masculins / Pendant la trêve

G comme... Gerland

Publié le 12 juin 2007 à 10:26 par OT

C'est l'heure de l'ABECEDAIRE. Une lettre et un mot par jour. Place à la lettre G... comme Gerland.

Gerland, c'est le nom du stade qui accueille les matches de l'Olympique Lyonnais depuis sa naissance en 1950. Gerland, c'est aussi le nom du quartier dans lequel se trouve le stade. Si l'on associe aujourd'hui Gerland à l'OL, le stade existait bien avant la création du club. Les premières pierres de l'enceinte sont posées en 1914, sous les ordres de Tony Garnier, dans le cadre de l'exposition universelle. Le maire de l'époque Edouard Herriot espère ainsi réhabiliter Gerland, quartier industriel et peu fréquenté. "Construire un hôpital, c'est de l'assistance ; construire un stade, c'est de la prévoyance", déclare-t-il pour défendre son projet.

93 ans plus tard, Gerland a bien changé. Le football a d'abord du s'adapter à ce stade olympique, avant qu’il ne se transforme lui-même petit à petit en stade de football. Il connait ses dernières grandes modifications à l'occasion de la Coupe du Monde 1998 pour laquelle les deux virages sont refaits. Le quartier lui aussi a évolué. L'ancienne zone industrielle héberge désormais l'Ecole normale supérieure de Lyon et l'Ecole normale supérieure de lettres et sciences humaines. Depuis quelques années, on peut même accéder au stade en métro.

On dit souvent que le football est le reflet de la société. Le stade de Gerland représente le symbole d'un quartier modernisé, d'un club qui s’émancipe, et d'une ville qui a prit goût au football. Lyon la bourgeoise comme on aime la stéréotyper, vit une histoire d'amour avec le plus populaire des sports.
Depuis son inauguration en 1926, le stade de Gerland a accueilli les plus prestigieuses des compétitions : Coupe des villes de foire, Coupe de l'UEFA, Coupe des coupes (la finale en 1986), Euro, Coupe du monde, Ligue des champions. Au fil du temps, ces divers évènements ont préparé le public lyonnais à se prendre de passion pour un sport désormais dominé dans l’hexagone par l'Olympique Lyonnais. Banlieue du football français pendant longtemps, le club phare de l’ancienne capitale des Gaulles fait bel et bien partie des grands d’Europe. A tel point que le stade de Gerland semble aujourd’hui trop petit pour accueillir le roi Lyon.

[IMG30273#R]En 2010, l'OL coupera le cordon ombilical pour voler de ses propres ailes. Fier de ce qui a été accompli en son intérieur, le Stade de Gerland pourra alors se consacrer à d’autres activités, et repenser à toutes les émotions qui auront parcourues ses travées... l'excitation d'un France - Danemark lors de la Coupe du Monde 1998, la folie lors d'un OL - Inter Milan ou d'un OL - Real Madrid en Ligue des Champions, la tristesse lorsque le lion indomptable Marc-Vivien Foé s'effondra sur sa pelouse, l'amour entre un public et son idole Sonny Anderson lorsque celui-ci joua son dernier match sous les couleurs de l'OL, ou encore la fierté du peuple lyonnais au moment de recevoir ses trophées de Champion de France...