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Fofana… la tête bien sur les épaules

Publié le 17 décembre 2011 à 10:24 par RB

L’ancien capitaine tricolore des moins de 20 ans à la dernière coupe du monde de l’été dernier est passé de la L2 à la L1 et à la LDC en quittant le HAC pour l’OL… Il a découvert le haut niveau, la concurrence… Il parle de travail pour progresser et aller le plus haut possible…

  Maturité, humilité, lucidité, assurance, ambitions, respect, patience, fierté, mental, sens des responsabilités, discrétion, leader au naturel, polyvalence, multi culturel… Tels sont les mots que l’on peut associer au jeune Gueïda Fofana après avoir discuté un peu avec lui et en l’ayant vu joué 548 minutes avec l’OL (5 titularisations et 6 entrées en jeu). Mature malgré son âge comme le disait en autre Cédric Daury son entraineur au HAC. « Jeune, j’ai été confronté à des situations pas toujours faciles. Cela a forgé mon caractère, fait prendre du recul par rapport aux événements, m’a responsabilisé… ». Il y a de l’assurance sans l’arrogance. De l’humilité, de la lucidité aussi quand il parle de ses ambitions, de ses qualités, de ses défauts. «Ce que j’ai fait jusqu’à maintenant, je l’analyse comme encourageant. Je travaille beaucoup à l’entrainement. Je suis patient en visant d’avoir plus de temps de jeu. Je profite de la dynamique du groupe. Tout est différent. Mes qualités ? Difficile de parler de soi. Je dirais un mélange de choses comme le volume de jeu, la passe, la récupération, la faculté à me projeter vers l’avant tout en défendant. Je m’adapte aussi aux consignes du coach. Je suis polyvalent au milieu. Au HAC, j’ai même joué arrière et milieu droit. Mes défauts ? Je manque d’explosivité sur les appuis, les démarrages. Je travaille avec Robert Duverne et j’ai déjà progressé dans ce domaine. Je dois travailler mon jeu de tête offensif… ».

Je travaille pour jouer les plus grandes compétitions, pour remporter des titres, pour marquer l’histoire du football. Si tu travailles, tu y arrives…

Gueïda avoue encore sa double personnalité. « En dehors des terrains, je suis réservé, discret. Quand je joue ou que je suis dans le vestiaire, c’est différent. Je parle, je prends mes responsabilités... Je me comporte en leader, mais c’est naturel… ». Ses ambitions de réussir sont évidentes. Comme son mental « Je travaille pour jouer les plus grandes compétitions, pour remporter des titres, pour marquer l’histoire du football. Si tu travailles, tu y arrives… ». Et d’ajouter. « Au départ, je jouais au foot pour m’amuser. Mais quand mes entraineurs ont pensé que je pouvais faire quelque chose, alors plus rien ne pouvait m’arrêter pour en faire mon métier… ». On devine pour plusieurs raisons la fierté d’avoir atteint son premier objectif. « Ce n’est pas évident de réussir quand tu es un immigré… J’ai un frère ainé qui a un bon boulot… J’ai deux autres frères qui jouent au HAC. Le plus âgé va peut-être passé pro… On a des valeurs dans la famille, c’est important». Gueïda assume sa double culture. « Je suis né au Havre, mais ma famille arrivait du Mali. Il y a des avantages à avoir cette double culture ».

Le Havre et le HAC. « Je suis né là bas. J’ai toute ma famille. Le Havre fait partie de moi. J’ai joué tout petit au HAC. J’ai connu la L2 (66 matchs et 4 buts). Cela m’a aidé en arrivant à l’OL d’avoir ce bagage comme le fait d’avoir disputé la Coupe du Monde des moins de 20 ans ». Son adaptation à l’OL ne lui a pas posé de problèmes. « J’ai été bien accueilli même si mon caractère réservé ne facilite pas au départ l’intégration ». Il revient à la LDC qu’il regardait il y a peu à la télévision. Il a joué ce match extraordinaire à Zagreb, où il a délivré sa première passe décisive ; une offrande de 40 mètres à Briand. Assurément, il ne l’oubliera pas. Gueïda a aussi le sens du collectif.



Un peu plus de trois mois dans son nouvel univers où il a connu une éclipse en s’entrainant avec la CFA, en n’étant pas dans le group pro les jours de match. « Nous en avons parlé avec le coach. Il fait des choix. Je les accepte. Je suis revenu. J’ai rejoué. Rien n’est acquis… ». Rien n’est acquis pour avancer, pour réussir. Au fait, as-tu des idoles, des modèles ? La réponse ne surprend pas. « Non… Il y a juste des joueurs que je regarde jouer, dont je suis la carrière… Des noms ? Yaya Touré, Xavi… ». On lui souhaite simplement la même carrière.

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