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« Fier d’être aujourd’hui à l’OL »

Publié le 25 janvier 2014 à 08:03 par R.B

Sa suspension… son diplôme d’entraîneur… son métier… son contrat… les résultats actuels… la venue de l’ETG… Large tour d’horizon avec Bruno Génésio, un des adjoints de Rémi Garde…

LA SUSPENSION

«J’ai été suspendu trois matches. Je reviens sur le banc ce dimanche. Quand tu es en tribune, ce n’est pas la même chose. On ne vit pas le match de la même façon ; je suis plus tendu. Il y a une grosse frustration. Sur le banc, il y a aussi le partage avec les autres. Après, il n’y a pas que des inconvénients. Tu vois le match de plus haut avec un autre œil. Ta vision n’est pas écrasée. Tu vois mieux les placements et les replacements. Tu peux le signaler. Tu sers quand même à quelque chose. C’est vrai qu’il faudrait se calmer un peu sur le banc… On risque de perdre un peu de lucidité en étant trop agité ».

LE DIPLÔME d’ENTRAîNEUR

«C’est une obligation et puis on ne sait jamais ce qui peut se passer. Dans ce cursus de 2 ans, il y a des choses intéressantes comme le stage que j’ai effectué au Real Madrid. D’une façon générale c’est enrichissant car cela colle à la réalité d’un club pro. Il y a par exemple les séances pédagogiques avec Francis Smerecki… La difficulté, c’est d’associer le travail en club avec cette formation qui est lourde. Il faut beaucoup bosser. Un exemple ? Dimanche après le match contre l’ETG, je vais à Clairefontaine avec Rémi (l’entraineur lyonnais passe aussi son diplôme). A 21h 30, je présente mon rapport de stage. Il y aura aussi une évaluation en mars avant une dernière séance en avril. Personnellement, c’est valorisant et puis cela te permet de sortir de ton microcosme. Il y a des échanges avec d’autres entraîneurs. Au Real ? J’ai notamment été impressionné par l’implication et l’application des joueurs dans tout ce qu’ils font ».

LE CONTRAT

« Sincèrement, je ne fais pas une fixation dessus, je ne suis pas perturbé (fin juin 2014). Et puis cela dépend aussi de la décision d’autres personnes. Mais, plus on se rapproche de la date et plus on se pose quelques questions. Dans notre métier, il y a toujours cette précarité. Je le vis plutôt bien. Il peut toujours y avoir une vie ailleurs… le métier est ainsi fait. C’est difficile de prévoir. Aujourd’hui je suis fier d’être à l’OL avec Rémi et le staff ; l’OL, le club où j’ai été formé, où j’ai joué, avec Rémi. Je ne sais pas si c’est le summum pour moi, mais j’en suis fier. Dans ce métier, on a toujours la motivation d’aller le plus loin possible et je me dis pourquoi pas à l’OL avec Rémi où il y a un projet excitant, valorisant. Numéro UN ? Je ne me pose pas la question. Je suis aujourd’hui très bien dans mon rôle. Il y a une complémentarité dans le staff ; chacun s’épanouit dans ses fonctions »

LE QUOTIDIEN

« Dans ma tête je suis entraineur quasiment tout le temps. Il se passe peu de moments dans une journée où je ne pense pas à mon travail. On s’interroge, on réfléchit… Mais comme c’est une passion, ce n’est pas contraignant pour moi. C’est plus difficile à vivre pour mon entourage. Parano ? Un entraîneur, c’est vrai, devient un peu parano. On est jugé en permanence…  tout le monde donne son avis, critique… Tout le monde est entraineur en France… Quand tu n’es pas numéro UN, tu es quand même moins impacté.  Après sur les jugements que l’on peut avoir dans notre métier, il faut être prudent. Tout va tellement vite. Il y a tellement de paramètres qui entrent en ligne de compte… La vérité n’est pas toujours la même. Un entraîneur doit faire preuve d’humilité, ne pas avoir de certitudes. Cela ne l’empêche pas d’avoir de l’ambition, ni des convictions. Un grand entraîneur s’adapte à son effectif, au contexte ».

L’AVANT MATCH

« Pendant l’échauffement, mes propos peuvent changer par rapport au contexte de la rencontre et la phase dans laquelle se trouve l’équipe. Mais, il y a toujours un rappel des quelques consignes en fonction du travail de la semaine. Il peut aussi y avoir quelques conseils individuels. Mais le plus souvent les gars savent ce qu’ils ont à faire et je les laisse se préparer. Est-ce-que je ressens comment le match va se passer ? On ressent des choses avant qui s’avèrent très souvent vraies pendant la rencontre. Quand on sent que cela peut bien se passer, on renforce le positif. Et quand c’est le contraire, on essaie d’inverser la tendance »

L’ORGANISATION ACTUELLE (4-4-2 en losange)

« C’est l’idée de Rémi. Cette idée s’est forgée petit à petit dans son esprit. Il y a eu une discussion au sein du staff. Avoir un système et vouloir le garder, c’est une utopie. Carlo Ancelotti  me l’a confirmé pendant mon stage au Real. Cette prise de décision de Rémi, c’est un tournant. Il fallait oser le faire, car ce système est très peu utilisé. Il est le mieux adapté au groupe actuel. Mais il a fallu convaincre, l’animer. Animer, c’est le travail du quotidien. Mettre en place, travailler et avoir des résultats, cela fait partie du métier d’entraineur et génère du bonheur surtout quand cela marche. Ce système est lié au profil de nos attaquants, de nos milieux, de nos latéraux… On exploite les points forts de ces joueurs. On maitrise le jeu. La plupart du temps les grandes équipes en font de même… »

LA VENUE de L’ETG

« Je crains cette équipe qui nous a souvent embêtés. Les matches ont toujours été accrochés. Elle va venir à Gerland en étant très bien organisée avec  un bloc compact et en se projetant très vite vers l’avant. Le danger pour nous, c’est de s’endormir… Il faut continuer sur les mêmes bases élevées ».

LE PODIUM

« J’y crois. La saison dernière, le LOSC avait failli le faire ce retour. Si on garde cet état d’esprit, la qualité de notre jeu et si on n’a pas trop de blessés, derrière le PSG et Monaco, tout est possible. On s’est replacés. Le mois de février va être décisif ».


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