masculins / OL 1 - Sedan 0

Et il s’il n’en reste qu’un...

Publié le 15 avril 2007 à 23:00 par BV

Un succès. C’est tout ce qui sépare ce soir l’Olympique Lyonnais de son sixième titre consécutif de champion de France. Encore un point pour les plus impatients, deux pour les plus tatillons.

Seule certitude, mais de taille : un succès mercredi contre Rennes mettrait tout le monde d’accord et assurerait aux Rhodaniens une unicité méritée dans l’histoire du football hexagonal, et même continental. Au coup d’envoi, les hommes de Gérard Houllier n’ignoraient rien de l’obligation de procéder en deux temps que leur avaient imposée les Toulousains la veille en gagnant 2 buts à 0 face à Auxerre. Les joueurs de la ville rose comme seul rival dans leur quête d’un historique sixième sacre de rang, au terme d’une 32e journée de Ligue 1 qui n’aura guère mis en lumière les qualités de ses attaquants, la concurrence a presque définitivement rendu les armes, reléguée à distance respectable. 17 points séparent ce soir l’OL de son dauphin toulousain, soit presque autant que l’écart entre ce dernier et la lanterne rouge nantaise (22 points). En cette saison historique, il y a bien Lyon et les autres !

L’autre défi des Olympiens relevait plus du bien commun : sauver cet opus 2006/2007 du bien triste record du plus famélique total de buts marqués durant une journée (9 unités en 1987). Il leur eut pour cela fallu inscrire trois buts. Plutôt lents à se mettre en ordre de marche, ils trouvèrent l’ouverture bien trop tard et manquèrent trop cruellement de réussite en seconde période pour espérer sauver la patrie Ligue 1 du désastre annoncé.

Le public de Gerland dut ainsi attendre la 10e minute de jeu pour assister à la première action lyonnaise. Après un somptueux contrôle orienté de la poitrine, Sylvain Wiltord ne trouva pas le cadre (10e). Positionné en pointe en raison des absences conjuguées de Fred, Benzema et Baros, le natif de Neuilly-sur-Marne fut tout proche d’ouvrir le score mais il buta sur Regnault après une belle ouverture de Källström (15e). Sur coup franc, Juninho trouva les gants du portier ardennais (16e), imité quelques minutes plus tard par Källström (28e).

Durant une première période équilibrée, les Rhodaniens ne durent qu’à la classe de Grégory Coupet de ne pas rejoindre les vestiaires menés au score. Le portier rhodanien repoussa la tête de Job (20e) puis la frappe d’Amalfitano (22e) avant de voir la tentative du milieu sedanais s’enfuir à gauche de son but (27e).
A l’exception de quelques soubresauts offensifs, les Lyonnais n’avaient jusqu’alors pas montré leur meilleur visage. La fin de première période d’Hatem Ben Arfa vint quelque peu sauver les apparences. Après une frappe sur Patrick Regnault, le jeune gaucher rhodanien reprit victorieusement, du pied droit ! un centre d’Anthony Réveillère (43e).

José Pasqualetti ne l’ignore certainement pas : il faudra à ses joueurs montrer bien plus d’allant et d’envie que lors de leur seconde période, s'ils veulent conserver leur place parmi l’élite. Après sa prestation décisive en première mi-temps, Grégory Coupet ne vit en effet plus guère le cuir.

A l'inverse, les Rhodaniens s'employèrent. Eric Abidal enleva trop sa tentative lointaine (55e). Florent Malouda ne put à son tour cadrer sa tête sur un nouveau centre d’Anthony Réveillère (58e). Au terme d’un raid solitaire, Hatem Ben Arfa frappa à coté (62e) et Regnault boxa le coup franc direct de Juninho (65e). Les Rhodaniens accentuaient leur pression sans parvenir à doubler la marque. Ce ne fut pourtant pas faute d’essayer ! Fauché par Belhadj dans la surface, Juninho aurait certainement mérité un penalty (82e). Les frappes de Toulalan à côté (83e), puis Tiago au ras de la lucarne (88e) furent toutes proches d’offrir un plus ample succès aux Gones. Guère plus en réussite, Govou (85e) et Ben Arfa (90e) écrasèrent trop leur frappe. Au bout du temps additionnel, le lob de Tiago s’écrasa sur la barre transversale (90+2).

La marge fut certes étroite, mais qu’importe le flacon pourvu qu'on ait l’ivresse : le succès est précieux et rare ces derniers temps entre Rhône et Saône ! Les Rhodaniens ne s’étaient en effet plus imposés à Gerland depuis le 10 février (1 à 0 contre Lorient). Cette victoire arrive donc à point nommé. Reste à transformer l’essai mercredi contre Rennes. Plus que quelques jours de patience : l’OL touche au but.
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