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Gérard Houllier: "Il y a une osmose affective"

Publié le 14 septembre 2005 à 12:48 par R.B

[IMG6606L]Un lendemain de match européen suscite toujours énormément d'intérêt dans les médias. Après les soins pour ceux qui ont joué et un entraînement pour les autres, place aux interviews. Avec un <b>Anthony Réveillère</b> qui parle de magie liée à la Champions League et <b>Gérard Houllier</b> qui met en avant l'osmose affective présente dans le groupe olympien...

Un lendemain de match européen suscite toujours énormément d'intérêt dans les médias. Après les soins pour ceux qui ont joué et un entraînement pour les autres, place aux interviews.



Anthony Réveillère :

« Effectivement pour l'instant, cette saison, ce match contre le Real est notre match référence. Nous avions à cœur d'élever notre niveau de jeu face à une grosse équipe. Nous l'avons harcelée dans les duels…Nous sommes bien entrés dans le match avec en plus de la réussite sur nos coups francs ; ce qui n'a pas été le cas des madrilènes… Mardi soir, nous avons montré notre niveau européen et fait un gros coup malgré les absences dans les rangs adverses. Mais ce n'est qu'un match ; n'oublions pas Rosenborg et Olympiakos. Nous sommes content, mais nous n'avons pas gagné la Champions League pour autant. Un match de Champions League, c'est toujours différent avec une magie à chaque fois ».



Ensuite, « Antho » a expliqué le troisième but lyonnais où il est passeur décisif pour Wiltord. « C'est un mouvement travaillé à l'entraînement ; il y a en plus les automatismes. L'action se termine bien ». La seconde période ? « Le Real a pris le jeu à son compte sans se créer beaucoup d'occasions mis à part sur des frappes lointaines. Nous sommes restés attentifs face à son jeu de passes et nous, nous avons opéré en contre. Inconsciemment, le score étant de 3 à 0 à la mi-temps, ce n'était plus à nous de faire le jeu, même si les consignes à la pause était de continuer de jouer. A 3 à 0 le match n'était pas gagné ; on a su gérer. On se souvenait de la rencontre face à Manchester et aussi de Milan AC – Liverpool. ».



Après le Real, c'est le tour de Bordeaux samedi. « On retrouve le championnat ; ce sera difficile, mais nous allons chercher quelque chose en Gironde face à des Bordelais qui ont un très bon collectif ».



Gérard Houllier :



Le coach l'a avoué sans fard : « aujourd'hui, je suis cuit… ». Cela ne l'a pas empêché de revenir sur ce match « inoubliable ». «Un match de Champions League, c'est d'abord un combat physique avec un gros mental ; sans oublier une grande rigueur mentale. Il ne fallait pas jouer le Real avant de nos têtes. C'est la raison pour laquelle, nous avons commencé à en parler lors de la mise au vert ». Alors ce match Gérard ? « C'est d'abord une aubaine de jouer une telle équipe. Elle nous a étalonné. Nous avons fait un bon match contre une bonne équipe, plus équilibrée que d'habitudes avec 2 défensifs au milieu de terrain. Nous nous étions prêts. Il n'y avait pas de raison d'avoir la trouille. Je trouve que les joueurs se rapprochent dans leur préparation de ceux du Championnat Anglais : ils sont concentrés mais décontractés. Bon après, il faut avoir les joueurs pour faire de telle performance ».



<Comment l'entraîneur lyonnais a apprécié cette victoire? «J'ai aimé l'attitude du banc de touche et des gars qui sont restés en tribune. Ils étaient heureux et ce n'était pas feint. Le plus important, c'est le groupe et c'est important pour ceux qui jouent de sentir qu'ils sont soutenus par tous les autres. Il y a une osmose affective ; c'est très lyonnais… je l'avais déjà constaté la saison dernière. Affectivement, ce match a fait du bien au groupe. Après en terme de tactique, le groupe est intelligent, flexible. Il fallait aussi de la fraîcheur. Cela explique les changements contre Monaco et face au Real. La victoire, elle est importante pour le club, les supporters… moi j'ai passé l'âge. Vous savez, on ne gagne jamais seul»



Après un début de saison quasiment parfait, quel peut-être le risque ? « Il est partout, car l'équilibre est tellement fragile… Ce qui peut-être grave par exemple, c'est si vous jouez bien et que vous perdez. L'OL est en progression. Au début, nous n'étions pas bons, mais nous avons accroché les résultats. Cette équipe est mature. a qualité du groupe existe. Il s'est ouvert aux nouveaux pour faciliter leur adaptation. J'ai senti un déclic lors du repas d'après-match contre Monaco. J'ai senti qu'il se préparait quelque chose de grand. Il y avait ce soi là une atmosphère ».



Gérard Houllier abordera d'autres sujets au gré des questions des journalistes. Morceaux choisis: « L'alimentation et la récupération, ce sont les 2 facteurs qui comptent lorsque vous enchaînez les matchs. Je suis un grand adepte du repos »…. « Les lendemains de match, je n'aime pas mettre la pression. J'aime bien que cela soit relax. Il faut s'aérer l'esprit tout en appréciant ce qui s'est passé »… « A la mi-temps, je n'allais pas leur planter l'idée que le Real pouvait revenir au score comme l'avait fait Manchester la saison dernière ou Liverpool face au Milan AC. Je ne prépare pas, psychologiquement, pas mon équipe de cette manière. Je ne veux pas qu'elle pense que j'ai peur et j'ai de toute façon confiance en elle ; les joueurs le savent »… « La gestion du groupe ? Elle est physique avant d'être diplomatique. C'est dur par exemple de sortir un joueur qui a marqué 2 buts le match précédent. Si on explique le pourquoi des choses, cela se passe bien. La décision la plus difficile à prendre a été celle de mettre Sidney Govou sur le banc. Pedretti ? Si Zidane avait joué, je pense que je l'aurais fait débuter. Pour la suite de la saison, les plus forts mentalement survivront, les autres s'élimineront »… « Juninho ? Il a fait un match de géant. Heureusement qu'il a manque le pénalty. Qu'aurait-on dit ! Ce pénalty manqué nous a, je pense, donné un surplus de concentration »… « J'ai fêté tranquillement la victoire au restaurant avec la famille, des potes. Je n'ai pas bu un verre de plus ni de moins. J'aime bien que les gens de ma famille soient là dans de tels moments ».



R.B

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