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Greg Coupet : "Ce n’est pas la fin du monde."

Publié le 12 avril 2006 à 20:00 par BV

Au lendemain de la défaite contre l'Olympique de Marseille, Grégory Coupet revient sur cette élimination et évoque la rencontre de dimanche contre le PSG mais également les objectifs de cette fin de saison.

Comment analysez-vous cette élimination ?
Comme lors de tout match de coupe de France, il y avait un risque d’élimination. Nous espérions aller au Stade de France d’une manière ou d’une autre, c’est donc un rêve qui se brise. Nous sommes bien entendu déçus de tomber en quarts de finale mais il ne faut pas dramatiser. Ce n’est pas la fin du monde. D’autres sont tombés avant nous à ce stade de la compétition.

Y a-t-il une explication à ces éliminations prématurées en Coupe de France ?
Non. S’il en existait une, nous aurions rectifié le tir depuis longtemps. Le plus difficile à accepter est de perdre à domicile. Nous enrageons car nous avons perdu trois rencontres cette saison, toutes à Gerland. Nous sommes donc surtout peinés pour nos supporters.

Etait-ce dû au contrecoup de l'élimination de la Champions League par le Milan AC?
Bien entendu, l’élimination contre Milan trotte dans les têtes. Cela demeure un souvenir douloureux. Lorsque tant d’espoirs s’évaporent en quelques minutes, il est difficile de réagir. Nous étions donc très heureux d’avoir pu l’emporter face à Nice. Malheureusement on a éprouvé des difficultés à retrouver le même allant pour ce match de Coupe de France.

Le contre sur lequel vous encaissez le second but ressemble à s’y méprendre à ceux que vous aviez encaissés contre Toulouse ou Nice. Comment l’expliquez vous ?
Depuis 2-3 matchs, on encaisse effectivement souvent des buts suite à des « contres assassins ». Nous payons peut-être notre générosité. Nous ne voulons pas tomber dans un jeu cadenassé où nous serions tous derrière. Ce jeu constamment porté vers l’attaque a fait notre « publicité ». Malheureusement, sur des matchs à élimination directe comme les matchs de coupe, jouer ainsi est plus dangereux. Nous l’avons payé hier soir.

Comment jugez-vous votre prestation individuelle hier soir ?
Je n’ai pas été décisif. Je ne suis donc pas satisfait de ma prestation. Il s’agissait d’un match difficile pour un gardien.

Aviez-vous plus de pression ?
Pas plus que d’habitude. Pourquoi ?

Parce que vous étiez opposé à Fabien Barthez.
Je ne vois pas les choses comme ça. Ce n'est pas Fabien qui les a mis les buts, que je sache (rires) !

Craignez-vous le match à Paris ?
Non pas du tout. L’opposition contre Paris constituera une très bonne opportunité pour nous de relancer la machine. Il s’agira d’un super match dans un super stade contre une équipe qui en ce moment tourne très bien. Nous avons besoin de ce type de grands matchs pour nous remettre en selle.

A quelle fin de saison vous attendez-vous ?
J’observe que nous disposons dans nos rangs de beaucoup d’internationaux qui vont postuler à une place pour la coupe du monde, moi le premier. Nous ne devons donc pas nous reposer sur nos lauriers. L’élimination de la coupe de France nous enlève une pression mais ne nous empêchera pas de travailler sereinement. Nous allons désormais disputer un match par semaine. Les séances de récupération et de travail vont s’enchaîner.
De plus nous avons la chance de jouer de grosses affiches contre Paris, Saint-Étienne, Lille ou Le Mans. Nous allons donc nous concentrer sur ces rencontres et éviter d’écouter ce qui se dit à droite ou à gauche. J’ai l’impression que l'’on reproche aujourd’hui à l’Olympique Lyonnais de n’être que champion de France. Il faudra peut-être se contenter de ce titre mais à mes yeux il s’agit du plus valorisant. Toutefois, la frustration est bien présente parce que nous avions beaucoup d’espoirs et d’envie, nous possédions un effectif pour croire en beaucoup de choses. Quand on voit le nombre de points d’avance que nous avons en Ligue 1, on se dit que nous pouvions rêver de remporter la Coupe de France contre des équipes que nous dominons toute la saison. Nous y avons cru et tenté le coup mais cela n’a pas fonctionné.


Concrètement, cette fin de saison va-t-elle se transformer en une course aux records ?
Cela peut constituer un objectif lorsqu’on est des compétiteurs dans l’âme comme nous le sommes ou comme l’est le coach. Nous avons beaucoup de challenges à relever. On va donc essayer de faire le maximum notamment face à Saint-Étienne lors d’une rencontre que ne nous n’avons aucune envie de perdre.

Qu’est ce que vous ressentiriez si vous étiez sacrés champions de France samedi sans jouer ?
Nous n'allons pas être déçus. Ce sera avant tout un plaisir de le vivre ensemble, à l’hôtel. Cela n’enlève rien à notre mérite. Ce n’est pas de notre faute si nous avons autant d’avance. Nous ne devons pas nous dénigrer. Nous avons un grand mérite. Si nous étions champions avant de disputer la rencontre contre le PSG, nous aurions le plaisir de jouer totalement décontractés dans une enceinte magnifique avec la volonté de produire du jeu et de gagner à tout prix sans cette pression du résultat. Cette chance, nous l’avons provoquée.
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