lyonnais, 2 idées fortes ont alimenté les différents médias à la virgule, le point, le ton près. Bonifier le succès à Nice et réussir les débuts à Gerland pour satisfaire les nombreux fidèles. Du coup, on pourrait reprendre les paroles entendues une trentaine d'années plus tôt dans la bouche d'un chanteur canadien : « fais du feu dans la cheminée… je reviens chez nous… ». Traduites en langage footeux cela donnerait : supporters, vous nous avez manqué, Gerland aussi ; préparez vos divers attributs… on vous retrouve avec l'envie de vous donner du plaisir…



Les saisons se succèdent ; le temps passe ; l'actualité sportive ne s'arrête jamais. Zidane, Thuram, Liza, Marcel viennent de prendre leur retraite internationale ; Domenech a livré sa première liste bleue à tendance bleubite ; Athènes est finalement bien au rendez-vous des Jeux ; Kenteris... c'est moins sûr; Cécillon regarde maintenant la vie derrière des barreaux !



Au fait qu'est-ce qui a changé dans l'univers de l'Olympique Lyonnais depuis le 23 mai dernier et ce final de la 38eme journée ?

En premier lieu, bien évidemment, l'OL a mis fin à 22 saisons de malédiction en s'imposant, enfin, lors de la première journée du championnat (à Nice 1 à 0).

La pelouse de Gerland, repos oblige, verdoie fièrement ; 2 écrans géants attendent que la lumière soit ; l'adversaire a toujours une connotation animale, mais les Dogues sont devenus Lionceaux… en manque de quelques griffes (Trapasso, Oruma, Daf, Boudaren, Ilan ) ; et l'OL n'a plus le même visage : 7 éléments présents sur la feuille de match festive sont partis ailleurs (Deflandre, Edmilson, Müller, Dhorasoo, Vercoutre, Delmotte, Luyindula) ; sans oublier Carrière; 1 reprend la compétition avec le groupe CFA (Diarra).



2 arrivées pour compenser ces départs : Abidal, présent le 23 mai dans le camp lillois, et Frau, face à ses anciens partenaires doubiens. 1 retour (Balmont). Le reste de la troupe présente des contours familiers. Ben Arfa n'avait-il pas été présenté, ce soir là, au public avant la rencontre au nom de son récent titre de champion d'Europe des moins de 17 ans ? 10 semaines plus tard, il est sur le banc ; tout Gerland veut découvrir, ne serait-ce que quelques instants, son pied gauche en or !



Ces retrouvailles, toujours chargées d'émotion, ont commencé par un hommage. Le supporter P-Max, membre des Nucléo, n'est plus là pour soutenir ses protégés. Captain Claudio et ses coéquipiers, au nom du club, ne l'ont pas oublié ; avant l'échauffement, il dépose un bouquet au milieu de ses copains orphelins.



M. Bré, l'arbitre de la soirée? On a le sentiment d'être parti en vacances avec lui! Il était en effet aux manettes de cet OL-Lille. A 20 h pétantes, 38 000 spectateurs entendent son sifflet libérateur. Malheureusement, les blanc oublieront de mettre le réveil pendant 20 minutes ! Monsoreau d'un coup de boule de mamouth fracasse la barre transversale de Coupet (2eme) ; le couloir gauche des Gones bat la chamade ; Berthod, dans la surface, laisse traîner une main ; le pénalty indiscutable (10eme) tiré par Monsoreau trouvant l'extra terrestre gardien lyonnais. Dans la même configuration de départ qu'à Nice, les hommes de Paul Le Guen broient du jaune. Il faut attendre la 25eme minute de jeu pour voir Elber, excentré dans la surface de réparation côté gauche, frapper légèrement à droite de la cage de Richert après une accélèration de Frau.



La machine des triple champions de France est en marche. Essien, Frau, Juninho, Reveillère font chauffer leurs crampons. L'OL joue nettement mieux avec un Abidal impérial. On attend le but. Il arrive … mais pour les Jaune. Sur une faute d'Abidal, le rouquin au pied gauche magique, Mathieu, trouve la tête décroisée de l'ancien vert Potillon ; en touchant le poteau droit, le ballon finit sa course dans les filets de son grand copain Coupet (39eme).



Les partenaires de Cacapa vont faire le siège des 30 mètres lionceaux ; M. Bré distibuant au grè des égarrements doubiens 4 cartons jaunes, alors que Frau, Elber, Abidal auront beau insister pour revenir au score… rien n'y fera ! Mauvaise mayonnaise mes aïeux ! D'autant que les Sochaliens, bien en place, produisent un jeu collectif attrayant et efficace.



Dos au virage nord, les Blanc mettent le turbo dès la reprise ; 5 frappes en 7 minutes ne lézardent pas, cependant, la maison Peugeot. Juninho balance (58eme) un missile flottant sur un coup franc ; les 2 poings de Teddy Richert repousse le danger ; puis Govou, le funambule en pleine forme, s'infiltre, prend appuie sur Elber… les Lyonnais sont à deux doigts du bonheur.



Hatem Ben Arfa s'échauffe ; il va fouler ce pré toujours vert espérance pour les hommes de Guy Lacombe ; il remplace Berthod en se positionnant en numéro 10; Paul Le Guen prend tous les risques ! Le gamin plante immédiatement une mine au dessus. Elber plonge dans la surface un tête acrobatique au dessus. L'OL pousse... Sochaux tousse… A 20 minutes de la fin, Frau, le faux-frère très présent dépose ses anciens potes qui l'accrochent dans la surface (?); pénalty de Juninho ; Gerland respire ; Gerland chante son fameux : qui ne saute pas, n'est pas Lyonnais. Le bonheur est de nouveau dans le pré.



Ben Arfa est partout. Il rattrape sa propre bourde ; remonte le ballon. Dans l'instant qui suit, il déclenche un nouvel obus tout près de la lucarne sochalienne. Les griffes sont olympiennes ; les Lionceaux, sous respiration artificielle dans cette deuxième mi-temps, même si Menez, entré en jeu à la place de Zaïri inquiète Coupet. Frau, intenable, sème la panique devant la cage de Richert. A 10 minutes de la fin, l'OL enclenche la sixième ; Essien, Juninho nettoient le milieu, donnent le tempo. « PAF » met un caviar au dessus (85eme) d'une tête mal assurée. Plus question de mégoter ! La seule direction à suivre? Aller devant soi.



Le temps additionnel, 3 minutes, ne livrera pas de verdict différent que ce score de 1 à 1. Les Olympiens auraient mérité un meilleur sort. Pour la troisième fois lors des 4 dernières rencontres en championnat, les 2 formations sont reparties sur ce score ; et heureusement, comme à chaque fois, l'OL a su revenir dans la partie.







Statistiques :



Corners pour l'OL : 10

Corners pour Sochaux : 4

Hors Jeu pour l'OL : 3

Hors Jeu pour Sochaux : 3

Coups francs pour l'OL : 14

Coups francs pour Sochaux : 12

Tirs cadrés pour l'OL : 4 (Juninho 2, Reveillere, Frau)

Tirs cadrés pour Sochaux : 3

Tirs non cadrés pour l'OL : 25 (Elber 7, Frau 4, Juninho 2, Abidal 1, Essien 2, Reveillere 1, Ben Arfa 2 , Cacapa 3, Malouda 1, Govou 2) dont 7 têtes!

Tirs non cadrés pour Sochaux : 5



Coupet arrêts : 5

Coupet arrêts décisifs : 1



R.B.
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