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Florian Maurice se souvient...

Publié le 24 mai 2008 à 15:56 par BV

Dans le TGV qui le conduit à Paris, Florian Maurice avoue avoir, la nuit précédente, « rêvé » de la Coupe de France. Le songe n’a pas trait à sa carrière footballistique mais à son métier de consultant pour OL TV : « Je voulais commenter mais je n’avais pas de micro ; mais dans la réalité, il m’arrive souvent de repenser à la victoire en Coupe de France en 1998 contre Lens (2-1). Je n’ai pas de souvenir du match mais plus de l’instant où je monte les marches, où je porte la coupe. Durant la rencontre, on ne se rend pas forcément compte de l’importance de l’événement. A nos yeux, ce n’est qu’un match comme les autres, sauf que la fin est différente. Pourtant, Bernard (Lacombe) m’en avait parlé, m’avait dit de profiter. Ce n’est qu’avec le recul, aujourd’hui, que je me dis qu’il avait raison ». Florian Maurice n’a passé qu’une saison au PSG (1997/1998). « C’est paradoxale : c’est la saison qui me prive de la Coupe du Monde 98 mais c’est celle qui me permet de gagner les deux seuls trophées de ma carrière ».

Etonnamment, le PSG est aujourd’hui quasiment dans la même situation qu’il y a dix ans : vainqueur de la Coupe de la Ligue, au terme d’une saison ratée, il retrouve le vainqueur du championnat de France en finale de la Coupe de France. « Flo » a tout de même un souvenir du match : sa passe décisive pour Raï. « Dans ce genre de match, ce qui fait la différence, c’est le talent, les joueurs comme Marco Simone ou Raï à l’époque, Benzema, « Juni », Fred ou Pauleta aujourd’hui. Ce sont souvent les grands joueurs qui font gagner les grandes finales. Or il y a plus de joueurs de talent à l’OL qu’au PSG ».
Suffisant pour hisser l’OL au rang de favori de cette finale ? « La coupe reste la coupe. C’est vraiment du 50 – 50. Il n’y a pas de favori ; sur un match tout peut se passer. Dans ces situations, le mental a une grande importance ; la préparation du match est particulière. L’événement, c’est à chacun de le gérer sur un plan collectif mais également individuel. Et, sur ce plan-là, l’OL a un avantage sur le PSG parce qu’il a l’habitude des matchs à haute intensité avec la Ligue des Champions ; les Lyonnais connaissent cette pression. L’expérience des Parisiens en coupes ne remplacera jamais ça ».
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