masculins / entretien

Entretien avec le président Jean-Michel Aulas

Publié le 26 septembre 2010 à 14:40 par R.B

Après avoir vu les joueurs, le staff, puis répondu aux différents média, le président olympien a répondu à nos questions en ce dimanche matin, lendemain de défaite face aux Verts…

Président comment avez-vous vécu le match et l’après match ?
« C’était un match particulier. J’attache une grande importance à la performance d’une façon générale et encore plus face aux Verts. Nous avions tout fait avant ce match pour que le groupe soit dans les meilleures dispositions possibles. Le match a été plaisant. L’équipe a livré une prestation pleine. Elle a dominé le leader du championnat comme rarement elle a dominé les Verts par le passé. Et puis, il y a eu ce but marqué sur un coup franc qui n’avait pas lieu d’être. Elle n’a eu de réussite. Il y a ce penalty qui n’est pas sifflé… Le résultat est donc une désillusion par rapport à l’attente d’une victoire qui aurait engendré un tel bonheur.

A la fin de la rencontre, que faire, que dire ? Il y a eu la décision d’aller vers les supporters pour dialoguer avec eux. Ces supporters mécontents aujourd’hui mais qui ont connu de telles joies hier. C’est difficile de tout expliquer dans ce contexte là, car il y a des choses difficilement compréhensibles quand on n’est pas au coeur du club. Les supporters sont là pour aider le club. Toutes réactions négatives fragilisent. Ils ne perçoivent pas la notion de temps. Dans le foot, il y a aussi un enjeu social, une éthique. On n’est pas aux jeux du cirque. Changer oui ou non d’entraineur, quand… Tout ceci est très fin. Cela relève du management. C’est l’aboutissement de l’expérience. On est là pour que l’institution OL soit aussi bonne que par le passé, même si à cet instant T, c’est compliqué »

aulas


Qu’avez-vous fait ce dimanche matin ?
« Assumer mes responsabilités. Parler, aux joueurs, au staff, aux média. Il faut aussi se mettre dans les meilleures conditions pour se relancer à court et moyen terme. Je ne veux pas que l’on s’enferme, que l’on s’exclut de la relation avec les supporters. Par exemple des entrainements à huis clos la veille du match, mais pas obligatoirement d’autres jours de la semaine. J’ai donc fait mon travail d’animateur, de manager pour voir si on avait les capacités pour se relever en championnat et continuer notre route victorieuse en LDC ».

Y-a-t-il un nombre de points à atteindre au 24 octobre pour maintenir ou non Claude Puel à son poste ?
« Il faut avoir globalement des résultats, mais aussi une qualité dans le jeu et montrer de la joie, des sourires. On doit voir le bonheur qu’il y a à jouer à l’OL. C’est donc un tout… L’OL doit faire rêver, doit être aimé de ses supporters. C’est un ensemble de paramètres à respecter ».

Avez-vous revu vos ambitions à la baisse ?«L’OL doit redevenir un candidat au tire, même si la situation après 7 journées est loin d’être favorable. Ce serait encore plus fort si cela arrivait après ces difficultés. L’OL doit passer la phase de poules en LDC. C’est déterminant. Oui, l’OL est sur un fil. Il a toujours été présent ce fil. Il est simplement plus ou moins long, plus ou moins haut. Le niveau d’exigence à l’OL est tout autre de ce qu’il était il y a 20 ans. En championnat, on ne peut finir, par exemple, que sur le podium, comme de se qualifier pour les 1/8èmes de finale de la LDC. La chance, la réussite ? Elles nous fuient en ce moment. Mais on travaille ; on pense qu’ellles vont revenir. lI va y avoir aussi le retour des blessés ».

aulas

Avez-vous demandé par exemple à Claude Puel d’être, en général, plus entrainant dans son expression, son attitude ?
« Oui. Il faut ramener le sourire au cœur de l’OL. Je n’ai pas remis en cause les fondamentaux de son travail, la rigueur notamment ; une qualité qui est en partie à l’origine de sa venue à l’OL ».

Avez-vous réfléchi à un autre scénario que de garder Claude Puel ?
« Ce serait sous-estimé la capacité de manager que de ne pas envisager tous les scénarii. Après la solution la plus simple, c’est de changer d’entraineur. Mais nous n’en sommes pas là. Nous avons préféré regarder l’avenir en ayant identifié les solutions pour améliorer le présent »