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Grégory Coupet: " Cela me file des frissons"

Publié le 02 octobre 2004 à 11:11 par R.B

[IMG2869L]<b>Grégory Coupet</b> du Puy-en-Velay, <b>324</b> matches de Ligue 1,<b> 10 </b>sélections en équipe de France, <b>52</b> matches européens… est un mec à nul autre pareil. Ses matches, ses voyages, sa vie n'ont pas déformé sa passion, sa soif d'apprendre, son sourire, sa gentillesse, sa disponibilité… Il y a en lui une fraîcheur contagieuse qui vous émerveille. Alors ce Derby, il en salive d'avance...

Grégory Coupet du Puy-en-Velay, 324 matches de Ligue 1, 10 sélections en équipe de France, 52 matches européens… est un mec à nul autre pareil. Ses matches, ses voyages, sa vie n'ont pas déformé sa passion, sa soif d'apprendre, son sourire, sa gentillesse, sa disponibilité… Il y a en lui une fraîcheur contagieuse qui vous émerveille. Pas question pour autant de sourire benoîtement ! Quand il y a des choses à exprimer, « Greg » ne sait pas, ne veut pas, ne peut pas l'enfouir au fond de ses gants. La langue de bois, il ne connaît pas. Sa notion de partage public se conjugue avec vérité. Alors on vit avec lui ses plus grandes joies, ses déceptions, ses interrogations et ses coups de gueule. Que cela plaise ou non !



Tiens à quelques heures du Derby, il pourrait brosser un peu plus, dans le bon sens, le poil des uns par rapport aux autres. Impossible ! Formé à l'ASSE, ayant vécu de grands moments en Verts, tout en ayant apprécié la ville, il ne va pas se renier sous prétexte qu'il est aujourd'hui Lyonnais. Ce gars a de la mémoire ; il demande juste que l'on respecte son travail qu'il fait toujours avec le même amour. Ici ou ailleurs, ce Monsieur est avant tout un grand professionnel.



Greg à quoi penses-tu en premier lorsque l'on te parle du club stéphanois ?



« A la formation bien sûr ; puis à la célèbre épopée des Verts et aux 7 années de ma vie que j'ai passées au club, dans cette ville. Mais tout gamin, je ne suivais pas le club. A cette époque j'étais licencié au Puy et j'étais un supporter inconditionnel du COP dont l'équipe fanion jouait en 2ème division. Je ne regardais même pas les Verts à la télé ».



Un mot sur la ville de Saint-Etienne ?



« Elle est superbe. Franchement, j'ai bien aimé ; je me suis fait beaucoup d'amis ; j'ai vécu de belles années. Je me souviens que l'on avait un lieu de prédilection pour se retrouver : c'était le Café des Amis. On y allait notamment entre les cours ; on jouait au baby foot, on buvait des cafés, de l'orangina… et de temps en temps, il y avait quelques « degrés » dans les verres. C'était vraiment sympa ».



Le stade Geoffroy-Guichard ?



« Impressionnant. Au début, ce Chaudron il t'en impose. Il te fait peur. C'est une sacrée caisse de résonance. C'est le top. Les supporters sont très proches. Ils sont dans ton dos. Tu sens leur souffle. Cela te porte littéralement. Ce n'est pas facile à supporter quand tu n'as pas d'expérience ».



As-tu un souvenir particulier d'un Derby ?



« Il y en a un que je n'avais pas aimé : c'est quand Pascal Olmeta avait reçu une pince coupante sur le bras. Sinon, c'est l'ambiance qui me frappe. La beauté du stade avec toutes ces couleurs différentes. Et puis quand tu es Lyonnais et que tu vas à St-Etienne, le trajet a quelque chose d'exceptionnel. Tout au long de la route, tu vois la foule qui se dirige vers le Chaudron ; tu sens que tu rentres dans une région de football. Comme à chaque fois, dimanche, je vais me gaver d'images. Tu as l'impression que tu es le nombril du monde ; que le temps s'arrête. Cela me file des frissons ; c'est excitant, dynamisant. Moi dans le bus, je suis comme un fou ; je capte tout et je dis aux gars « regardez les mecs, regardez… profitez ». Après l'ambiance dans le stade, c'est un peu celle de Glasgow. C'est magique. Ces moments sont uniques. Il faut s'en imprégner. Le Foot m'a permis de voyager, de découvrir ; des pays, des stades, des ambiances, des gens. Sans lui, je ne serais jamais allé aux Iles féroé. Profitons, profitons... ».



As-tu un message avant ce match ?



« Que le spectacle soit beau sur la pelouse et dans les tribunes. Que les supportes évitent de faire des bêtises ; qu'ils ne brandissent pas de banderoles à la « con ». Il faut du respect. Cela doit être la fête du sport. Certes, ce Derby est important… mais à choisir, je préfère perdre et être une nouvelle fois Champion de France. Parce que des derbys, il y en aura d'autres, alors qu'un titre de champion tu ne peux pas en obtenir une centaine ! Mais dimanche, je ferais tout pour l'emporter. Aucun souci. »



Les Verts ont vraiment une place à part dans ton cœur ?



« Bien sûr. Tu ne peux pas oublier où tu as été formé. Vercoutre chantait encore les chants des supporters de la Paillade Montpellier ; Malouda ne renie pas Châteauroux… Moi, je suis entré dans la carrière en entrant aussi dans l'Histoire. Ce maillot, lorsque tu l'enfilais, tu en ressentais vraiment le poids du passé. Je peux te dire que lorsque tu arrivais au centre de formation de St-Etienne, peu de temps après les supporters te reconnaissaient, t'abordaient dans la rue, alors que tu n'étais rien. Je ne connais pas beaucoup de club où c'est pareil ».



« Greg », tel qu'en lui-même, qui juste avant ce bon moment d'échanges s'était livré avec Nicolas Puydebois a une sérieuse séance d'abdominaux. «C'est indispensable. C'est la base pour bosser sans souci, pour éviter les blessures. Sans une solide ceinture abdominale, tu ne peux rien faire. J'en fais quasiment tous les jours et cela brûle de moins en moins. C'est bon signe ! Et puis quand tu vas à la plage, tu sais que tu peux te mettre en maillot… »



R.B

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