masculins / OL - Olympiakos J-1

Etape hellène sur la route de la qualification

Publié le 18 octobre 2005 à 14:57 par R.B

[IMG6773L]Jamais deux sans trois dit le proverbe ! 3 à 0 contre le Real Madrid… 1 à 0 à Rosenborg… sur le papier, il ne reste plus qu'à battre Olympiakos déjà défait 2 fois. A priori, les choses semblent faciles pour les partenaires de Claudio Cacapa. « Mais en football, tout peut arriver… » a affirmé, à juste titre, Djila Diarra lors de la conférence de presse. D'autant que cette formation grecque jouera quasiment sa dernière carte mercredi soir....

Jamais deux sans trois dit le proverbe ! 3 à 0 contre le Real Madrid… 1 à 0 à Rosenborg… sur le papier, il ne reste plus qu'à battre Olympiakos déjà défait 2 fois. A priori, les choses semblent faciles pour les partenaires de Claudio Cacapa. « Mais en football, tout peut arriver… » a affirmé, à juste titre, Djila Diarra lors de la conférence de presse. D'autant que cette formation grecque jouera quasiment sa dernière carte mercredi soir. Comment imaginer qu'elle puisse se qualifier en s'inclinant une troisième fois de rang, même si par le passé ce schéma s'est déjà produit… très rarement.



Le club du président Socrates Kokkalis a plus d'expérience européenne que celui du président Jean-Michel Aulas, mais en terme de résultats récents, il n'y a pas photo ! Les quadruple champion de France ne cessent de grandir sur les terrains continentaux, ce qui n'est pas le cas des Rouge et Blanc. Leur fait d'arme remontant à l'édition 98-99 avec une participation aux ¼ de finales contre la Juventus Turin. Depuis, les phases de poule sont synonymes d'arrêt dans cette compétition ; avec une stat très explicite : aucun succès à l'extérieur en 26 matchs et seulement 4 nuls ! Sur leur territoire, cela va toujours super bien avec 8 titres lors de leurs 9 dernières saisons.



Tous ces chiffres ne signifient pas pour autant que la formation de Trond Sollied soit une victime expiatoire. Forte d'une ribambelle de joueurs expérimentés, elle a des arguments en réserve. Nikopolidis, un gardien de grande qualité… Djordjevic, un milieu de terrain organisateur et buteur… Konstantinou, un solide goleador chypriote… Yaya Touré, un jeune ivoirien frère du Gunner Kolo ; ou encore Mavrogenidis… Kapsis… l'espagnol Dani, ancien du FC Barcelone… Quant aux stars vieillissantes Rivaldo et Georgatos, blessés, elles sont restées à la maison.



Les Lyonnais n'ont pas les m�mes soucis que les Hellènes. Entrés tambour battant dans cette Champions League, comme dans leur championnat, ils voguent allégrement sur des flots azurs. « L'intérêt collectif prime sur celui individuel ; c'est grâce au collectif que le joueur peut se mettre en évidence ; la solidarité est importante… la concentration aussi… le réalisme… le souci du détail… ». Gérard Houllier « rabâche » son discours. Pas question de s'évader… Cet OL considère tous ses matchs comme une finale de Champions League. Aucun risque de prendre la grosse tête. « L'OL favori ? Cela ne veut rien dire. Au moment du coup d'envoi, les deux équipes sont à égalité ».



Approximative pour son match de reprise contre Ajaccio, la formation du président Jean-Michel Aulas bénéficiera face aux Grecs de ses 90 minutes délicates et de la fraîcheur d'éléments absents pour la venue des Corses (Malouda, Diarra, Carew…). Lors des confrontations face au Real et Rosenborg, Gérard Houllier a clairement affiché son équipe européenne en faisant appel au départ à 10 éléments identiques ; le dernier poste étant partagé par Wiltord et Govou. Avec le retour d'Abidal, se pose la question du latéral gauche. « On verra au dernier moment… De toute façon Jérémy Berthod ne m'a jamais déçu. Il jouera si Eric n'est pas titulaire». L'entraîneur olympien ne se mouille pas encore. Il a d'ailleurs emmené 21 éléments au vert. Mais il y a fort à parier que Diarra retrouvera Juninho et Tiago en milieu de terrain. Govou et Malouda seront associés à Carew ou Fred. Et derrière, seul subsiste l'incertitude du flanc gauche.



Invaincu avec aucun but encaissé, ce Lyon a rarement manqué ses rendez-vous européens ces derniers mois. «La Champions League, c'est un autre football, une autre dimension… On peut se concentrer à 150%, comme dans le championnat. Mais en L1, ce n'est jamais évident… ». Diarra a faim de victoires : « 1 à 0 ou plus… peu importe. On veut les 3 points… avec la manière ». « Djila », nous sommes preneurs tout de suite de tes aspirations. Un succès, du spectacle et presque une qualification… c'est la panacée.



R.B

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