masculins / Tignes - Jour 4

G. Coupet: "Le col, un travail mental"

Publié le 05 juillet 2007 à 10:00 par SR

On est en juillet ? C’est la question que se posait Gregory Coupet en jetant un œil par la fenêtre. Les montagnes blanches de neige ne donnaient pas vraiment envie de mettre les pieds dehors. La température s’est rapprochée du zéro cette nuit, de quoi avoir froid aux yeux.

"Greg", beau temps pour un mois de juillet ?
On est gâté (rire). On est toujours aussi bien et les conditions météos difficiles nous renforcent. On reste toujours ensemble, pour manger, pour s’entraîner, pour passer le temps… On se sacrifie ensemble lors des séances d’entraînement, on se marre ensemble... Il y a beaucoup de vie autour de ce stage. Si l’on fait abstraction de la neige, tout est réuni pour bien lancer la saison. Et puis on découvre la force de chacun et la qualité de l’équipe au fil des journées passées ici.


Comment se déroulent les séances d’entraînements ?
Les activités sont très animées. Les coachs ont mis l’enthousiasme nécessaire lors des préparations afin de rendre les séances plus ludiques et intéressantes. Malgré cela le col de l’Iseran n’a rien de ‘ludique’. Le vélo, ce n’est pas mon truc. Je n’ai pas le physique d’un cycliste et je ne m’y intéresse pas plus que ça. Mais il y a dans cette activité un travail mental très intéressant. Et puis question solidarité, il n’y a rien de mieux que de s’unir devant la difficulté de l’exercice. On s’entraide beaucoup, on se soutient sur la route, c’est très enrichissant.

Abidal et Tiago ne sont plus là… Malouda pourrait partir. Quel est ton sentiment sur la saison à venir ?
De supers joueurs s’en vont. Cela fait maintenant pas mal d’années que je vis des allers et venues alors je n’ai pas peur du changement. Sur le plan personnel je compte m’investir à fond afin de répondre en la confiance que le président Jean-Michel Aulas et l’entraîneur Alain Perrin m’ont témoignée au moment de ma prolongation.

Et puis tu cours toujours après la coupe aux grandes oreilles…
On n’est pas passé loin des demi-finales contre le PSV et le Milan AC ces dernières années. Dans cette compétition, je me fixe d’abord l’objectif de passer les quarts de finale… le reste viendra après. Notre équipe est en reconstruction, c’est aussi un défi intéressant que de rétablir la formule 1 qui vient de perdre des joueurs internationaux. Mais attention, nous ne sommes pas en chantier, c’est simplement quelques liens à consolider, en particulier avec les nouvelles recrues. Eux passent de chasseur à chassé en venant à l’OL, qui peut encore repousser les limites du football en tentant de décrocher un septième titre de champion. Il faut faire la transition.

Tu n’as toujours pas envie de porter le brassard de capitaine ?
Juninho est déjà un bon capitaine… et puis je n’ai pas besoin de porter le brassard pour être la personne que je suis.