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Ferland Mendy : « J’ai cru que j’en avais fini avec le foot »

Publié le 13 octobre 2017 à 06:30 par SC/YM

Débarqué à l’OL cet été en provenance du Havre AC, Ferland Mendy, qui est en train de confirmer son statut de jeune joueur plein de promesses pour l’avenir, a bien failli ne jamais devenir footballeur professionnel.

Ferland, comment juges-tu le début de saison de l’OL ? 

On arrive à jouer au ballon. On joue bien mais on n’a pas réussi à prendre le nombre de points qu’on aurait mérité d’avoir. Il y a beaucoup de matches lors desquels on aurait dû repartir avec la victoire. Malheureusement, les erreurs d’inattention et les erreurs individuelles nous ont mis en péril. C’est à cause de cela qu’on a terminé plusieurs rencontres par des matches nuls, alors qu’on avait largement de quoi les remporter. 

Tu t’imposes comme titulaire côté gauche depuis quelques matches. Comment vis-tu la situation et cette concurrence avec Fernando Marçal ? 

Je le vis bien puisque je joue ! (rires) Je m’attends à faire le maximum de matches. Quand le coach fait appel à moi, je dois répondre présent, donner le meilleur de moi-même. Dans le foot, quelque soit le club, il y a toujours de la concurrence. C’est une bonne chose car ça nous oblige à nous donner à fond. Il faut travailler encore et encore pour avoir le plus de temps de jeu possible. Je n’ai pas de pression supplémentaire, je m’entends très bien avec Fernando : celui qui joue c’est celui qui le mérite le plus. 

D’un point de vue personnel, comment s’est passée ton intégration ? 

Mon intégration s’est bien passée. Je me sens bien au sein de l’équipe, dans ce club. Je m’entends bien avec tout le monde. Et puis, l’effectif est plutôt jeune donc ça a facilité mon adaptation. 

En 2009, à l'âge de 14 ans et alors que tu es en formation au PSG, une arthrite à la hanche a failli mettre un terme à ta jeune carrière. Peux-tu revenir sur cette période difficile ? 

C’est quelque chose dont je ne parle jamais. Même là, je n’ai pas trop envie d’aborder le sujet … C’était très compliqué. C’était une étape de ma vie qui a été très dure. J’ai eu la chance d’avoir énormément de soutien de la part de mon entourage. À un moment, j’ai cru que j’en avais terminé avec le foot. Les médecins m’ont dit que c’était fini pour moi et j’ai pensé ne plus jamais y rejouer. Mais ma force de caractère fait que j’étais persuadé du contraire. Je savais que j’allais remettre les pieds sur un terrain et que je ferais tout pour aller le plus haut possible. Tu apprends énormément de ce genre d’expérience. Rien n’est impossible, il faut toujours tout faire à fond.


L'intégralité de l'interview de Ferland Mendy est à retrouver dans La Tribune, vendredi 13 octobre, ou en cliquant ici