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« Finir au moins 8e »

Publié le 14 avril 2013 à 08:00 par BV

S’il ne cache pas que le classement actuel du Téfécé (11e) se situe en deçà de ses attentes du début de saison et du potentiel de son équipe, Jonathan Zebina n’en demeure pas moins ambitieux pour la fin de championnat

Le Téfécé occupe aujourd’hui la 11e place de la Ligue 1. Ce classement correspond-il, selon vous, au potentiel de l’équipe ?
Non, pas du tout. On est certainement là où l’on mérite d’être, mais en regard de la qualité de jeu que l’on réussit à avoir la majeure partie du temps, on paie au prix fort certains détails à l’image de notre défaite contre Nice (3 – 4), un match au cours duquel on a dû avoir 60% de possession de balle, Nice a dû tirer deux fois au but… C’est un peu dur, je pense que la 11e place est un peu sévère. Il y a des regrets, car on voudrait être plus haut au classement, jouer des matches décisifs, connaître l’excitation de ces rencontres à enjeux. Il y a une très bonne formation à Toulouse, beaucoup de travail à l’entraînement, on ne triche pas pendant la semaine, mais on a encore du mal à reproduire en match toutes les bonnes choses que l’on fait à l’entraînement. Cette saison, on n’a pas réussi à passer certains paliers collectifs. C’est là le principal motif de frustration : notre incapacité à être constants dans la qualité de nos performances.

Vous semblez déçu…
En début de saison, je me fixe des objectifs. Le championnat n’est pas fini mais j’espérais que l’on joue les premiers rôles. Ce ne sera pas pour cette année, il y a donc une petite déception. Mais celle-ci n’est pas négative, elle doit permettre de se mettre au boulot pour essayer de trouver des solutions pour progresser.

On va à Gerland pour gagner et effacer la grosse déception de Nice. Si l’on réussit à gommer nos erreurs, on peut jouer les trouble-fête et embêter pas mal de monde.

Vous n’avez pas de raison d’être inquiet concernant le maintien, l’Europe est à 12 points, quel est donc l’objectif de votre fin de saison ?
En cette fin de saison, on va rencontrer de grosses équipes comme l’OL, Montpellier, le LOSC, ou encore l’OM. On ne va jouer que des matches compliqués, il ne tient qu’à nous de puiser quelque chose de piquant dans ce calendrier. On peut se trouver des objectifs, le premier d’entre eux sera d’aller faire quelque chose à Lyon. On va à Gerland pour gagner et effacer la grosse déception de Nice. Si l’on réussit à gommer nos erreurs, on peut jouer les trouble-fête et embêter pas mal de monde. L’idée n’est toutefois pas d’embêter nos futurs adversaires pour le plaisir de les embêter mais d’essayer d’en tirer quelque chose pour nous-mêmes, grappiller quelques points et essayer de finir au moins 8e, ce qui correspondrait davantage à la qualité de notre groupe.

Lors du match aller, vous aviez largement dominé l’OL (3 – 0). Vous sentez-vous capable de rééditer la même performance ?
Ce match nous a longtemps servi de match référence. Je pense que l’on ne connaîtra pas la même situation dimanche, car l’OL est dans un moment compliqué, reste sur trois défaites de suite et va tout faire pour ne pas enchainer avec un quatrième revers d’affilée. L’OL n’est certainement pas en confiance mais possède une grosse envie de retourner cette situation et de récupérer la deuxième place que l’OM lui a piquée. Je pense que c’est le pire moment pour les affronter, j’aurais préféré que les Lyonnais soient dans une période de confiance, dans une série de trois victoires. Ce sera donc compliqué pour nous, mais je pense que ce type de match, contre une équipe qui sera rageuse, avec le potentiel qui est le sien, ne peut que nous convenir, nous empêche de tomber dans la facilité.

Depuis plusieurs saisons, l’OL éprouve des difficultés contre le Téfécé. Pensez-vous que le jeu toulousain soit tout particulièrement gênant pour les Lyonnais ?
En regard des résultats, de ce que l’on m’a dit, cela semble être le cas, mais est-ce suffisant pour être certain de réaliser une bonne performance dimanche ? Je ne pense pas. Malgré le match de samedi (défaite face à Nice), je considère que l’on est dans une phase de progression. On a progressé dans notre jeu, on est plus consistants, j’espère qu’il y aura une suite face à l’OL, que l’on ramènera quelque chose de Lyon.

Que pensez-vous de l’OL ?
Dans un premier temps, j’ai trouvé que l’équipe s’en sortait vraiment très bien, surtout en regard du dégraissement important opéré. L’OL a aujourd’hui un petit moment de mou, mais cela reste une des meilleures équipes du championnat, l’un des meilleurs effectifs, avec des joueurs qui peuvent faire la différence à n’importe quel moment. C’est dur de comparer avec l’OM ou le LOSC, ce sont des équipes qui se rejoignent. Dans la course que ces équipes se livrent pour les places européennes, le tout sera de profiter des mauvais moments des autres et de faire le carton plein dans ses moments forts.

Qu’est-ce qui devrait faire la différence selon vous dimanche ?
Je ne vous le dirai pas. (rires) Plus sérieusement, on devra être en mesure de jouer notre jeu, mais surtout d’être très efficaces défensivement. En encaissant quatre buts à Lyon, on ne risque pas de gagner, c’est une certitude. L’idée sera d’être le plus efficace possible défensivement et offensivement parlant.

Vous êtes revenu en France il y a deux saisons, après 13 années passées en Italie. Quel est votre rôle dans le groupe toulousain ?
Mon rôle, c’est de conseiller et d’accompagner ceux qui ont envie de l’être, c’est également de m’éclater. Le football reste ma passion, un grand moment. C’est quelque chose qui demeure, quoi qu’il arrive, le plus beau métier du monde. Je ne suis pas en pré-retraite, je me donne à fond, je profite de chaque moment. En raison de mon expérience, je peux forcément apporter quelque chose, mais le foot, c’est une remise en cause quotidienne, il faut avant tout être bon sur le terrain.

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