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Football et business, mariage de raison ?

Publié le 11 février 2008 à 19:14 par SC

C’est la question qui a été débattue ce lundi à Gerland lors du Colloque Européen de la presse sportive.

Parmi les principaux intervenants : Jacques Santini (ancien sélectionneur de l’Equipe de France et entraîneur de l’Olympique Lyonnais), Eric Poulat (arbitre international), Dietmar Bautz (responsable des opérations médias du prochain Euro, William Gaillard (directeur de la communication et des affaires publiques de l’UEFA, adjoint de Michel Platini) et Jean-Michel Aulas.
Le président de l’Olympique Lyonnais a expliqué comment il a construit son club.
En vingt ans il est passé d’une organisation associative à une organisation commerciale, passant de 3 à 4 millions d’euros de chiffre d’affaire pour atteindre maintenant les 210 millions d’euros.

Parmi les points importants :
Le développement à l’international est l’une des priorités pour un club comme le président de l’OL l’a précisé.
Deuxièmement, l’entrée en bourse de son club le 9 février 2007. Cet accès lui permettra de générer des fonds privés pour construire le nouveau stade. Il a insisté sur le fait que ce Stade ne serait financé que par des fonds privés. Une enceinte sportive qui pourra accueillir 62 500 spectateurs dont 6300 places VIP à un coût très élevé mais plus de 35 000 places seront à faible coût pour les jeunes et les familles. Autre point : « ce stade aura le plus grand nombre d’accès handicapés d’Europe, personne ne sera oubliée. »

Autre question posée, celle relative au plafonnement des salaires des joueurs en Europe, un vaste débat. Jean-Michel Aulas, en prenant son club pour exemple, a indiqué que l’accès aux marchés financiers résolvait une partie des problèmes : « la bourse, c’est la transparence ce qui vous oblige à respecter des règles qui ne sont pas obligatoirement acquises par d’autres pays. C’est pourtant, à mon avis, l’un des éléments qui permettront de réguler. »

Il souhaite également une approche de l’UEFA encore plus contrôlée, pour, éventuellement, exclure l’accès aux Coupes d’Europe à ceux qui ne sont pas dans les ratios qui ont été déterminés par l’UEFA.
Après cette allocution, William Gaillard est intervenu. Il a insisté sur le fait qu’il n’y avait pas de vraies divergences entre l’UEFA et le monde des clubs de football. Il a rendu hommage à l’OL par cette remarque : « Le sport fait partie de l’économie dans le bon sens du terme et l’Olympique Lyonnais en est l’exemple éclatant, dans le sens où l’on peut très bien gérer une entreprise sportive en gardant contact avec la communauté qui l’entoure et qui l’a fait vivre. »