masculins / OL 4 - Lens 0

Flamboyant OL !

Publié le 27 septembre 2002 à 21:14

Trois buts de Juninho, un quatrième de Réveillère, un jeu totalement retrouvé, une équipe lyonnaise parfaitement inspirée et un public de Gerland exceptionnel, Lens ne pouvait vraiment rien faire ce soir ! A trois jours d'un somptueux déplacement à Glasgow, l'OL frappe très fort !



Certes l'OL sortait d'une bonne semaine, qui l'avait vu enchaîner deux victoires face à Anderlecht et au Mans, certes l'OL avait, par moments, retrouvé un jeu plus en conformité avec son standing. Oui, mais les Gones étaient encore largement perfectibles et rien ne laissait véritablement présager de la déferlante ravageuse qui allait terrasser Lens ce soir. Dès le coup d'envoi, pourtant, les signes ne trompaient pas. Sur la pelouse, L'OL exerçait un pressing tout terrain, empêchant les Sangs et or de manœuvrer à leur guise et, surtout, donnait, d'entrée, beaucoup de vitesse au jeu, témoin d'un allant retrouvé. Du côté des tribunes, encore bien garnies, les deux virages s'étaient parés de leurs habits de lumière, dévoilant des tifos magnifiques. Bref, le décor était planté. Celui d'un grand match... comme toujours face au Lens, qui semble, décidemment, attiser l'appétit des Lyonnais !



Des Lyonnais et son buteur Giovane Elber, en forme étincelante, qui, dès la 4e minute, se créaient déjà une superbe occasion, le Brésilien reprenant un centre au cordeau de Carrière, expédiant le ballon au ras du poteau d'Itandje. Mais Lens répliquait immédiatement, et Coupet devant sortir au devant d'Utaka (5'). Le spectacle était déjà au rendez-vous. Et en terme de spectacle, s'il y en a un qui en connaît un rayon, c'est bien Juninho. Abonné aux gestes de classes et aux buts d'exception, le Brésilien en faisait encore l'étalage en expédiant une merveille de coup-franc dans la lucarne d'Itandje, impassible devant tant de virtuosité (10'). Et "Juni" de corriger une petite bizarrie de ce début de saison en inscrivant son premier but en championnat. La classe à l'état pure!



John Utaka, quant à lui, pouvait s'en vouloir, quelques instants plus tard, lorsqu'il expédiait un bon ballon d'égalisation dans le ciel lyonnais (15'). D'autant que cette opportunité n'allait plus se reproduire... L'OL, en effet, commençait sérieusement à prendre de la hauteur. Une première action étincelante échouait d'un rien en corner, après que Jabi eût devancé de justesse Essien, sur un centre de Réveillère (18'). La deuxième, par contre, laissait carrément les Lensois sur place. Au départ, comme à l'arrivée, il y avait Réveillère, auteur sans doute de sa meilleure prestation sous le maillot lyonnais ce soir. L'ancien rennais débordait et sollicitait le une-deux avec Carrière à l'entrée de la surface. Le 10 olympien avait tout compris et expédiait son compère sur orbite. Itandje devait alors s'incliner devant la lucidité du défenseur, plaçant un extérieur du pied imparable (25') ! Superbe ! Gerland pouvait exploser et se préparer à une suite du même acabit. Car les Gones, sur un nuage, récitaient leur partition à merveille. Et Lens, ne pouvait pas faire grand chose pour enrayer cette machine lyonnaise lancée à pleine vapeur.

Ainsi, à la suite d'un nouveau mouvement parfaitement exécuté, Essien ratait le cadre pour deux centimètres (33'), avant que Dhorasoo n'écrase un peu trop sa frappe devant Itandje (37'). Et comme les Nordistes y mettaient aussi du leur, quand ils le pouvaient, on assistait à un spectacle grandiose ! Suffit de parler de spectacle pour voir Juninho re-pointer le bout de son nez, ou plutôt de son pied droit, pour catapulter de nouveau le ballon au fond des filets lensois, à la suite d'un mouvement, encore une fois, étincelant (41') ! La messe était dite, et plutôt trois fois qu'une, même si Utaka, décidemment bien malheureux, gâchait, juste avant la pause, une occasion en or de revenir dans la partie (45').



Après une telle première mi-temps, il paraissait difficile pour les 22 acteurs de continuer sur ces bases particulièrement élevées. D'autant, que bien évidemment, la partie était pliée. Et, logiquement, le début du second acte se révélait un peu moins riche en intensité et en occasions de but. Mais comme il n'est jamais bon de laisser souffler trop longtemps un public si bouillant, l'OL repartait à l'assaut. Et cette initiative était vite récompensée avec un quatrième but lyonnais en forme de correction. Tout partait d'une géniale inspiration de Carrière, omniprésent ce soir, qui lançait Essien vers le but. Le Ghanéen voyait alors sa tentative repoussée par Itandje, mais... l'inévitable Juninho rôdait et d'un tir rageur trouvait le chemin des filets pour la troisième fois de la soirée (57') ! Non, vraiment, "Junigoal" n'aime pas rester trop longtemps sans marquer !

Sarr avait beau tenter de ranimer la flamme sang et or, d'une lourde frappe bien repoussée par Coupet (59'), le coeur n'y était plus côté nordiste. L'OL pouvait dérouler et Paul Le Guen offrir une ovation à l'homme du match et à son compatriote, Elber, moins en vue que lors des dernières rencontres mais toujours très disponible pour ses coéquipiers, qui étaient remplacés par Malouda et Luyindula (62'). Le match reprenait alors tranquillement son cours et les Champions de France n'étaient pas loin de corser l'addition, par Carrière (66'), puis, surtout Essien, qui faisait pourtant trembler les filets, mais l'arbitre de touche avait levé son drapeau (70'). Ce but refusé n'empêchait pas, néanmoins, les 33 695 spectateurs de Gerland de déclencher une immense "ola", dans une ferveur somptueuse !



La fête était donc totale. Le jeune Romain Sartre en profitait même pour faire ses premiers pas en Ligue 1, en remplaçant Müller (77'), et l'OL s'évertuait à terminer la rencontre sa cage inviolée, pour la troisième fois consécutive. Une autre manière de prouver que, de la défense à l'attaque, les coéquipiers d'Edmilson étaient plus que jamais au top ! Il faudra toutefois confirmer ce brillant constat mardi soir à Glasgow. En attendant, les joueurs olympiens s'en allaient offrir leurs maillots à leurs fidèles et bruyants supporters, histoire de savourer dans une parfaite osmose cette impressionnante démonstration d'un flamboyant OL !









T.L.
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