masculins / Grégory Coupet

"Greg" a remis les gants

Publié le 09 novembre 2007 à 19:00 par R.B

Dernière ligne droite (1)

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Grégory Coupet bosse comme un damné pour retrouver le plus vite possible la cage lyonnaise. Une superbe dernière ligne droite vers la compétition que nous suivrons au gré de ces séances intenses…

Nous le savions, « Greg » avait franchi un cap dans sa rééducation et sa préparation. Il avait même remis les gants avec Joël Bats, travailler ses appuis, la course avec Robert Duverne, en plus de ses séances en salle avec les kinés. En ce matin du vendredi 9 novembre, le gardien international est arrivé un peu avant 10 heures au centre d’entraînement. Direction la salle des kinés où il va multiplier les exercices. La bonne humeur accompagne sa sueur. « Greg » est heureux. Cela se sent ; cela se voit. La partie n’est pas encore terminée, mais elle est gagnée. Il dégage une telle force, une telle envie, un tel optimisme ; une telle soif de compétition et de victoire. Ce « Greg », il donne envie de tout défoncer dans sa propre vie et de sourire en toutes circonstances. Il est véritablement entraînant. Non loin de lui, Cris grimace sur une table de massage. Il s’est malheureusement donné une élongation à la cuisse juste avant de repartir au Brésil.

Un étage plus bas, le sextuple champion est passé ensuite à une tout autre musique dans la salle de musculation. casque vissé sur les oreilles; musqiue à fond, pour mieux s’étourdir, yeux rivés sur la machine, il martyrise muscles et souffle au winch. Une bête furieuse en cage qui tourne les bras de plus en plus vite. Un robot en plein effort d’une beauté animale. Quelques minutes auparavant Jérémy Toulalan était assis à sa place. La torture qu’il s’infligeait ; les limites qu’il dépassait lui faisaient pousser des râles incompréhensibles. Et le terrain Grégory ? «Cet après-midi avec Robert, puis Joël ».

[IMG42614#R]14h, les cheveux attachés, sur le synthétique, il travaille ses appuis. Le souffle se raréfie ; le repos est obligatoire. 30 minutes après, il passe la porte s'ouvrant vers le véritable gazon pour se mettre dans une cage. Le ballon avec maître « Jo ». D’abord avec les pieds, puis avec les mains. Sans plonger… en plongeant. Le ballon reste dans la niche. Il y a une relation amoureuse avec cet objet dont il a été trop longtemps séparé. Ils vont presque naturellement l’un vers l’autre. Ils s'apprivoisent de nouveau. Ces retrouvailles ont quelque chose d’émouvant. "Greg" n'est pas un géant, mais cette cage, elle semble presque minuscule. Il a pris la mesure de son espace à protéger. Les sourires ne cachent cependant pas la fatigue et ce besoin régulier de récupérer. Ce qui n'est pas souvent le cas du Coupet en pleine forme qui aurait tendance à épuiser le bourreau et ses partenaires de travail. Et pour couronner le tout, le vent, la pluie et la grêle deviennent compagnons du forçat.

Trempé, il est temps de retrouver les vestiaires. « Bien sûr que je suis heureux. Mais tu te rends compte de tout le travail qui reste encore à faire et ce dans tous les domaines. Je vais m’accorder du repos samedi et dimanche ; je ferais juste des étirements. Je vais venir à Gerland dimanche soir. C’est important. Et puis, lundi, on se remettra au boulot ».
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