masculins / OL 2 - ASSE 1

Gerland entre chaud et froid

Publié le 14 octobre 2006 à 20:50 par SR

A match pas comme les autres, ambiance pas comme les autres.

Dans un derby aussi attendu, l’ambiance avait démarré bien avant la rencontre : à l’entrée des gardiens, des joueurs, lyonnais comme stéphanois, l’entraînement, le retour aux vestiaires…les supporters, impatients, avaient déjà donné de la voix. Ce soir, ils étaient 39 218 supporters dont une minorité de Verts qui avaient élu domicile dans le virage sud.
Dans les couloirs du stade, Grégory Coupet était angoissé « il faut le gagner, à tout prix ! Je m’en voudrais si… ». Quand à Bernard Lacombe, on ne peut pas dire qu’il soit confiant « Il faut marquer en premier » ne cessait-il de répéter avant de rejoindre son poste de commentateur.

Le Virage Sud, emmené par les « Lugdu », est toujours d’humeur chambreuse avant les rencontres face à l’ASSE. Ces derniers ouvraient le bal des banderoles d’une inscription railleuse « au théâtre comme au foot, vous êtes la risée du peuple lyonnais » avant que le speaker du stade n’orchestre l’annonce des compositions des 2 équipes. Le coup d’envoi n’était pas donné que les supporters sautaient déjà. Les seuls à ne pas sauter… n’étaient pas lyonnais.
Après un échange de banderoles, quelques applaudissements et quelques sifflets de part et d’autre, la première offensive était suivie avec attention par l’ensemble de Gerland tout comme la première alerte médicale de Feindouno, accompagnée par les sifflets lyonnais.

Le jeu et les chants s’accéléraient après la demi-heure de jeu. Cris tentait d’envelopper devant la surface des visiteurs suite à une récupération musclée et les « Cris ! Cris ! Cris !» retentissaient dans le dos de Janot, planté devant les Bad Gones. 2 minutes plus tard, les « Cris » avaient fait le tour du stade et le Virage sud faisait écho lorsque le policier empêchait son compatriote Ilan d’armer sa frappe d’un tacle décisif (37’).
En fin de première période, les Stéphanois poussaient, tant sur le terrain que sur les tribunes, sans pour autant faire changer le tableau d’affichage.

« Allez… le Virage Nord… fait entendre ta voix » accompagnait le retour des joueurs. D’un côté comme de l’autre, les 22 acteurs cherchaient à faire la différence en seconde période alors que dans les tribunes, le rouge et le bleu étaient tape-à-l’oeil. Tiago soulevait les 39 218 supporters du stade de Gerland lorsque Juninho lui poussait le ballon à la limite de la surface. L’international Portugais enflammait le stade en trompant Janot pour l’ouverture du score.
De l’autre côté du terrain, Hautcoeur mettait un froid et inversait les émotions lorsque sa frappe contrée trouvait les filets de Rémy Vercoutre. Le jeu durcissait et dans les tribunes Les « Lyonnais, lyonnais, lyonnais… » chantonnés par le Virage Nord étouffaient les chants Stéphanois. Les minutes s’écoulaient, la pression montait et dans ce dernier quart d’heure, chaque ballon était inestimable. Chaque passe ; chaque amortie ; chaque tacle ; chaque coup de sifflet de Mr Duhamel alarmait l’auditoire. Chacun guettait sa montre et quand Dernis restait au sol suite à un accrochage, les sifflets le remettaient sur pied (76’).

Källström, fraîchement entré en jeu envoyait Malouda dans la surface, accroché par Diatta ! Et quand Malouda tombait, tout le public se levait… Un brouhaha de désolation accompagnait le cuir - repoussé par Janot – hors du terrain.
Les Virages de Gerland se donnaient la réplique tel un échange de tennis sur l’air maintenant devenu traditionnel à Gerland : « Supporters Lyonnais… c’est le moment de chanter !!! » et au bout du temps r�glementaire, Juninho libérait les siens… et toute une ville.
L’hymne version Bad Gones : « Emmenez-moi, à Geoffroy Guichard » suivait le coup de sifflet final. Les banderoles « Game o vert », « La Roumanie dans l’U.E, à quand ST Etienne ? » saluaient les joueurs avant le retour aux vestiaires pendant que les Bad Gones remerciaient les Olympiens « Merci l’OL, merci l’OL merci… »
« Un vrai match de derby » soulignait Robert Duverne en fin de partie, avec beaucoup de rebondissement, des buts, du suspens…des doutes…des frayeurs… et lorsque l’on supporte l’Olympique Lyonnais, cela finit par de la joie.

[IMG41402#C]
Sur le même thème