masculins / Gambardella: OL 1 Montpellier 1 (4 tab �)

En souffrant... au stade France le 4 juin

Publié le 01 mai 2005 à 22:57 par R.B

[IMG5444L]C'est aux tirs au but que les Lyonnais se sont qualifiés pour la finale de la coupe Gambardella; ils affronteront le 4 juin <b>Toulouse </b>vainqueur d'Amiens aux tird au but. Dominateurs en première période, les <b>Gones</b> ont plongé pendant les 20 premières minutes de la seconde période. On a craint le pire... avant qu'ils ne redressent la tête et ne s'imposent dans la séance de tirs au but grace notamment à 2 arrêts de l'impeccable <b>Riou</b>...

A Avion, OL 1 Montpellier 1 (4 tab à 3) (mi-temps : 1 à 0) ; temps : lourd ; pelouse : en très bon état ; spectateurs : environ 1 500



OL : Riou – Faussurier, Paillot, Brugnaud, Benhamida (cap), Beynié (puis Cuenca 83ème), Thomas, Bettiol (puis Rémy 74ème), Ben Arfa, Benzema, Mounier.



Buts: pour l'Ol, Paillot (32ème) ; pour Montpellier, Armand (5èème sur pénalty). Tirs au but : pour l'OL : Cuenca, Ben Arfa, Thomas, Mounier ; Riou (2 arrêts)



Avertissements: pour Montpellier Saihi (30ème), Chakani (45ème)



Du soleil sur le stade François Blin d'Avion pour les 2 rencontres du dernier carré de cette Coupe Gambardella 2004-2005. Le centre de la Gaillette, centre d'entraînement du RC Lens, jouxte la magnifique pelouse offerte en ce 1er mai aux équipes d'Amiens, Toulouse, Montpellier et de l'OL. 15 hectares ; des terrains à foison tous équipés d'éclairage; un synthétique couvert ; 120 chambres pouvant accueillir 160 personnes ; un auditorium… il serait inconcevable de ne pas s'émerveiller devant de telles installations.



Le groupe lyonnais est arrivé en TGV samedi après-midi et a donc pris ses quartiers dans ce petit bijou propice au calme et au travail. Avec ses internationaux et ce groupe habitué depuis son plus âge aux succès, l'OL semble largement armé pour passer ce dernier obstacle avant le Stade de France le 4 juin… en ayant pour adversaire ce jour là Amiens ou Toulouse. Ne pas vendre cependant la peau de l'opposant avant de l'avoir battu… en attendant 17h 30, Amiénois et Toulousains ouvrent le bal des prétendants. Ce match sera indécis jusqu'aux tirs au but. Le 0 à 0 ne reflétant pas la volonté manifestée par les Blancs et les Violets. De beaux mouvements ; des joueurs de qualité comme l'Amiénois Kacem, véritable plaque tournante de son groupe ; N'Goma, Sambianu… Chez les Toulousains, l'avant centre Dupuis ne renonce jamais dans son rôle de point d'appui ; l'international Constant est doté d'une superbe pointe de vitesse ; au milieu, Lacroix est sur tous les ballons et l'axe central Matejic-Leduby a des arguments physiques à présenter. Il fallait un vainqueur… Toulouse s'imposera 4 tirs au but à 2.



Les scènes de joie toulousaines à peine assagies, c'était au tour des Lyonnais et des Montpelliérains de prendre la place toute chaude. Il faudra une vingtaine de minutes aux coéquipiers de Benhamida pour prendre en cette première période la mesure des Héraultais. Benzema cadre une frappe sur un bon service de l'intenable Mounier ; une fulgurance du gaucher olympien se termine par un tir au dessus (22ème) ; puis le tandem Benzema-Mounier remet cela… sans succès (26ème). Les Lyonnais sortent les ballons intelligemment en passes courtes et dominent les débats. Paillot sur un corner de Bettiol (32ème) ouvre logiquement le score d'une tête imparable après une remise… de la tête de Mounier. Les Gones essaient en vain de faire le break avant la pause, mais c'est Riou qui s'emploie sur un coup franc (42ème).



On se dit que les gamins de Paillot et de Drevet font enfoncer le clou dès la reprise, d'autant qu'une action sublime entre Ben Arfa et Beynié envoie Benzema en position de doubler la mise. Malheureusement Karim n'est pas dans un grand jour et le gardien s'interpose une nouvelle fois (49ème). Et puis, et puis… cet OL va plonger subitement. Les ballons sont perdus rapidement, deviennent rares ; les Montpelliérains s'enhardissent avec l'excellent ailier Prosda… Les Lyonnais s'affolent, sont bousculés. En une minute (53ème), les joueurs de Lippini ont deux occasions franches de but qui ne piquent pas les copains de Paillot. A force de pousser, Prosda est fauché dans la surface par Benhamida ; Armand égalise. Cela devient difficile pour les nerfs des supporters lyonnais qui ont fait le déplacement et notamment les familles de joueurs. A 2 doigts du naufrage, les Gones vont puiser, au plus profond de leurs ressources, collectivement et individuellement, pour tenir avant de revenir dans cette rencontre équilibrée. Leur jeunesse les ayant sans doute handicapé.



Bettiol sonne la charge d'une magnifique frappe (68ème) ; puis une action de Ben Arfa, par moment intenable, se termine par une reprise à bout portant de Benzema (69ème) que l'excellent Jourdren claque en corner. Mounier, à l'énergie incroyable doublée d'un culot technique monstre, enrhume toute la défense bleue. On croit au centre parfait pour la reprise victorieuse d'un partenaire. Il n'en est rien, le ballon longe la ligne de but avant de sortir hors des limites du terrain (71ème). A se taper a tête contre les murs ! Puis Bettiol balance un missile détourné acrobatiquement par ce diable de Jourdren (73ème). Les Gones sont de retour ; ils veulent aller au Stade de France. Les tentatives moins nettes se multiplient, mais à 10 minutes de la fin, Prosda face à la cage vide met sa tête à côté. Ouf… Il faudra cependant aller à la séance des tirs au but. Benzema frappe la transversale ; Riou venge son partenaire en stoppant le tir au but adverse ; Cuenca et Ben Arfa marquent ; les Héraultais aussi. A ce moment, on se dit que les pros ont perdu en Coupe de la ligue, en Coupe de France et en Champions League aux tirs au but. On croise les doigts chez le président Jean-Michel Aulas. Thomas ajoute une unité ; l'Héraultais se troue. Si Brugnaud y va de son tir au but, l'OL est en finale. Non… Jourdren arrête la tentative de l'excellent défenseur central, très bon tout au long des 90 minutes aux côtés de l'impeccable Paillot. Montpellier égalise. On a droit aux sixièmes tireurs. L'impavide Mounier frappe merveilleusement du gauche et le talentueux Prosda se heurte au bondissant Riou qui envoie les siens au Stade de France.



Ces gamins habitués aux succès depuis des saisons n'ont rien lâché. La qualification a été difficile ; ils l'ont signée avec leurs tripes en sachant qu'ils peuvent nettement mieux jouer; en faisant preuve aussi de plus de réalisme. Rendez vous maintenant le 4 juin à Paris pour écrire une grand page de leur hsitoire... et du club.



Riou :

« A chaud, je ne réalise pas. On a fait un grand pas dans cette compétition ; maintenant, il faut aller au bout. Cette séance de tirs au but, je la sentais bien. On a souffert en seconde période, mais on a tenu avant de revenir. Nous n'étions plus en place ; nous subissions le jeu adverse avant de rectifier le tir ».



Patrick Paillot :

« Nous avons manqué de maturité dans la gestion du jeu ; nous avons manqué aussi des occasions de but. Physiquement, cela a été dur face à une bonne équipe de Montpellier. Je suis content pour les gamins ; ils ont tout donné. Maintenant… il faut la gagner cette Coupe ».



Jean-Michel Aulas :

« Le Stade de France, il ne faut pas y aller pour le visiter… ». Cette phrase toute simple résume bien l'envie du président olympien de ramener ce trophée à Lyon.



R.B