masculins / Monaco - OL J-2

Fabio Grosso regarde toujours devant

Publié le 13 mars 2008 à 11:37 par R.B

Fabio Grosso est lyonnais depuis 8 mois. Le défenseur transalpin ne laisse pas indifférent pour plusieurs raisons…

L’Italien arrive en 4ème position pour le temps de jeu (2 831 minutes) derrière Squillaci, Benzema et Källström. Souvent critiqué par les médias, l’ancien joueur de Palerme ne fait pas pour autant de fixation. « Je ne réponds jamais. Que ce soit aux critiques ou aux louanges. » Un bilan personnel toutefois ? « Je suis content d’avoir signé dans un grand club. J’ai été bien accueilli par le groupe ; je me sens super bien à l’OL ; il y a une bonne ambiance. Je crois que mes facultés pour m’adapter m’ont aidé ainsi que ma disponibilité. Mais pas mon statut de champion du monde. Moi, je ne regarde jamais ce qu’à fait un joueur par le passé. Je ne juge pas sur sa carrière. Ce qui compte, c’est le présent, le futur… A 30 ans, j’ai toujours des ambitions ».

Le grand gaucher est un très beau joueur ; il suffit de le regarder à l’entraînement. Alors losrqu’on insiste sur ses qualités techniques, son envie d’aller de l’avant, sur son vrai poste, Fabio rappelle les faits. « Bien sûr que je n’ai pas débuté au poste de défenseur latéral. Mais un jour un entraîneur m’a repositionné et je pense que cela a été bénéfique pour moi. Je n’avais pas les qualités nécessaires, notamment physiques, pour jouer ailleurs au haut niveau. Je me souviens : dans le foot, je suis parti tout en bas de l’échelle pour arriver au sommet. J’ai envie de maintenir longtemps encore à ce niveau, de gagner des titres ».

L’ancien pensionnaire de l’Inter Milan fait-il une différence entre le championnat italien et français ? « Il y a plusieurs de joueurs confirmés, de stars dans le championnat italien. En France, on fait plus confiance aux jeunes. Malheureusement, lorsque ces jeunes se font remarquer, ils vont en Italie, en Espagne, en Angleterre… mais je trouve que la L1 est un championnat de qualité ». Et quand on lui demande si un joueur l'a marqué, il n’hésite pas. «Le joueur (Ederson) niçois que l’OL a fait signer ». Et l’élimination de l’Inter ? « Je savais que Liverpool allait se qualifier… L'élimination face à Manchester? Le but au match aller nous a fait mal. Au retour, nous avons bien joué, mais MU a mérité sa qualification».

Convaincu que l’OL peut remporter le Championnat et la Coupe de France, Fabio reste méfiant. « Ce que nous avons fait contre Bordeaux, c’est bien. Maintenant, il faudra confirmer à Monaco. Il faut garder notre avance. Roma ? Oui, je le connais. Je me souviens d’une discussion avec lui à propos du championnat de France. Je ne pensais jamais alors jouer en France. C’est un bon gardien.» A quand ce premier but avec l’OL ? « Tiens peut-être samedi (en rigolant)… Et l’Euro ? « L’Italie, c’est comme la France. Elle joue pour gagner, remporter des trophées. On sait que ce sera dur, comme toujours. La concurrence ? Comme dans toutes les grandes équipes, elle existe. C’est normal ».

Il regarde sa montre, l’heure de l’entraînement approche -de toutes façons, je suis toujours en retard-. Et la vie en France ? « Je suis content d’être à Lyon avec ma femme et mon enfant. Je me balade en ville. C’est très agréable. L’Italie me manque-t-elle ? « Ce n’est pas l’Italie, c’est ma famille, mes amis. Mais quand je jouais à Palerme ou à l’Inter, c’était déjà pareil. A Palerme, c’était trop loin. Et à Milan, je ne pouvais pas trop bouger parce mon fils était tout petitt. C’est la vie d’un footballeur. Je me rattraperai après ma carrière. La langue française ? Je crois que j’ai progressé. J’arrive à comprendre lorsque les gens parlent vite, plaisantent… ».
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