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Enzo Scifo à Tola Vologe

Publié le 05 février 2009 à 15:41

Pourquoi êtes-vous aujourd’hui à Tola Vologe ?
Je passe actuellement mes diplômes d’entraîneur. En raison d’une nouvelle réglementation, j’ai dû suivre des cours une année et je dois réaliser un stage dans un club étranger qui joue la Champions League. Connaissant très bien Claude Puel, j’ai estimé intéressant de venir le voir. De plus, l’OL est une référence au niveau européen depuis plusieurs années.

Quel regard portez-vous sur l’OL ? L’OL est un club qui tient la route, qui a déjà fait ses preuves. On sent qu’il a un vécu, un mode de fonctionnement qui est au dessus de la moyenne. Je me suis intéressé à la direction mais également à l’aspect sportif dirigé par des gens très professionnels, ainsi qu’aux joueurs. Lorsqu’on voit Lyon jouer, lorsque l’on en parle en Belgique, on a une très bonne image de ce club, on a beaucoup d’admiration. Ce stage m’a permis de confirmer cette impression, ce sentiment qu’il est un des plus grands clubs européens. Il a connu une année exceptionnelle, en 2004 – 2005, où il avait atteint un niveau de jeu très impressionnant qui égalait celui des très grands clubs européens. Il démontre qu’il est un club qui peut durer, or rester au sommet est ce qu’il y a de plus difficile. C’est un club ambitieux qui chaque année confirme.

Avez-vous au cours de votre carrière été en contact avec l’Olympique Lyonnais ?
Oui, mais pas concrètement. Des personnes interposées m’avaient affirmé que l’OL était intéressé mais je suis allé à l’AS Monaco. A l’époque, l’OL n’était pas l’OL : pour un joueur ambitieux, ce n’était pas très motivant. Aujourd’hui, ce serait évidemment différent.

A Monaco, vous avez côtoyé Sonny Anderson et Claude Puel. Quels souvenirs en avez-vous gardé ?
Sonny était un collègue mais également un ami, un garçon avec lequel je partageais pas mal de choses. On avait un instinct du football similaire. Quand on me demande avec quel attaquant j’ai eu le plus de plaisir à évoluer, je réponds Anderson. C’était un attaquant assez complet, techniquement très doué, bon dans le jeu sans le ballon, avec beaucoup de percussion qui sentait le jeu et ses partenaires. En évoluant derrière lui, il était assez facile de le trouver car il offrait beaucoup de possibilités à ses milieux de terrain. Claude Puel était également un collègue dont j’étais très proche, nos femmes se connaissaient très bien. J’ai appris beaucoup à ses cotés, il avait une grande rigueur, il me repositionnait souvent parce que j’étais plus un joueur d’instinct. Il m’a apporté le sens tactique, évoluer à ses cotés m’a permis de compléter mon registre car j’étais quelqu’un de très généreux, qui courait beaucoup trop. J’ai eu beaucoup de chance d’évoluer à ses cotés. Je ne suis pas étonné qu’il se lance dans la carrière d’entraîneur. A l’époque où on jouait, on l’évoquait, on en parlait. Claude avait déjà toutes les qualités qu’un entraîneur doit avoir : sur le terrain il était très ordonné, il imposait beaucoup, il avait un sens tactique assez pointu. Je ne suis donc pas étonné qu’il soit entraîneur, ni qu’il obtienne de bons résultats. C’est quelqu’un qui a toujours affiché de l’ambition, c’est quelqu’un qui aime gagner, qui veut gagner. Quand on travaille à ses cotés, on comprend tout de suite ce qu’il veut. Il a un profil qui me plait beaucoup. Derrière son coté taiseux, il sait ce qu’il veut. A ses yeux, l’important c’est l’efficacité et le rendement. La force de ce personnage, c’est qu’il parvient à faire comprendre aux gens qui travaillent avec lui où il veut vraiment aller.

Pensez-vous que l’OL sera champion de France à la fin de la saison ?
Je l’espère pour mon ami Claude parce que je sais ce qu’il met en œuvre pour y parvenir. Je crois qu’aujourd’hui on est un peu sévère envers l’équipe, envers le coach : l’OL est en tête de son championnat, qualifié pour les huitièmes de finale de la Ligue des Champions, que dire de plus ? L’OL a les qualités pour être champion, en espérant qu’il ait un peu plus de chance qu’en ce début de saison où il n’a pas été épargné par les blessures.