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Finir le travail à Gerland...

Publié le 07 mars 2006 à 17:00 par R.B

Mercredi soir, pas un seul supporter lyonnais ne veut manquer à l’appel. Il en va d’une qualification pour les quarts de finale face au PSV, « l’ennemi batave » trop encombrant ces dernières saisons.

Pour bouter hors de l’Europe les Rouge et Blanc de Guus Hiddink, Gerland jouera donc à guichets fermés. Le soutien populaire pousse au dépassement de soi à défaut d’intimider un visiteur habitué à tous les contextes. Dans l’enceinte lyonnaise, au fil du temps, le soutien est devenu indéfectible. « Les supporters lyonnais vont jouer un rôle important comme l’ont fait ceux du PSV la saison dernière pendant l’épreuve des tirs au but… ». Gérard Houllier a l’art d’encourager « son public » pour qu’il soit à la hauteur de l’événement!

En s’imposant 1 à 0, il y a 2 semaines, au Stadion Philips, il est évident que les partenaires de Juninho ont pris un avantage indéniable… mais non définitif. Le match aller avait été un sacré combat. Ooijer y laissant une partie de son intégrité physique ; il sera d’ailleurs absent pour le second acte. Cris, lui, s’éclatant le nez dans un choc avec Farfan ; Diarra se donnant une lombalgie et Coupet une coupure à la langue. Ces 3 olympiens seront toutefois présents. « Qu’est-ce que cela avait tapé… ». Gérard Houllier, en revoyant quelques jours après cette rencontre, n’avait pas mesuré à sa juste valeur, « en direct, l’intensité des débats.

Cette équipe du PSV n’a plus le même visage que celle de la saison dernière, mais au fond elle n’a pas changé. Elle est hyper réaliste. Elle prend des risques mesurés. Pas de foot champagne que du solide agrémenté par la vivacité déroutante de Farfan ou encore de Koné, buteurs qui plus est ; la technique organisatrice de Cocu ; le boulot de Simons ; la présence rassurante d’Alex et l’incroyable activité dévastatrice de Vennegoor au sol comme dans les airs. Elle est capable de mettre une pression de tous les instants en sautant les lignes pour se retrouver rapidement dans la surface de réparation adverse. Partira-t-elle pour autant à l’abordage ? Cela ne semble pas le style de la maison… Le Ghanéen Addo devrait remplacer Ooijer dans l’axe de la défense rouge et blanche. Lamey et Vennegoor sont incertains. L’absence du grand attaquant serait un véritable handicap pour le leader incontesté du championnat néerlandais.

L’OL est à 90 ou 120 minutes d’un troisième quart de finale de rang. «Nous avons simplement fait la moitié du chemin… ». Juninho martèle à l’envi un état de fait qui correspond à son grand professionnalisme. Pas question de penser au tirage au sort de vendredi avant d’avoir eu la belle peau hollandaise ! « Un quart, cela se mérite… ». Une confession signée Malouda. Patraques face à Rennes, guéris en Corse, les Lyonnais auront-ils la tentation de voir venir avec leur but d’avance? «Nous allons jouer notre jeu en nous méfiant de cette formation du PSV qui est toujours aussi forte ». Juninho ne se fait pas prier pour répondre à la question, même s’il ajoute que ce sera éminemment tactique. « Juni », Tiago et Diarra étant, au passage, sous la menace d’une suspension en cas de nouveau carton jaune. « Cela ne changera rien à notre façon de jouer » assurent les 3 joueurs.

Govou, suspendu ; Cacapa, Monsoreau, Berthod en soins ; Réveillère, trop juste encore pour faire son retour ; Tiago, Diarra et Carew tout juste remis de leurs bobos, Gérard Houllier devra une nouvelle fois composer. « Je sais ce que nous allons faire ; plus que gérer, nous devrons contrôler les événements. Nous avons autant de chances, voir un peu plus, que nos adversaires ». L’entraîneur olympien ne divulguera pas ses choix, sa tactique, mais il laisse entendre que ce match sera plus ouvert que celui du Stadion Philips. Et comme toujours les détails auront leur importance. « Il faudra avoir de la rigueur défensive et faire attention aux coups de pied arrêtés… ». Grégory Coupet est bien placé pour mettre en garde ce groupe aux portes d’un nouveau ¼ de finale ; « ce n’est juste qu’une étape sur la route de nos ambitions vers le Stade de France » conclura le gardien de but international lors de la conférence de presse.

Il serait étonnant que l’OL débute avec seulement 2 hommes au milieu comme ce fut le cas lors des deux dernières réceptions (Nantes et Rennes). Abidal jouera-t-il dans l’axe ou dans le couloir de gauche? Ce qui induira la position de Malouda. A la limite, ce n’est pas important. Dans un match de Champions League, les tripes et l’envie, voire l'intox... sont autant de paramètres capitaux pour poursuivre son chemin. L’OL est effectivement à la moitié de son rendez-vous. Cela semble tellement bien engagé pour la suite de l’aventure, qu’il serait dommage de ne pas en profiter. Enfin, Monsieur Riley, l'arbitre, aura son sifflet à dire pour que les débats restent dans les clous de la normalité.
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