masculins / OL 1 - Toulouse 1

Grégory Coupet au taquet

Publié le 12 août 2006 à 22:30 par SR

Suppléé par Rémy <b>Vercoutre</b> lors du Trophée des Champions et contre Nantes pour la première journée de championnat, <b>Gregory Coupet</b> reprenait ses bonnes habitudes après précisément 3 mois de disette, à un jour prêt.

Son dernier match à la maison remonte au 13 mai 2006, contre Le Mans.
On parle d’habitudes, de traditions et non pas de « superstitions ». Tout cela participe à sa « concentration », son « confort » selon ses propos sur OLWEB.fr. Un rituel classique, sans fioriture, minuté, canalisé. Toujours les mêmes gestes, les mêmes réflexes, à chaque évènement, chaque rencontre…
Souvent le premier sur le terrain pour ne pas dire toujours, il commence son entraînement en compagnie de Bats et Hartock, Vercoutre étant indisponible pour une légère élongation derrière la cuisse.

Une mise en jambes sur les frappes de « Jo » et Yohann ; envolée dans les airs et au sol ; relance à la main puis au pied ; travail d’appuis suivi d’étirements avant un instant magique et secret, entre lui et Joël. Allongé sur la pelouse, il fait le vide, attentif aux derniers mots, derniers conseils de son coach. Ni public, ni coéquipier, ni adversaire, seulement lui et son mentor pour quelques secondes d’évasion.
Un menu copieux en guise d’entraînement d’avant match avant qu’il ne s’éclipse le premier avec le kiné Abdel Redissi… comme d’habitude.

Le joueur le plus expérimenté de la Ligue 1 Orange attaque sa 385 ème rencontre en Ligue 1 en donnant de la voix. On l’entend depuis les tribunes conseiller son capitaine Claudio sur le pressing de Douchez derrière son dos (5’) et aiguiller ses coéquipiers sur les positions des attaquants adverses. Son premier ballon était la répétition des exercices effectués quelques temps auparavant sur les conseils de Jo. Son envolée dans les airs à l’encontre du cuir nous confirmait que Greg restait à l’affut tant que le chrono tournait (18’). 10 minutes plus tard, la frappe de Battles à 25 mètres du but ne l’inquiétait guère et finissait sa course dans les tribunes du Virage Sud.
Puis venaient les moments vides comblés par quelques pas de course le long de la cage alors que le ballon circule à l’autre bout du terrain. Greg était véritablement sollicité à la demi-heure de jeu sur le centre tir d’Ebondo sur lequel il s’allongeait par sureté et laissait filer le ballon hors de sa cage (31’). Le danger s’intensifiait sur le coup franc d’Elmander, bien accueilli par les bras de « Greg » (33’). Bien en jambes, il devenait décisif devant la frappe de Fabinho en repoussant le cuir des 2 poings (36’) et conservant ainsi sa cage inviolée lorsqu’il rejoignait les vestiaires.

En seconde période, sa sortie dans les pieds d’Emana déstabilisait le milieu de terrain adverse qui ne parvenait à trouver le cadre, gêné par le portier numéro 1 (50’). Ni Mansaré, ni Fabio ne trouvaient d’espace pour ouvrir la marque. Le premier butait sur Coupet et ne parvenait à lui voler la vedette sur des frappes trop excentrées (56’ et 70’) et le second comprenait que son adversaire était aussi à l’aise à l’horizontal qu’à la verticale lorsqu’il captait son lob au point de penalty (68’). Le TFC n’abdiquait pas et parvenait à reprendre un point avant de partir. Au bout du bout du temps additionnel, sur un travail d’Elmander, Fabinho égalisait au second poteau sur un bon décalage de son attaquant (90’+3).

Contrarié et certainement déçu au coup de sifflet de Mr Malige, « Greg » saluait les supporters, comme à l’accoutumé. Il récupérait le maillot rose de son ami « Bry » Bergougnoux, échangeait le sien avec Douchez et retrouvait Revault, gardien adverse, pour une tape amicale… Comme d’habitude !
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