masculins / Valenciennes - OL J-2

Fabio Grosso : "Cette saison peut être incroyable"

Publié le 28 mars 2008 à 17:36 par BV

Mercredi à Elche, l’Espagne de David Villa a mis fin à une série de 7 matchs sans défaite (6 victoires et 1 nul), toutes compétitions confondues, de la sélection italienne. « Nous ne méritions pas de perdre » avait déclaré le sélectionneur italien Roberto Donadoni au coup de sifflet final. « Même si le résultat ne nous a pas été favorable, on est contents de ce match de préparation, a analysé, ce matin, Fabio Grosso, qui a joué l’intégralité de la rencontre. Pour moi comme pour l’équipe, cela s’est bien passé. » Auteur d’une prestation convaincante, le défenseur lyonnais a, même s’il affirme ne pas y prêter attention, marqué des points en prévision de l’Euro qui débute dans un peu plus de deux mois en Autriche et en Suisse. « Avec mes coéquipiers à l’OL, on ne parle pas encore de l’Euro, confie-t-il. C’est trop tôt. Lorsque le championnat et la coupe de France seront terminés, on commencera à en discuter. »

Après un début de semaine consacré aux rencontres internationales, le championnat de France est à nouveau au centre de toutes les attentions avec en point de mire un déplacement à Valenciennes, dimanche. Malgré une avance en tête de la Ligue 1 de 9 points sur les Girondins de Bordeaux, les Lyonnais demeurent méfiants. « On est dans une bonne période mais on ne se dit pas que l’on a un joker ou un droit à l’erreur, note Grosso. On sait que, entre le championnat et la coupe de France, cette saison peut être incroyable, mais qu’on peut aussi connaître un désastre. On est conscients de devoir réaliser de grands matchs pour accomplir quelque chose d’incroyable pour le club et pour nous-mêmes. »

Dimanche, l’OL entamera au stade Nungesser, face à Valenciennes - « une très forte équipe à domicile » dixit Grosso - une courte mais décisive série de deux matchs consécutifs à l’extérieur (ils se rendront ensuite à Marseille le 6 avril). Principale difficulté aux yeux du champion du monde italien : « à l’extérieur, ce n’est jamais facile car les adversaires veulent te monter dessus. Pour aller chercher de bons résultats, il faut montrer le même état d’esprit qu’à domicile. »

En faisant montre dans le Nord et au Vélodrome des mêmes dispositions à bien voyager que lors de leurs deux derniers déplacements, au Stade de France face à Lille (1 – 0) ou à Monaco (3 – 0), les joueurs d’Alain Perrin se rapprocheraient notablement d’un septième titre de champion de France consécutif. Une perspective à court terme que refuse pourtant d’envisager le champion du monde italien, prudent. « Je ne regarde pas le total à atteindre, dit-il. On doit arriver à gagner tous nos matchs. On ne sera champions que lorsque les calculs mathématiques nous l’assureront. Si Bordeaux venait à gagner tous ses matchs, 75 points ne nous suffiraient pas. »