masculins / Viry - OL J-3

Entraînement "givré"... Cris, plus de peur que de mal

Publié le 05 janvier 2005 à 12:34 par R.B

[IMG4259L]Le givre avait installé son manteau blanc sur les pelouses de Tola Vologe en cette matinée ensoleillée de la saint <b>Edouard</b>. A 10h du matin, sur la pelouse durcie par le thermomètre de la nuit, <b>Coupet</b>, <b>Hartock</b> et <b>Bats</b> sont au boulot... Plus tard, lors de l'opposition, le Brésilien <b>Cris</b> a ressenti une douleur à la cuisse gauche... sans conséquence au final...

Le givre avait installé son manteau blanc sur les pelouses de Tola Vologe en cette matinée ensoleillée de la saint Edouard. A 10h du matin, Abidal et Puydebois enquillent les tours de terrain pour chasser les derniers restes de leurs récents embarras. Cela tousse bien un peu, mais les 2 garçons avancent à belle allure. Sur la pelouse durcie par le thermomètre de la nuit, Coupet, Hartock et Bats sont au boulot. «J'ai mal partout ; les jambes sont lourdes… c'est dur mais comme c'est bon… ». Un bonnet sur la tête, en survêtement, « Greg » travaille comme un damné pour retrouver toutes ses sensations. A l'évidence, le gardien international de l'OL a soulevé de la fonte pendant son éloignement des terrains. Le dos et les épaules se sont élargis, épaissis. «Il le fallait… j'étais ridicule par rapport aux rugbymen… ». Toujours le mot pour rire malgré la souffrance « made » Joël Bats. Un spécifique gardien mené par l'un des héros de Guadalajara se déguste, pour les spectateurs, avec délectation.



Les ballons fusent, rebondissent. La buée accompagne les souffles courts. Les 2 gardiens enchaînent les exercices. « Regarde ce qui se passe ; analyse d'abord avant d'agir… » Bats conseille le jeune martiniquais qui de temps en temps passe au travers. Hartock écoute sans parler. Panthère noire sur sol blanc, Joan souffre en silence ; apprend studieusement. Au fil des minutes, le vert des terrains prend le dessus sur la blancheur matitudinale. Yves Colleu vient tâter l'aire de jeu avec la main, le pied. Il demande l'avis des gardiens. A 10h 30, les joueurs de champ quittent la chaleur intérieure pour fouler le pré délicat. Ils commencent par s'habituer aux conditions du jour en faisant circuler le ballon en petit groupe. Hartock se déchire… la cagade du gamin met Bats en rogne. «Jo, tu trouves que c'est normal ?» Et il y en a qui croit que ce métier de footballeur ne s'apprend pas !



Pendant qu'Hima tourne à son tour avec l'increvable Abdel Redissi qui va bientôt pouvoir s'inscrire sur un marathon, l'opposition prévue peut commencer. Difficile de trouver ses appuis ; pas évident d'assurer ses passes. Il ne manquerait plus qu'il y ait un blessé… Justement Cris quitte ses copains en se tenant le haut de la cuisse gauche. Il semble qu'une pointe inamicale se soit manifestée. Direction les vestiaires, puis la voiture de Bernard Lacombe. En route, pour avoir rapidement un diagnostic. Heureusement, l'IRM le rassurera complétement: plus de peur que de mal. Puydebois a enfilé les gants depuis quelques instants. Bats le faisait travailler, mais la blessure de Cris le contraint à entrer sur le champ. Gilles Rousset prend alors la tenue du maître. Il faut dire qu'Abidal n'avait pas chaussé les crampons et que Clément, patraque, ne s'était pas entraîné.



L'opposition se poursuit ; il y a notamment d'un côté, en première période, un quatuor offensif plutôt jeune avec Bergougnoux, Benzema, Nilmar et Idangar. En seconde mi-temps, Nilmar sur un service de Wiltord imite Frau pour marquer un des 2 buts de ces débats qui auront duré une grosse demi-heure. «Les gars ont beaucoup et bien travaillé ces derniers jours. C'est vrai que les conditions de jeu m'ont amené à réduire la durée de cette opposition. J'avais demandé aux joueurs de s'engager avec modération… ». Paul Le Guen n'en a pas perdu pour autant calme et sourire. Joan Hartock rentre aux vestiaires et l'on se dit que ce garçon originaire du Robert en Martinique doit trouver les conditions climatiques du jour… vraiment difficiles. «Non, c'est bon. Je m'y fais à ce temps… ». Nous, on a froid aux pieds… il est l'heure d'aller se mettre les petons au chaud.



R.B

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