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« Faire partager mon expérience »

Publié le 25 janvier 2015 à 08:00 par R.B

Florent Malouda revient pour la première fois à Gerland en tant que joueur… Le gaucher guyanais parle d’un moment chargé d’émotions en sachant que son équipe traverse une mauvaise passe et a besoin de points pour assurer son maintien…

Il a constitué un formidable couloir gauche avec Eric Abidal. 181 matches disputés, 32 buts, des passes décisives, des actions d’éclat, des efforts colossaux pour s’échapper, participer au travail collectif… Une polyvalence (tout le couloir gauche, derrière l’attaquant, avant-centre) qu’il considère comme un atout. 4 titres de champion de France, 4 Trophées des Champions, des matches de Ligue des Champions, ses premières sélections et une finale de Coupe du Monde en 2006, l’ancien joueur de Châteauroux, Guingamp a marqué l’Histoire du club, avant de grandir encore plus à Chelsea avec qui il a garni son armoire aux Trophées dont celui de la Ligue des Champions. Après une saison sans jouer chez les Blues et une en Turquie, il a signé au FC Metz pour apporter son immense vécu. Il a disputé, avant le match de Coupe de France face à Avranches, 714 matches et inscrit 121 buts. Ses débuts remontent au 17 mai 1997 en L2 avec Châteauroux !

Peux-tu nous parler de la situation du FC Metz ?
« Nous sommes dans une mauvaise série qui a commencé avant la trêve. Nous sommes en déficit de résultats, de confiance. Du coup, on flirte avec la zone rouge. On a besoin de grappiller des points pour retrouver de la confiance. Il y a de la qualité dans le groupe qui a les lacunes de ses forces. C’est un groupe jeune dont certains découvrent la L1. Ils ont besoin d’accumuler de l’expérience. Nos forces résident dans l’insouciance, le potentiel physique, la capacité à répéter les efforts. Après, il y a des baisses de concentration, des erreurs dues à l’apprentissage. Du coup, on a laissé des points en chemin à l’image de ceux perdus samedi dernier face à Montpellier. Et c’est vrai qu’à l’extérieur, on n’a pas su prendre les points que l’on aurait pu ».

Comment définirais-tu ce retour à Gerland ?
« De revenir à Gerland, c’est toujours un événement par rapport à ce que j’ai vécu et à lapalce qu’à la ville, le club dans mon coeur. Je suis déjà revenu en tant que spectateur. Mais là, ce sera particulier. Mon fils qui joue à l’OL sera en tribune. Ce sera un moment chargé d’émotions ».

Que reste-t-il de tes saisons lyonnaises ?
« La fierté et un sentiment de reconnaissance par rapport à ce club qui m’a fait confiance et permis de me révéler à la planète football. L’OL m’a fait grandir et permis d’aller à Chelsea. Je n’aurais jamais pu le faire sans l’OL ».

Un souvenir particulier ?
« Les festivités de fin de saison, notamment à St-Tropez. C’était la récompense de tous les efforts consentis depuis le stage de Tignes. On pouvait savourer le travail accompli, l’atteinte des objectifs. C’est un souvenir en forme de symbole ».

As-tu un regret ?
« Quelques-uns, notamment en Ligue des Champions. On était proche des meilleures équipes et certains matchs comme ceux face au Milan AC, le PSV Eindhoven… se sont joués à des détails. Mais, on avait donné le meilleur de nous-mêmes, en sachant que cela aurait été compliqué de l’emporter ».

Un but ?
« Celui que j’inscris à Gerland dans un derby (le 26/02/2005, succès 3 à 2). Un moment magique. Le temps s’arrête et tu as le sentiment que tu entres dans l’Histoire du club. Magnifique ».

Un match ?
« Je repense à cette victoire 7 à 2 (2004-2005) face au Werder Brême en LDC. Un match de folie où on avait pris beaucoup de plaisir. Un match qui symbolise à merveille cette époque lyonnaise pleine de maturité ».

Qu’est-ce-qui fait encore courir Malouda ?
« J’aime le foot, la compétition, gagner. J’ai la santé, une hygiène de vie. J’ai toujours l’aptitude pour répéter les efforts. Il faut que j’en profite. Tous les anciens me le rappellent. Le foot, c’est une passion. J’arrêterais quand mon fils jouera pas en équipe 1 à l’OL. (En rigolant) Mon fils, il a 9 ans… ».

A Metz, es-tu un peu le grand frère ?
« Oui. Je suis un cadre expérimenté. Il faut partager son expérience, permettre aux autres de s’exprimer. Le brassard de capitaine ? Avec ou sans, je m’implique beaucoup dans la vie du groupe. Après, c’est plus symbolique ».

Comment prends-tu le fait de jouer le maintien ?
« C’est difficile psychologiquement. Tu as moins de marge. Il faut faire preuve de caractère, cela ajoute une pression supplémentaire. C’est un challenge que j’ai accepté et si on se maintient, je pourrais ajouter cette ligne à ma carrière ».

Tout ceci a été préparé, pensé. Le club fait confiance à ses jeunes. Cela fait vraiment plaisir de le voir à ce niveau comme de retrouver Lacazette en tête du classement des buteurs. Oui, il y a de la fierté de le voir  à ce niveau

 

Que penses-tu du parcours actuel de l’OL ?
« Tout ceci a été préparé, pensé. Le club fait confiance à ses jeunes. Cela fait vraiment plaisir de le voir à ce niveau comme de retrouver Lacazette en tête du classement des buteurs. Oui, il y a de la fierté de le voir  à ce niveau en souhaitant qu’il y ait cependant un faux pas contre nous. On aimerait prendre au moins un point… L’OL est à sa place ».

Et pour conclure comment va Robert Duverne ?
« Il va bien. Il est toujours le même. Il est toujours aussi exigeant. C’est un plaisir au quotidien de travailler avec lui. Il m’a beaucoup apporté dans ma réussite. J’ai de l’amitié, beaucoup de respect pour lui. Ce sera pour lui aussi un moment chargé d’émotions ».  

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