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Et pourquoi pas ?

Publié le 10 avril 2014 à 19:21 par R.B

L’OL n’aura rien à perdre jeudi soir face à cette grande Juventus qui s’était imposée 1 à 0 à Gerland… Mission très difficile mais non sans l’espoir de signer un immense exploit…

  Plus le temps passe et plus ce qui semblait impossible jeudi dernier après la rencontre redevient plausible. Avec le temps, va, tout s’en va… aurait dit Léo Ferré. Avec le temps… Finalement, finalement… ce quart de finale est loin d’être plié. Certes l’OL a perdu la première manche, mais il ne l’a perdue que 1 à 0. Cela laisse la porte ouverte à certaines hypothèses optimistes. Marquer un but à la Vieille Dame est-ce par exemple impensable ? S’imposer 2 à 1 ? Optimisme exagérée, chauvinisme exacerbé, manque évident de lucidité… tout est recevable. Mais tout le monde le sait, un match de foot offre tellement de possibilités même quand un « faible » affronte chez lui le costaud favori de la compétition !

Et puis l’OL n’a plus rien à perdre. Eliminé, spécialistes et supporters trouveront cela normal, prévisible dès le tirage au sort. Oui à moins de prendre une « dégelée », il n’y aurait pas de honte à quitter la compétition jeudi soir. Reste l’autre scénario, celui qui permettrait d’écrire une fantastique page d’histoire, de se laisser aller aux titres dithyrambiques… et de poursuivre sa route vers de l’inespéré.

Oh, les forces en présence n’ont pas ou peu changé en une semaine à l’exception de la présence supposée du remarquable Vidal dans l’équipe italienne ou encore de la titularisation de Llorente et de celle de Bisevac dans les rangs olympiens. En un mot, la Juventus est toujours beaucoup plus forte que l’OL. Elle vient de battre Livourne lundi soir sans patiner et voit se dessiner un nouveau sacre national.  Quel impact peut avoir cependant dans ce match le rien à perdre et la perspective d’un exploit retentissant face à la logique d’une qualification attendue ? Jusqu’où le mental, le dépassement de soi peuvent-ils compenser l’infériorité qualitative, l’expérience ? Ajoutez-y, pourquoi pas un brin de chance sur les rives du Pô… Des questions, des discussions, des supputations d’avant match au plaisir des experts, des habitués du café du commerce…

  Ce match, il faut évidemment le jouer malgré la valeur de l’adversaire, la fatigue, le PSG à l’horizon, les absences importantes, les pronostics défavorables, le poids de l’histoire lyonnaise synonyme d’élimination systématique lorsque ses équipes n’ont pas gagné le match aller à Gerland (11 éliminations après 8 nuls et 3 défaites)…

Le jouer ce match, mais comment ? Eternelle question. On se souvient de ce que l’on entendait par le passé dans des situations compliquées mais pas désespérées (Milan AC, Manchester, PSV, Real, Barcelone…). Ne pas se précipiter, s’exposer, trop subir, encaisser un but rapidement... Attendre que le match avance pour prendre sa chance… Attention à ce que cela ne soit pas trop tard pour regretter, se lamenter… Et dire ensuite on aurait pu… Si on avait su… Un subtil mélange semble le cocktail idoine sauf si l’adversaire n’en fait qu’à sa tête !

Messieurs les Lyonnais si vous avez quelques clefs dans cette rencontre servez-vous en sans barguigner. Fermez-les à bon escient. Ouvrez-les dès que possible. Rien ne vous sera reproché… Finalement, finalement… et pourquoi pas ?

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